There are many technological challenges related to the ability to resuscitate extinct species. These species may have been extinct for a very long time or, on the contrary, are now threatened or extinct for a short time. Various environmental and anthropogenic factors would have caused these species extinction phenomena and consequently, would be at the origin of the important decrease of the biodiversity. The main objective is to restore interactions between extinct species following extinction and to revitalize existing ecosystems. For this, many technologies involving genomic engineering can be used. Indeed, it constitutes a set of tools and techniques of molecular biology allowing the study of the modifications of the genomes. Cloning by nuclear transfer followed by cell reprogramming allowed resrrection of recently extinct species. Sequencing, assembly and comparison of genomes would be applicable to revive extinct species such as mammoths. First, it was found that the number of modifications needed to transform the genome of the Asian elephant into a mammoth genome would be high and estimated at 1.5 million nucleotide differences between these two species. In addition, this number could be minimized and reduced by focusing on genes of phenotypic interest (blood hemoglobin, ear size, subcutaneous fat, hair). Secondly, although nuclear transfer has not yet been achieved between the mammoth and the Asian elephant, it has been shown this elephant would be a physically and genetically appropriate maternal host.
Even if genomic genius would lead to the "de-extinction", the resurrection of extinct traits or the probable birth of a species, a liberation stage in the nature of the newly created species will be necessary. As a result, the species will have to adapt to the social groups present, its habitat, nutrient resources and microbiomes. Although this is an important technological advance, the role of these species in ecosystems could be modified by their adaptability and / or survival, which requires a thorough knowledge of their needs. Nevertheless, genomic engineering seems to be an important new tool for biodiversity conservation for species undergoing extinction.
Titre de la review
Mammouth 2.0 : le génie génomique ressuscitera-t-il des espèces éteintes ?
Mammouth 2.0 : le génie génomique ressuscitera-t-il des espèces éteintes ?
Résumé de la review
Il existe de nombreux défis technologiques liés à la capacité de ressusciter des espèces éteintes. Ces espèces peuvent avoir disparues depuis très longtemps ou au contraire, sont actuellement menacées ou se sont éteintes depuis peu de temps. Divers facteurs environnementaux et anthropiques auraient causé ces phénomènes d’extinction d’espèces et par conséquent, seraient à l’origine de l’importante diminution de la biodiversité. L'objectif est de rétablir les interactions entre les espèces disparues à la suite de l'extinction et de revitaliser les écosystèmes existants. Pour cela, de nombreuses technologies impliquant le génie génomique pourraient être utilisées. En effet, il constitue un ensemble d’outils et de techniques de biologie moléculaire permettant l’étude des modifications des génomes. Le clonage par transfert nucléaire suivi d’une reprogrammation cellulaire permettrait de ressusciter des espèces récemment éteintes. Le séquençage, l’assemblage et la comparaison des génomes, quant-à eux, seraient applicables pour faire revivre des espèces éteintes depuis longtemps, tel que le mammouth. Premièrement, il a été découvert que le nombre de modifications nécessaires pour transformer le génome de l’éléphant d’Asie en génome de mammouth serait élevé et estimé à environ 1,5 millions de différences nucléotidiques entre ces deux espèces. Par ailleurs, ce nombre pourrait être minimisé et réduit en se concentrant sur les gènes présentant un intérêt phénotypique (hémoglobine sanguine, taille des oreilles, graisse sous-cutanée, poils). Deuxièmement, bien que le transfert nucléaire n’ait pas encore été réalisé entre le mammouth et l’éléphant d’Asie, il a été démontré que ce dernier constituerait un hôte maternel physiquement et génétiquement approprié.
Même si le génie génomique aboutirait à la « dé-extinction », à la résurrection de traits éteints voire à la naissance probable d’une espèce, une étape de libération dans la nature de l’espèce nouvellement créée serait nécessaire. Par conséquent, l’espèce devrait s‘adapter aux groupes sociaux en présence, à son habitat, aux ressources nutritives et aux microbiomes. Bien qu’il s’agisse d’une avancée technologique importante, le rôle de ces espèces dans les écosystèmes pourrait être modifié par leur capacité d’adaptation et/ou leur survie, ce qui nécessite une connaissance approfondie de leurs besoins en matière de bien-être. Néanmoins, le génie génomique semblerait être un nouvel outil important pour la conservation de la biodiversité pour les espèces en cours d’extinction.
Il existe de nombreux défis technologiques liés à la capacité de ressusciter des espèces éteintes. Ces espèces peuvent avoir disparues depuis très longtemps ou au contraire, sont actuellement menacées ou se sont éteintes depuis peu de temps. Divers facteurs environnementaux et anthropiques auraient causé ces phénomènes d’extinction d’espèces et par conséquent, seraient à l’origine de l’importante diminution de la biodiversité. L'objectif est de rétablir les interactions entre les espèces disparues à la suite de l'extinction et de revitaliser les écosystèmes existants. Pour cela, de nombreuses technologies impliquant le génie génomique pourraient être utilisées. En effet, il constitue un ensemble d’outils et de techniques de biologie moléculaire permettant l’étude des modifications des génomes. Le clonage par transfert nucléaire suivi d’une reprogrammation cellulaire permettrait de ressusciter des espèces récemment éteintes. Le séquençage, l’assemblage et la comparaison des génomes, quant-à eux, seraient applicables pour faire revivre des espèces éteintes depuis longtemps, tel que le mammouth. Premièrement, il a été découvert que le nombre de modifications nécessaires pour transformer le génome de l’éléphant d’Asie en génome de mammouth serait élevé et estimé à environ 1,5 millions de différences nucléotidiques entre ces deux espèces. Par ailleurs, ce nombre pourrait être minimisé et réduit en se concentrant sur les gènes présentant un intérêt phénotypique (hémoglobine sanguine, taille des oreilles, graisse sous-cutanée, poils). Deuxièmement, bien que le transfert nucléaire n’ait pas encore été réalisé entre le mammouth et l’éléphant d’Asie, il a été démontré que ce dernier constituerait un hôte maternel physiquement et génétiquement approprié.
Même si le génie génomique aboutirait à la « dé-extinction », à la résurrection de traits éteints voire à la naissance probable d’une espèce, une étape de libération dans la nature de l’espèce nouvellement créée serait nécessaire. Par conséquent, l’espèce devrait s‘adapter aux groupes sociaux en présence, à son habitat, aux ressources nutritives et aux microbiomes. Bien qu’il s’agisse d’une avancée technologique importante, le rôle de ces espèces dans les écosystèmes pourrait être modifié par leur capacité d’adaptation et/ou leur survie, ce qui nécessite une connaissance approfondie de leurs besoins en matière de bien-être. Néanmoins, le génie génomique semblerait être un nouvel outil important pour la conservation de la biodiversité pour les espèces en cours d’extinction.
Rigueur de la review
Le titre est clair et pertinent. Le résumé est un peu trop concis et pas assez instructif. L'introduction énonce correctement le contexte et les objectifs à court et à long terme. La publication s’appuie sur des références bibliographiques basées sur des fais concrets. Les conclusions émises sont plutôt bien réfléchies et argumentées.
Remarque : bien que le clonage d’espèces disparues depuis longtemps n’a toujours pas abouti, les scientifiques ont fait de nombreuses expériences permettant l’avancé des recherches. De plus, ils sont conscients des limites technologiques et des craintes liées à la résurrection d’espèces disparues concernant leur capacité d’adaptation et/ou de survie.
Le titre est clair et pertinent. Le résumé est un peu trop concis et pas assez instructif. L'introduction énonce correctement le contexte et les objectifs à court et à long terme. La publication s’appuie sur des références bibliographiques basées sur des fais concrets. Les conclusions émises sont plutôt bien réfléchies et argumentées.
Remarque : bien que le clonage d’espèces disparues depuis longtemps n’a toujours pas abouti, les scientifiques ont fait de nombreuses expériences permettant l’avancé des recherches. De plus, ils sont conscients des limites technologiques et des craintes liées à la résurrection d’espèces disparues concernant leur capacité d’adaptation et/ou de survie.
Ce que cette review apporte au débat
Pour ressusciter des espèces disparues, il est nécessaire d'avoir des tissus vivants collectés et préservés contenant de l’ADN en bon état.
Cet article soulève des interrogations comme : quels est le lien entre génotype et phénotype pour des organismes non modèles ? Que se passe-t-il après la résurrection d’un génome éteint ? Comment faire s'il existe une incompatibilité entre l’embryon en développement et la « mère porteuse » de l’espèce vivante la plus proche de celle disparue ? Quels sont les besoins (nutrition, habitat, microbiome) et facteurs pouvant affecter l’espèce nouvellement créée ?
Des solutions sont énoncées, comme la mise en place de l’ingénierie de lignée germinale ou l'utilisation d’utérus artificiel pour la gestation d’embryon incompatible.
L'article amène des perspectives intéressantes : la réintroduction de la diversité génétique perdue, le rétablissement des interactions bénéfiques pour les écosystèmes et la conservation des espèces qui luttent pour survivre.
Pour ressusciter des espèces disparues, il est nécessaire d'avoir des tissus vivants collectés et préservés contenant de l’ADN en bon état.
Cet article soulève des interrogations comme : quels est le lien entre génotype et phénotype pour des organismes non modèles ? Que se passe-t-il après la résurrection d’un génome éteint ? Comment faire s'il existe une incompatibilité entre l’embryon en développement et la « mère porteuse » de l’espèce vivante la plus proche de celle disparue ? Quels sont les besoins (nutrition, habitat, microbiome) et facteurs pouvant affecter l’espèce nouvellement créée ?
Des solutions sont énoncées, comme la mise en place de l’ingénierie de lignée germinale ou l'utilisation d’utérus artificiel pour la gestation d’embryon incompatible.
L'article amène des perspectives intéressantes : la réintroduction de la diversité génétique perdue, le rétablissement des interactions bénéfiques pour les écosystèmes et la conservation des espèces qui luttent pour survivre.
Remarques sur la review
Beth Alison Shapiro (née en 1976) est une américaine, biologiste moléculaire et évolutive. Elle est professeure au département d'écologie et de biologie évolutive de l'Université de Californie à Santa Cruz. Ses travaux portent sur l'analyse de l'ADN ancien et a notamment publié un livre à ce sujet : "How to clone a Mammoth : The Science of De-extinction". Elle a également publié plusieurs articles dans des journaux scientifiques tels que Nature ou Science et elle a reçu de nombreux honneurs et récompenses au cours de sa carrière.
Beth Alison Shapiro (née en 1976) est une américaine, biologiste moléculaire et évolutive. Elle est professeure au département d'écologie et de biologie évolutive de l'Université de Californie à Santa Cruz. Ses travaux portent sur l'analyse de l'ADN ancien et a notamment publié un livre à ce sujet : "How to clone a Mammoth : The Science of De-extinction". Elle a également publié plusieurs articles dans des journaux scientifiques tels que Nature ou Science et elle a reçu de nombreux honneurs et récompenses au cours de sa carrière.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.