To determine effects of soil fauna on greenhouse gas emissions, soil inoculated with different populations of nematodes and earthworms was incubated for 15 d. Soil with greater populations of nematodes and earthworms enhanced CO2 and N2O emissions. Cumulative emission fluxes of the two gases in the treatment of greater populations of nematodes and the treatment of greater populations of nematodes and earthworms were increased by 4.3 and 5.2 times for CO2, 1.8 and 2.7 times for N2O, respectively in comparison of the nematode-killed treatment. The emission fluxes of CO2 and N2O in soil treated with greater populations of nematodes were 19% for CO2 and 21% for N2O higher than those in soil treated with lower populations of nematodes. Meanwhile, the emission fluxes of the two gases in soil treated with greater populations of nematodes and earthworms were 12% for CO2 and 27% for N2O higher than those in soil treated with lower populations of nematodes and earthworms. The two gas fluxes were significantly correlated (R2 = 0.9414; p < 0.001). Cumulative emissions of CO2 and N2O from soil treated with different populations of nematodes were positively correlated with DOC (dissolved organic carbon) concentration measured at the start of gas sampling (p < 0.05).
Titre de l'article
Influence des nématodes et des vers de terre sur les émissions de gaz à effets de serre CO2 et N2O
Influence des nématodes et des vers de terre sur les émissions de gaz à effets de serre CO2 et N2O
Introduction à l'article
La contribution directe de la faune du sol dans la décomposition de la matière organique et la minéralisation des nutriments est faible comparée à celle des microorganismes. Cependant, la faune du sol, dont les nématodes et les vers de terre font partie, peut de part son activité modifier la densité, la diversité et la structure du microbiote du sol en exerçant notamment une pression de prédation (des nématodes se nourrissent de bactéries) et en modifiant des propriétés physico-chimiques du sol. Théoriquement, puisque les vers de terre et les nématodes peuvent affecter les communautés de microorganismes décomposeurs, ils sont considérés comme des facteurs pouvant affecter les émissions de CO2 et de N2O. Les auteurs se sont ainsi intéressés à évaluer l'impact des nématodes sur les émissions de gaz à effet de serre (GES) du sol ainsi que l'impact combiné de l'activité des nématodes et des vers de terre.
La contribution directe de la faune du sol dans la décomposition de la matière organique et la minéralisation des nutriments est faible comparée à celle des microorganismes. Cependant, la faune du sol, dont les nématodes et les vers de terre font partie, peut de part son activité modifier la densité, la diversité et la structure du microbiote du sol en exerçant notamment une pression de prédation (des nématodes se nourrissent de bactéries) et en modifiant des propriétés physico-chimiques du sol. Théoriquement, puisque les vers de terre et les nématodes peuvent affecter les communautés de microorganismes décomposeurs, ils sont considérés comme des facteurs pouvant affecter les émissions de CO2 et de N2O. Les auteurs se sont ainsi intéressés à évaluer l'impact des nématodes sur les émissions de gaz à effet de serre (GES) du sol ainsi que l'impact combiné de l'activité des nématodes et des vers de terre.
Expériences de l'article
Les expériences ont été réalisées en microcosme pour évaluer l'impact des nématodes et des vers de terre sur les émissions de GES CO2 et N2O. Un sol sableux alluvionnaire a été collecté. L'abondance en nématodes a été mesurée, et la macrofaune a été retirée. Un protocole permettant d'augmenter ou diminuer la quantité de nématodes dans le sol prélevé a été réalisé. Les vers de terre épigé Eisenia foetida ont été utilisés.
5 traitements ont été réalisés (80 g de terre dans chaque microcosme) :
Les expériences ont été réalisées en microcosme pour évaluer l'impact des nématodes et des vers de terre sur les émissions de GES CO2 et N2O. Un sol sableux alluvionnaire a été collecté. L'abondance en nématodes a été mesurée, et la macrofaune a été retirée. Un protocole permettant d'augmenter ou diminuer la quantité de nématodes dans le sol prélevé a été réalisé. Les vers de terre épigé Eisenia foetida ont été utilisés.
5 traitements ont été réalisés (80 g de terre dans chaque microcosme) :
Résultats de l'article
Les émissions de gaz à effets de serre sont plus importantes lorsque les populations de nématodes et de vers de terre sont plus grandes.
Les émissions de CO2 et de N2O sont respectivement 4,3 et 1,8 fois plus importantes dans le traitement avec une dense population de nématodes par rapport à celui sans nématodes.
Les émissions de CO2 et de N2O sont respectivement 5,2 et 2,7 fois plus importantes dans le traitement avec une dense population de nématodes + vers de terre.
Les émissions de CO2 et de N2O sont respectivement 19% et 21% plus importantes dans le traitement avec une dense population de nématodes comparé au traitement avec une faible population de nématodes.
Les émissions de CO2 et de N2O est respectivement 12% et 27% plus importantes dans le traitement avec une dense population de nématodes + vers de terre comparé au traitement avec une faible population de nématodes + vers de terres.
Une corrélation positive entre les émissions de CO2 et de N2O a été constatée.
Les émissions de gaz à effets de serre sont plus importantes lorsque les populations de nématodes et de vers de terre sont plus grandes.
Les émissions de CO2 et de N2O sont respectivement 4,3 et 1,8 fois plus importantes dans le traitement avec une dense population de nématodes par rapport à celui sans nématodes.
Les émissions de CO2 et de N2O sont respectivement 5,2 et 2,7 fois plus importantes dans le traitement avec une dense population de nématodes + vers de terre.
Les émissions de CO2 et de N2O sont respectivement 19% et 21% plus importantes dans le traitement avec une dense population de nématodes comparé au traitement avec une faible population de nématodes.
Les émissions de CO2 et de N2O est respectivement 12% et 27% plus importantes dans le traitement avec une dense population de nématodes + vers de terre comparé au traitement avec une faible population de nématodes + vers de terres.
Une corrélation positive entre les émissions de CO2 et de N2O a été constatée.
Rigueur de l'article
La méthode est bien expliquée et me semble rigoureuse.
Cependant, tout comme dans de nombreuses autres études et comme l'indiquent les auteurs eux-même dans la partie discussion de l'article, le système de microcosme utilisé est trop simple comparé à la réalité : les communautés réelles de faune du sol sont composées d'une plus importante diversité d'espèces et ont une structure plus complexe. Une seule espèce de vers de terre épigés a été étudiée et l'influence des vers de terre des catégories écologiques endogés et anéciques n'est pas considérée. De plus, il s'agit d'une étude à court terme et les expériences ont étaient réalisées sur un seul type de sol (sol alluvionnaire sableux). Pour ces raisons, les résultats sont à prendre avec précaution et il ne faut pas les généraliser. Les auteurs suggèrent de réaliser de nouvelles études dont des études de terrain à long terme pour mieux connaître le rôle des microorganismes et de la faune du sol dans les émissions de gaz à effets de serre.
La méthode est bien expliquée et me semble rigoureuse.
Cependant, tout comme dans de nombreuses autres études et comme l'indiquent les auteurs eux-même dans la partie discussion de l'article, le système de microcosme utilisé est trop simple comparé à la réalité : les communautés réelles de faune du sol sont composées d'une plus importante diversité d'espèces et ont une structure plus complexe. Une seule espèce de vers de terre épigés a été étudiée et l'influence des vers de terre des catégories écologiques endogés et anéciques n'est pas considérée. De plus, il s'agit d'une étude à court terme et les expériences ont étaient réalisées sur un seul type de sol (sol alluvionnaire sableux). Pour ces raisons, les résultats sont à prendre avec précaution et il ne faut pas les généraliser. Les auteurs suggèrent de réaliser de nouvelles études dont des études de terrain à long terme pour mieux connaître le rôle des microorganismes et de la faune du sol dans les émissions de gaz à effets de serre.
Ce que cet article apporte au débat
Cet article soutient que l'activité des nématodes et l'effet combiné des nématodes et des vers de terre font augmenter les émissions de gaz à effets de serre du sol CO2 et N2O.
Cet article soutient que l'activité des nématodes et l'effet combiné des nématodes et des vers de terre font augmenter les émissions de gaz à effets de serre du sol CO2 et N2O.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.