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Titre de la review

La reproduction asexuée chez les ostracodes non marins

Résumé de la review

Chez les ostracodes, il existe de nombreuses origines indépendantes de la reproduction sexuée au sein de deux lignées: Cypridoidea et Cytheroidea et d'une autre lignée d'un "ancien asexuel": Darwinuloidea. Ces lignées ont adopté différentes stratégies de reproduction. Beaucoup de questions sont posées pour lesquelles les études génétiques des ostracodes peuvent apporter une réponse : Pourquoi certaines lignées asexuelles sont plus fréquentes que d'autres? Combien de temps une lignée asexuée peut persister ? Sont-ils de véritable ancien asexuel ? comment persistent-ils ?
La reproduction asexuée est connue seulement chez les Ostracodes non marin. Un test à l'allozyme électrophorèse a permi de voir si les lignées asexuelles ont présenté une fois la présence d'un mâle. Ce test a permis de confirmer le mode de reproduction apomictique (reproduction sans fécondation ni méiose) et la présence de clone dans les populations. Les données d'allozymes ont montré que les Ostracodes possèdent plusieurs chromosomes sexuels et une polyploïdie forte chez les asexués et non chez les sexués, il existe une variabilité dans le nombre de chromosomes chez ces espèces asexuées. Il existe une grande diversité de clones parmi les espèces asexuées, certaines espèces comme Heterocypris incongruens possèdent beaucoup de clones alors que d'en autres espèces comme _Darwinula stevensoni _ il existe peu de clones. Ces clones peuvent être expliquer par une grande accumulation de mutations à partir d'une seule origine et ils expliqueraient une longue histoire de vie asexuelle. L'origine de ces clones témoignent que les Ostracodes auraient acquis l'asexualité à différent moment de l'évolution. Ces clones seraient issu d'hybridation entre espèces asexuelles et sexuelles. Cela permet de montrer que les lignées asexuelles peuvent être issu d'un ancêtre sexué. Les clones ont tendances à coexister entre eux et leur divergence aurait été permise grâce à la différenciation écologique. Et donc cela peut refléter la capacité à coloniser divers environnement. Ces clones perdurent dans le temps grâce à de multiples origines de lignées apomictiques d'espèces sexuelles divergentes maintenant disparues. Après analyse de diverses lignées d'Ostracodes, il existerait des formes de recombinaisons qui persistent dans les lignées asexuées. La polyploïdie des individus peut favoriser la recombinaison somatique des espèces asexuées.

Rigueur de la review

La longévité des ces lignées asexuelles sont mal connues, seulement quelques hypothèse à la possible raison de cette longévité sont exprimées dans cette review. Les auteurs évoquent seulement un âge des premières lignées asexuelles d'Ostracodes.

Ce que cette review apporte au débat

Pourquoi l'asexualité est-elle si répandue dans les ostracodes non marins ? est une des questions à laquelle les auteurs n'ont pas pu répondre, il est peu probable que cela correspondent seulement à une réponse aux conditions environnementales. Ils auraient des caractéristiques génétiques pour effectuer une transition entre reproduction sexuée à asexuée. Trois explications pour suggérer la contribution à des générations de clones d'ostracodes asexués : 1) des lignées assez ancienne pour accumuler de la variabilité, 2) plusieurs origines de lignées asexuelles et 3) l'hybridation avec des congénères introduirait une variabilité génique. Tous ceci est maintenue par la différenciation écologique. L'étude sur l'âge des lignées montrent qu'elles sont très persistantes, les stades résistants à la dessiccation permettent une recolonisation du milieu très rapidement.

Remarques sur la review

Les auteurs posent les questions qui sont intéressantes sur les lignées asexuelles de ces Ostracodes mais très peu de questions ont eu une réponse, comme Sont ils de véritable ancien asexuels ? ou comment parviennent-ils à défier le modèle de la Reine Rouge ou le cliquet de Müller ? ou encore Pourquoi certains taxons donnent-ils lieu à des lignées asexuelles plus fréquentes que d'autres?

Figure
Légende :

Figure représentant les valves et les carapaces de 3 superfamilles : Limnocythere (a,b), Darwinula (c,d) et Heterocypris (e,g) : a) carapace, vue dorsale b) valve gauche, vue extérieure, c) carapace: vue latérale gauche d) carapace, vue dorsale e) carapace, vue dorsale, f) valve droite, vue interne et g) valve gauche, vue interne

Publiée il y a plus de 6 ans par M. Longuet.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.
Review : La reproduction asexuelle chez les ostracodes non marins