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Titre de l'article

Les mares et amphibiens de la vallée du Calavon et du pays d’Apt: étude et premières mesures de gestion conservatoire

Introduction à l'article

Les mares, véritables réservoirs de biodiversité, sont des milieux très intéressants pour comprendre les dynamiques de la biodiversité dans un cadre de gestion conservatoire. En particulier, elles accueillent de nombreux amphibiens dont beaucoup ont un statut de conservation défavorable. En particulier, dans le site étudié, on retrouve le Pélobate Cultripède, une espèce emblématique pour le territoire. Tous ces amphibiens sont principalement menacés par la destruction de leurs lieux de reproduction mais également par l’introduction d’espèces exotiques et l’utilisation de produits phytosanitaires. Il y a donc un réel enjeu de protection de cette faune dans ces territoires menant à une gestion des ces milieux.

Expériences de l'article

L’étude s’organise principalement sur la recherche et la quantification de cette faune spécifique. Pour cela, des naturalistes réalisent des observations nocturnes pour entendre ou voir des adultes en fin d’hiver et début de printemps. Le maximum d’informations est relevé comme l’espèce, le sexe, la position GPS et bien d’autres. De plus, des recherches diurnes sont faites pour observer les pontes des amphibiens. Un travail plus spécifique de type « capture-marquage-recapture » est réalisé également pour avoir une estimation plus précise de la taille de la population étudiée et de son évolution. Enfin des données typologiques sont mesurées pour comprendre les types de milieux fréquentés par ces amphibiens.

Résultats de l'article

Huit espèces d’amphibiens ont été répertoriées sur le site (la grenouille rieuse, le crapaud commun, le crapaud calamite, la rainette méridionale, le pélodyte ponctué, le pélobate cultripède, l’alyte accoucheur et la salamandre tacheté). L’observation de ces espèces est en corrélation avec les données physico-chimiques et typologiques du terrain. Seul le triton palmé qui aurait pu être présent n’a pas été confirmé. De plus, il a été remarqué que les données anciennes étant rares et donc une comparaison diachronique ou une étude de l’évolution des populations de ces amphibiens est très difficile.
Les mares où sont recensées ces espèces sont presque toutes d’origine anthropique. Il est intéressant de souligner que ce sont les points d’eau les plus anciens avec une faible superficie qui contiennent le plus d’amphibiens.

Ce que cet article apporte au débat

Un résultat intéressant est que certaines mares restaurées ou creusées attirent des espèces d’amphibiens. En effet, dans un système de gestion conservatoire avec intervention humaine, il est possible de maintenir la diversité d’espèces cibles considérées comme bénéfiques. Ici, d’après les méthodes d’inventaires faunistiques, cette gestion permet de maintenir la population d’amphibiens dans ce milieu.

Publiée il y a plus de 5 ans par A. Goulpeau.
Dernière modification il y a plus de 5 ans.
Article : Les mares et amphibiens de la vallée du Calavon et du pays d’Apt: étude et premières mesures de gestion conservatoire
  • 1 1
  • Auteurs
    David TATIN
  • Année de publication
    2010
  • Journal
    Courrier du Parc Naturel Régional du Lubéron
  • Abstract (dans sa langue originale)

    Les mares constituent des biotopes originaux au sein des grandes zones calcaires xériques du Luberon. Elles abritent
    une biodiversité importante et souvent méconnue. Ainsi, le cortège d’amphibiens est riche de 8 espèces, dont une espèce particulièrement rare en France, le Pélobate cultripède (Pelobates cultripes).
    Des données sont récoltées sur ces espèces depuis plusieurs années sur le territoire du Parc naturel régional du
    Luberon, mais l’effort d’échantillonnage s’est intensifié à partir de 2002.
    De 2004 à 2007, des prospections sur les mares et les amphibiens ont été menées par le Conservatoire-études des
    écosystèmes de Provence, dans l’objectif d’établir une typologie des mares, et de mettre en place les premières mesures
    de conservation de ces écosystèmes.
    De ces différentes études, il ressort notamment que les mares présentant la plus grande biodiversité en amphibiens
    sont de faible profondeur et de faible superficie, et que les secteurs les mieux pourvus en mare et en amphibiens sont
    ceux du bassin du Calavon en aval d’Apt et les secteurs d’ocres ou présentant un substrat meuble.
    Les premières mesures de conservation et de sensibilisation ont été menées conjointement par le CEEP, le Parc naturel régional du Luberon et le Syndicat intercommunal de rivière du Calavon-Coulon. Le premier résultat important observé est la colonisation (ou recolonisation) par le Pélobate cultripède d’une mare restaurée

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    La gestion conservatoire des milieux : un acte contre-nature face aux changements globaux ?
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