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Titre de la review

Les communautés végétales plus diverses sont-elle plus résistantes aux invasions ?

Résumé de la review

Des études de biologie des invasions ont conduit à l'hypothèse qu'une diversité élevée des communautés augmente leur résistance aux invasions. Les données d'observation ou expérimentales montrent une relation positive ou négative entre diversité et invasibilité des communautés végétales. Les études sur les invasions biologiques suggèrent plusieurs autres mécanismes les favorisant : les perturbations, la disponibilité de niches écologiques et les interactions avec les autres niveaux trophiques. Le rôle de la diversité biologique peut se décomposer en deux aspects : est-ce la richesse spécifique per se et/ou la diversité des groupes fonctionnels qui permet de résister aux invasions ? Une étude réalisée dans des friches de la région de Montpellier a permis d'avoir une vue générale du phénomène d'invasion et de sa complexité dans la région. Les résultats ont montré qu'il était difficile de mettre en évidence des patrons clairs d'invasion et de tester les mécanismes mis en jeu. Pour cette raison, deux expériences en conditions semi-contrôlées ont été réalisées. Des communautés annuelles ont été semées, présentant différents niveaux de diversité : variation de la richesse spécifique, de la richesse fonctionnelle et de la composition fonctionnelle. À l'intérieur de ces communautés, on été suivis les paramètres démographiques et végétatifs de deux espèces exotiques congénériques, Conyza canadensis et C. bonariensis, introduites au stade plantule. Des mesures des paramètres du fonctionnement des communautés ont été réalisées simultanément. Les résultats montrent que la composition fonctionnelle de la communauté est plus importante que la richesse per se. De plus, ces résultats ont permis d'approcher les mécanismes impliqués dans la résistance des communautés végétales aux invasions.

Rigueur de la review

Après une vérification minutieuse, aucun doute n'a été soulevé concernant la validité de cette article. Au contraire, cela a permis de conforter sa pertinence dans cette controverse.

Ce que cette review apporte au débat

Les expériences présentées ont permis d'émettre l'hypothèse selon laquelle la diversité fonctionnelle joue un rôle plus important que la diversité spécifique dans la résistance des communautés aux invasions. Contrairement à la diversité spécifique accumulant de la redondance fonctionnelle, une augmentation de la diversité fonctionnelle au sein de la communauté apporterait une utilisation plus complète des ressources (eau, lumière, nutriments, espace au sol). De plus cela entraînerait une pression de compétition plus élevée et donc une diminution des opportunités d'installation d'espèces extérieures à la communauté.
La composition de la communauté est essentielle à la stabilité d'un écosystème contrairement à sa richesse spécifique. Bien que cette étude ait été effectuée sur les communautés végétales, cette hypothèse est généralisable aux différents processus du fonctionnement des écosystèmes.

Remarques sur la review

La Revue d'Ecologie (La Terre et La Vie), est un journal scientifique renommé a vocation internationale édité par la Société Nationale de Protection de la Nature et d'Acclimatation de France (SNPN). L'analyse de cette revue semble fiable au vu du journal dans lequel elle a été publié, et est essentielle dans la compréhension de cette controverse. Elle soutient la richesse fonctionnelle et son importance dans le maintien des écosystèmes.

Publiée il y a plus de 8 ans par L. Clavareau et collaborateurs..
Dernière modification il y a plus de 8 ans.
Review : Les communautés végétales plus diverses sont-elles plus résistantes aux invasions ?
  • 2
  • Auteurs
    PRIEUR-RICHARD, Anne-Hélène; LAVOREL, Sandra
  • Année de publication
    2000
  • Journal
    La terre et la vie
  • Abstract (dans sa langue originale)

    Des études de biologie des invasions ont conduit à l'hypothèse qu'une diversité élevée des communautés augmente leur résistance aux invasions. Les données d'observation ou expérimentales montrent une relation positive ou négative entre diversité et invasibilité des communautés végétales. Les études sur les invasions biologiques suggèrent plusieurs autres mécanismes les favorisant : les perturbations, la disponibilité de niches écologiques et les interactions avec les autres niveaux trophiques. Le rôle de la diversité biologique peut se décomposer en deux aspects : est-ce la richesse spécifique per se et/ou la diversité des groupes fonctionnels qui permet de résister aux invasions ? Une étude réalisée dans des friches de la région de Montpellier nous a permis d'avoir une vue générale du phénomène d'invasion et de sa complexité dans la région. Les résultats ont montré qu'il était difficile de mettre en évidence des patrons clairs d'invasion et de tester les mécanismes mis en jeu. Pour cette raison, deux expériences en conditions semi-contrôlées ont été réalisées. Nous avons semé des communautés annuelles présentant différents niveaux de diversité : variation de la richesse spécifique, de la richesse fonctionnelle et de la composition fonctionnelle. Ces communautés présentaient différentes diversités spécifiques et fonctionnelles. À l'intérieur de ces communautés, nous avons suivi les paramètres démographiques et végétatifs de deux espèces exotiques congénériques, Conyza canadensis et C. bonariensis introduites au stade plantule. Des mesures des paramètres du fonctionnement des communautés ont été réalisées simultanément. Les résultats montrent que la composition fonctionnelle de la communauté est plus importante que la richesse per se. De plus, ces résultats nous ont permis d' approcher les mécanismes impliqués dans la résistance des communautés végétales aux invasions

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