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Titre de l'article

Des preuves au niveau de la mandibule soutiennent l'hypothèse qu'Homo floresiensis est bien une espèce distincte

Introduction à l'article

En réponse à Henneberg et al (2014)[1], les auteurs du présent article montrent que différentes preuves provenant de la mandibule ne soutiennent pas l'hypothèse selon laquelle les traits de LB1 seraient des conséquences d'un syndrome de Down. En effet, les deux mandibules découvertes à Liang Bua (LB1 et LB6) ne présentent pas de menton, or la présence de ce dernier est signe caractéristique d'Homo sapiens, ainsi les restes découverts ne peuvent être attribués à ce dernier. Henneberg et al rejettent cet argument en postulant que le menton est souvent absent chez les Australo-Mélanésiens actuels. Cependant, cette affirmation est basée sur deux études dont une est en réalité un abstract de conférence et la seconde a été très critiquée. Ils s'appuient également sur une mandibule de Roonka, en Australie. Cependant un CT-scan (Série de radiographies) met en évidence la présence d'un menton chez ce spécimen.

Expériences de l'article

Uniquement des observations.

Résultats de l'article
  1. Renforcement interne de la symphyse mandibulaire chez LB1 mais également chez LB6, mais absente chez H. sapiens
  2. Large sulcus (sillon ; dépression allongée) extra-molaire, un trait trouvé chez les premiers hominidés mais absente chez H. sapiens
  3. La morphologie racinaire des dents diffère de celle de H. sapiens

Ainsi la trisomie ne permet pas d'expliquer ces traits chez LB1 et LB6. De plus, la "normalité" du spécimen LB6 n'est pas remise en question. Ainsi la seule interprétation raisonnable est que ces traits soient normaux dans la population d'où proviennent ces individus. Et ainsi ces traits sont partagés avec les premiers hominidés et non avec H. sapiens, ce qui réfute l'hypothèse de Henneberg et al

Rigueur de l'article

Cet article très court, ne pointe que 3 éléments du spécimen, situés sur la mandibule. Aucun des autres points avancés par Henneberg et al n'est discuté, ni même cité.

Ce que cet article apporte au débat

Cela permet la mise en évidence que selon la partie du corps à laquelle s'intéresse les paléoanthropologues, les résultats peuvent être différents et même contradictoires. De plus, cette lettre met également en avant que les controverses sur les spécimens étudiés en paléoanthropologie semblent parfois être basées sur des arguments verbaux (aucun résultat quantitatif ici) et non pas scientifiquement justifiés.

Remarques sur l'article

Cet article n'est en fait qu'une "lettre", semblant être avant tout une réponse aux publications de Henneberg et al (2014) et Eckhardt et al (2014).

Publiée il y a plus de 10 ans par M.Dubart.
Dernière modification il y a plus de 10 ans.
Article : Mandibular evidence supports Homo floresiensis as a distinct species
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  • Auteurs
    Michael Carrington Westaway, Arthur C. Durband, Colin P. Groves, and Mark Collardd
  • Année de publication
    2015
  • Journal
    Proceedings of the National Academy of Sciences
  • Identifiant unique
    10.1073/pnas.1418997112
  • Accès libre
    Accéder à la référence
  • Apparait dans la controverse
    Peut-on retracer les origines de l'Homme (Homininés)?
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