The activity of wildlife viewing rests on an underlying contradiction. Wild animals are generally
human-averse; they avoid humans and respond to human encounters by fleeing and retreating
to cover. One would therefore expect human viewing of wild animals to be at best unpredictable,
intermittent, and fleeting. Yet in recent decades, wildlife viewing has become a major recreational
activity for millions of people around the world and has emerged as a thriving commercial
industry. How can these two things—widespread wildlife intolerance of humans and
large-scale human observation of wildlife—be squared? Thee answer is that wild animals are only
viewed on this scale because they have been made viewable through human intervention. This
article examines two kinds of intervention—habituation and attraction—that change wildlife
behavior toward humans and render hitherto elusive animals susceptible to regular, proximate,
and protracted human viewing.
Titre de la review
Rendre la faune sauvage touristique : habituation et attraction
Rendre la faune sauvage touristique : habituation et attraction
Résumé de la review
L'écotourisme soulève un paradoxe important : pour sa réussite, la faune sauvage doit pouvoir être aperçue par des touristes, dont la plupart cherchent la rencontre entre eux et la biodiversité. Mais dans le même temps, l'homme est perçu comme un prédateur par la plupart des animaux, ce qui renforce les comportements de vigilance et de fuite chez les espèces. Ainsi, comment l'écotourisme peut rendre la biodiversité visible aux yeux de tous, en s'approchant au maximum d'elle ?
Il existe deux moyens : l'habituation ou/et l'attraction. Le premier consiste à habituer la biodiversité à la présence humaine, à diminuer la vigilance de la faune sauvage envers les touristes. Le deuxième consiste à attirer la biodiversité vers les touristes, le plus souvent par un dépôt de nourriture à un endroit précis. Ces deux aspects ont des échelles temporelles différentes : si l'habituation se déroule sur le long terme (la diminution de la vigilance chez les espèces animale est lente à évoluer), l'attraction est quasi-immédiate, et ainsi souvent choisie pour attirer la biodiversité et la rendre visible aux touristes.
Ces deux aspects ont chacun des côtés négatifs propres : l'habituation entraîne des changements de vigilance de la faune sauvage envers les humains. Si les touristes ne constituent pas un danger en soi pour la faune sauvage, ces animaux peuvent être moins vigilants envers les chasseurs, les braconniers ce qui peut constituer un danger pour leur viabilité. L'attraction à l'inverse ne réduit pas la vigilance envers les humains mais augmente les interactions homme-animaux : cette forte proximité associée à une vigilance accrue peut entraîner des conflits, des agressions homme-animaux. De plus, l'apport de nourriture humaine peut changer les comportements, les mouvements de la faune sauvage, qui peut allouer moins de temps à d'autres activités (repos, soins maternels), ou entraîner différents patrons de mouvements qui peuvent avoir un impact sur leur survie.
L'écotourisme soulève un paradoxe important : pour sa réussite, la faune sauvage doit pouvoir être aperçue par des touristes, dont la plupart cherchent la rencontre entre eux et la biodiversité. Mais dans le même temps, l'homme est perçu comme un prédateur par la plupart des animaux, ce qui renforce les comportements de vigilance et de fuite chez les espèces. Ainsi, comment l'écotourisme peut rendre la biodiversité visible aux yeux de tous, en s'approchant au maximum d'elle ?
Il existe deux moyens : l'habituation ou/et l'attraction. Le premier consiste à habituer la biodiversité à la présence humaine, à diminuer la vigilance de la faune sauvage envers les touristes. Le deuxième consiste à attirer la biodiversité vers les touristes, le plus souvent par un dépôt de nourriture à un endroit précis. Ces deux aspects ont des échelles temporelles différentes : si l'habituation se déroule sur le long terme (la diminution de la vigilance chez les espèces animale est lente à évoluer), l'attraction est quasi-immédiate, et ainsi souvent choisie pour attirer la biodiversité et la rendre visible aux touristes.
Ces deux aspects ont chacun des côtés négatifs propres : l'habituation entraîne des changements de vigilance de la faune sauvage envers les humains. Si les touristes ne constituent pas un danger en soi pour la faune sauvage, ces animaux peuvent être moins vigilants envers les chasseurs, les braconniers ce qui peut constituer un danger pour leur viabilité. L'attraction à l'inverse ne réduit pas la vigilance envers les humains mais augmente les interactions homme-animaux : cette forte proximité associée à une vigilance accrue peut entraîner des conflits, des agressions homme-animaux. De plus, l'apport de nourriture humaine peut changer les comportements, les mouvements de la faune sauvage, qui peut allouer moins de temps à d'autres activités (repos, soins maternels), ou entraîner différents patrons de mouvements qui peuvent avoir un impact sur leur survie.
Rigueur de la review
Cette review reste très en surface des problématiques qu'elle soulèvent, citent peu d'exemples et peu d'articles. Toutefois, elle constitue une bonne review pour définir le cadre des ces problématiques.
Cette review reste très en surface des problématiques qu'elle soulèvent, citent peu d'exemples et peu d'articles. Toutefois, elle constitue une bonne review pour définir le cadre des ces problématiques.
Ce que cette review apporte au débat
Cette review remet en question l'affirmation selon laquelle, l'écotourisme, contrairement à la chasse, ne constitue pas un danger à la biodiversité. En effet, la chasse "consomme" de la biodiversité : une fois tué, un animal ne peut pas être chassé de nouveau, alors que dans le cadre de l'écotourisme, un individu "observé" pourra être observé de nouveau ; il n'y a pas de perte propre de biodiversité.
Cette article remet en cause ceci, en introduisant une éventuelle "consommation oculaire", et ceci à travers deux mécanismes : l'habituation et l'attraction. Ces deux mécanismes entraînent des changements comportementaux qui peuvent menacer ces populations. Ainsi, l'observation de la biodiversité entraînerait une consommation de cette dernière.
La review incite l'écotourisme à être conscient de ces problèmes, et notamment de changer la façon de faire de l'écotourisme : diminution du nombre de touristes ou favoriser une attitude consistant à se cacher de la biodiversité.
Cette review remet en question l'affirmation selon laquelle, l'écotourisme, contrairement à la chasse, ne constitue pas un danger à la biodiversité. En effet, la chasse "consomme" de la biodiversité : une fois tué, un animal ne peut pas être chassé de nouveau, alors que dans le cadre de l'écotourisme, un individu "observé" pourra être observé de nouveau ; il n'y a pas de perte propre de biodiversité.
Cette article remet en cause ceci, en introduisant une éventuelle "consommation oculaire", et ceci à travers deux mécanismes : l'habituation et l'attraction. Ces deux mécanismes entraînent des changements comportementaux qui peuvent menacer ces populations. Ainsi, l'observation de la biodiversité entraînerait une consommation de cette dernière.
La review incite l'écotourisme à être conscient de ces problèmes, et notamment de changer la façon de faire de l'écotourisme : diminution du nombre de touristes ou favoriser une attitude consistant à se cacher de la biodiversité.
Dernière modification il y a plus de 8 ans.