The value of a formally defined Anthropocene for geomorphologists is discussed. Human impacts have been diachronistic, multifaceted and episodic, as demonstrated by the record of alluvial deposition in the UK. Rather than boxing time into discrete eras or periods, modern research uses calendar dates and multiple dating techniques to explore co-trajectories for a range of human impacts. Despite the value of ‘The Anthropocene’ as an informal concept and as a prompt to useful debate, arriving at a single, generally acceptable formal definition is impractical, and has some disadvantage.
Titre de la review
Temps marquant en géomorphologie : devrions-nous essayer de formaliser une définition d'Anthropocène ?
Temps marquant en géomorphologie : devrions-nous essayer de formaliser une définition d'Anthropocène ?
Résumé de la review
L’Anthropocène est une notion difficile à définir. Ce terme à été proposé afin de marquer les événements et changements importants actuels engendrés par l’Homme. Néanmoins, la formalisation de ce terme en temps qu’unité géologique reste encore très controversé et débattu par les géomorphologues. Les impacts humains observés jusqu’à présent et proposés et proposé comme date de début de l’Anthropocène sont principalement la Révolution Industrielle ou les essais de la bombe nucléaire mais peuvent aussi remonter jusqu’à l’âge de bronze (environ 4400 BeforePresent) avec les premières traces d’agriculture.
La définition de ces événements pour marqueurs du début de l’Anthropocène présente des problèmes majeurs que l’on ne devrait pas avoir pour une définition d’unité géologique. Ils sont diachrones (on observe en moyenne 1500 ans entre l’événement et son enregistrement sédimentaire), multiformes (regroupe de nombreux types de changements) et épisodiques (ils ne sont pas informés de la même façon spacio-temporelle sur la surface du globe). Par exemple les alluvions pouvant être les meilleurs enregistrements de ces changements ne le sont pas réellement. Les alluvions d’Angleterre au cours de la Révolution Industrielle devraient tous présenter des marqueurs de cet événement. Mais on ne les observe pas à toute l’Angleterre, ni même de façon égale lorsqu’ils le sont. Les alluvions témoignent donc de l’aspect peut rigoureux des marqueurs temporels comme la Révolution Industrielle ou les essais de bombes nucléaires.
Plutôt que de vouloir diviser en époques ou en périodes et de définir une localité type qui reprendrait généralement et de manière applicable au reste du Monde les changements, les chercheurs commencent à se pencher vers le choix de dates calendaires. Ils vont donc définir un événement, une date précise pour constituer le début de l’Anthropocène. Un biais se pose : choisir une date trop tardive ferait perdre en informations mais en choisir une trop tôt rallongerait les changements de l’Anthropocène, ne justifiant plus son potentiel statut d’unité géologique.
Grâce à tout ces points de vue, définir l’Anthropocène de façon formelle constitue un inconvénient, ne permettant pas de voir plus clair sur la situation géomorphologique actuelle, mais vise plutôt un publique large.
L’Anthropocène est une notion difficile à définir. Ce terme à été proposé afin de marquer les événements et changements importants actuels engendrés par l’Homme. Néanmoins, la formalisation de ce terme en temps qu’unité géologique reste encore très controversé et débattu par les géomorphologues. Les impacts humains observés jusqu’à présent et proposés et proposé comme date de début de l’Anthropocène sont principalement la Révolution Industrielle ou les essais de la bombe nucléaire mais peuvent aussi remonter jusqu’à l’âge de bronze (environ 4400 BeforePresent) avec les premières traces d’agriculture.
La définition de ces événements pour marqueurs du début de l’Anthropocène présente des problèmes majeurs que l’on ne devrait pas avoir pour une définition d’unité géologique. Ils sont diachrones (on observe en moyenne 1500 ans entre l’événement et son enregistrement sédimentaire), multiformes (regroupe de nombreux types de changements) et épisodiques (ils ne sont pas informés de la même façon spacio-temporelle sur la surface du globe). Par exemple les alluvions pouvant être les meilleurs enregistrements de ces changements ne le sont pas réellement. Les alluvions d’Angleterre au cours de la Révolution Industrielle devraient tous présenter des marqueurs de cet événement. Mais on ne les observe pas à toute l’Angleterre, ni même de façon égale lorsqu’ils le sont. Les alluvions témoignent donc de l’aspect peut rigoureux des marqueurs temporels comme la Révolution Industrielle ou les essais de bombes nucléaires.
Plutôt que de vouloir diviser en époques ou en périodes et de définir une localité type qui reprendrait généralement et de manière applicable au reste du Monde les changements, les chercheurs commencent à se pencher vers le choix de dates calendaires. Ils vont donc définir un événement, une date précise pour constituer le début de l’Anthropocène. Un biais se pose : choisir une date trop tardive ferait perdre en informations mais en choisir une trop tôt rallongerait les changements de l’Anthropocène, ne justifiant plus son potentiel statut d’unité géologique.
Grâce à tout ces points de vue, définir l’Anthropocène de façon formelle constitue un inconvénient, ne permettant pas de voir plus clair sur la situation géomorphologique actuelle, mais vise plutôt un publique large.
Rigueur de la review
Cette review est rigoureuse dans la façon de référencer et amener les exemples et idées. Elles sont appuyées de données et de référence mais néanmoins elles ne semblent que survolée par les auteurs. Les sujets pourraient être potentiellement plus poussés.
John Lewin travaille à Londres sur la sédimentologie fluviatile et les événements du Quaternaire. Son domaine d'expertise et les publications précédentes sont donc corrélées à ce sujet et permettent d'apporter une robustesse et un poids aux propos de cette review.
Cette review est rigoureuse dans la façon de référencer et amener les exemples et idées. Elles sont appuyées de données et de référence mais néanmoins elles ne semblent que survolée par les auteurs. Les sujets pourraient être potentiellement plus poussés.
John Lewin travaille à Londres sur la sédimentologie fluviatile et les événements du Quaternaire. Son domaine d'expertise et les publications précédentes sont donc corrélées à ce sujet et permettent d'apporter une robustesse et un poids aux propos de cette review.
Ce que cette review apporte au débat
Cette review confirme une partie de la controverse : comment définir et à quel moment faire commencer l'Anthropocène ?
Elle permet donc de montrer que les différents événements sur le longs termes, qui pourraient correspondre à des GSSP ("clou d'or") ne serait pas les bienvenus dans ce cas ci. Ils sont diachrones, épisodiques et localisés, ils ne répondent pas à la définition de GSSP attend par la Commission Internationnale sur la Stratigraphie nécessaire à la délimitation d'une unité géologique.
Les nombreuses dates numériques, les GSSA, proposés induisent des biais.
Cette review apporte donc des éléments de réponses sur la façon de définir l'Anthropocène.
Cette review confirme une partie de la controverse : comment définir et à quel moment faire commencer l'Anthropocène ?
Elle permet donc de montrer que les différents événements sur le longs termes, qui pourraient correspondre à des GSSP ("clou d'or") ne serait pas les bienvenus dans ce cas ci. Ils sont diachrones, épisodiques et localisés, ils ne répondent pas à la définition de GSSP attend par la Commission Internationnale sur la Stratigraphie nécessaire à la délimitation d'une unité géologique.
Les nombreuses dates numériques, les GSSA, proposés induisent des biais.
Cette review apporte donc des éléments de réponses sur la façon de définir l'Anthropocène.
Remarques sur la review
Cette review ne répond pas suffisamment aux petits questionnements internes qu'elle émet. Elle permet de réfléchir mais il aurait été intéressant de définir comment il est possible de faire la limite entre les différents rangs de l'unité stratigraphique. Ainsi on pourrait aussi réfléchir à la façon d'intégrer l'Anthropocène si un jour le terme est formalisé.
Cette review ne répond pas suffisamment aux petits questionnements internes qu'elle émet. Elle permet de réfléchir mais il aurait été intéressant de définir comment il est possible de faire la limite entre les différents rangs de l'unité stratigraphique. Ainsi on pourrait aussi réfléchir à la façon d'intégrer l'Anthropocène si un jour le terme est formalisé.
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