Neanderthals are an extinct hominid lineage that coexisted with modern humans in Eurasia. The Neanderthal’s role in the evolutionary history of modern humans is a well concerned topic. Mitochondrial DNA sequences from Neanderthal fossils support the “Out of Africa” theory of human evolution, suggesting that modern human ancestors replaced Neanderthal populations in Eurasia. Recent analyses of Neanderthal genome draft sequences indicate minor gene flow between Neanderthals and modern humans in Eurasia but not in Africa. However, these conclusions are quite controversial due to data quality and insufficient sampling, especially about when and where the genetic admixture took place, and the direction of the assumed gene flow.
Titre de la review
ADN Néandertalien et origines des Hommes modernes
ADN Néandertalien et origines des Hommes modernes
Résumé de la review
1. Introduction
Le débat de l'origine de l'Homme anatomiquement moderne (Homo sapiens sapiens) s'est focalisé sur deux modèles majeurs et exclusifs. Celui bien connu de la sortie d'Afrique, qui propose une émergence africaine de l'Homme moderne suivie d'un remplacement, lors de la dispersion hors d'Afrique, des autres hominidés. Le modèle multi-régional propose quant à lui que la transition de Homo erectus à l'Homme moderne s'est faite dans différentes régions de l'ancien monde. Enfin, d'autres modèle plaident en faveur d'une origine africaine et de contributions des populations d'hominidés archaïques.
Le focus récent de cette controverse est la caractérisation flux génique entre l'Homme moderne et les hominidés archaïques, notamment l'Homme de Neandertal (Homo neanderthalensis).
Les nouvelles techniques d'anayses d'ADN ancien provenant des fossiles permettent d'éclairer ce débat.
2. ADN mitochondrial Néandertalien
Le succès de l'extraction d'ADN mitochondrial (ADNmt) des restes fossiles d'Hommes de Neandertal a permis de comparer des séquences d'ADN d'hominidés éteints avec celles d'Hommes modernes. Les analyses montrent que les séquences de Néandertaliens ne sont pas comprises dans l'intervalle de variation de celles des Hommes modernes. De plus, ces séquences ne sont pas plus similaires à celles des Européens modernes qu'elles ne le sont des plus anciens spécimens d'Hommes modernes européens. Ces résultats montrent clairement que l'Homme de Neandertal n'a pas contribué au fond génétique de l'ADNmt des Hommes modernes.
3. ADN nucléaire Néandertalien
3.1 La publication du génome de Néandertalien
Différentes études visant à calculer l'âge de divergence entre Néandertaliens et Hommes modernes ont montré que les contaminations étaient difficiles à éliminer, même dans des protocoles les plus stricts.
Cependant, en 2010, l'équipe de Pääblo publie une grande partie du génome de Néandertaliens dont la contamination est négligeable (A Draft Sequence of the Neandertal Genome. Ils montrent alors que 1 à 4% des génomes des Européens non-africains sont dérivés des Néandertaliens. De pus, il affirment avoir détecté un flux de gènes des Hommes modernes vers les Néandertaliens.
3.2 Critique des conclusions provenant de la publication du génome de Néandertalien
Une limite des ces conclusions provient de la mauvaise qualité de ces donnés (couverture faible de 1,3). De plus, certaines différences potentiellement dues à la contamination ont été supprimées, ce qui peut donner lieu a une perte d'importantes informations.
Cette faible qualité impacte la robustesse des conclusions de cette étude. Le polymorphisme spécifique aux Néandertaliens pourrait par exemple provenir des dommages survenus après la mort de l'individu.
De même, la statistique D semble être particulièrement sensible à de nombreux facteurs confondants, tels que les erreurs de séquençage, de mauvaises conservations de l'ADN ancien ainsi que la démographie des deux espèces.
1. Introduction
Le débat de l'origine de l'Homme anatomiquement moderne (Homo sapiens sapiens) s'est focalisé sur deux modèles majeurs et exclusifs. Celui bien connu de la sortie d'Afrique, qui propose une émergence africaine de l'Homme moderne suivie d'un remplacement, lors de la dispersion hors d'Afrique, des autres hominidés. Le modèle multi-régional propose quant à lui que la transition de Homo erectus à l'Homme moderne s'est faite dans différentes régions de l'ancien monde. Enfin, d'autres modèle plaident en faveur d'une origine africaine et de contributions des populations d'hominidés archaïques.
Le focus récent de cette controverse est la caractérisation flux génique entre l'Homme moderne et les hominidés archaïques, notamment l'Homme de Neandertal (Homo neanderthalensis).
Les nouvelles techniques d'anayses d'ADN ancien provenant des fossiles permettent d'éclairer ce débat.
2. ADN mitochondrial Néandertalien
Le succès de l'extraction d'ADN mitochondrial (ADNmt) des restes fossiles d'Hommes de Neandertal a permis de comparer des séquences d'ADN d'hominidés éteints avec celles d'Hommes modernes. Les analyses montrent que les séquences de Néandertaliens ne sont pas comprises dans l'intervalle de variation de celles des Hommes modernes. De plus, ces séquences ne sont pas plus similaires à celles des Européens modernes qu'elles ne le sont des plus anciens spécimens d'Hommes modernes européens. Ces résultats montrent clairement que l'Homme de Neandertal n'a pas contribué au fond génétique de l'ADNmt des Hommes modernes.
3. ADN nucléaire Néandertalien
3.1 La publication du génome de Néandertalien
Différentes études visant à calculer l'âge de divergence entre Néandertaliens et Hommes modernes ont montré que les contaminations étaient difficiles à éliminer, même dans des protocoles les plus stricts.
Cependant, en 2010, l'équipe de Pääblo publie une grande partie du génome de Néandertaliens dont la contamination est négligeable (A Draft Sequence of the Neandertal Genome. Ils montrent alors que 1 à 4% des génomes des Européens non-africains sont dérivés des Néandertaliens. De pus, il affirment avoir détecté un flux de gènes des Hommes modernes vers les Néandertaliens.
3.2 Critique des conclusions provenant de la publication du génome de Néandertalien
Une limite des ces conclusions provient de la mauvaise qualité de ces donnés (couverture faible de 1,3). De plus, certaines différences potentiellement dues à la contamination ont été supprimées, ce qui peut donner lieu a une perte d'importantes informations.
Cette faible qualité impacte la robustesse des conclusions de cette étude. Le polymorphisme spécifique aux Néandertaliens pourrait par exemple provenir des dommages survenus après la mort de l'individu.
De même, la statistique D semble être particulièrement sensible à de nombreux facteurs confondants, tels que les erreurs de séquençage, de mauvaises conservations de l'ADN ancien ainsi que la démographie des deux espèces.
Ce que cette review apporte au débat
Cette review permet de discuter des résultats de publications qui sont au centre de notre controverse (Green et al., 2010). Elle permet aussi une mise en valeur argumentée de la part d'incertitude que contiennent ces résultats. Pour les auteurs, d'autres études de meilleurs qualité sont requises pour confirmer ou infirmer les hypothèses des différents modèles.
Cette review permet de discuter des résultats de publications qui sont au centre de notre controverse (Green et al., 2010). Elle permet aussi une mise en valeur argumentée de la part d'incertitude que contiennent ces résultats. Pour les auteurs, d'autres études de meilleurs qualité sont requises pour confirmer ou infirmer les hypothèses des différents modèles.
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