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Titre de la review

Out of Africa, relations avec le métissage régional ? Origines de l'Homme moderne

Résumé de la review

L'origine de l'Homme moderne est incertaine, des théories sur l'évolution et l'origine de l'Homme moderne est encore controversé. D'après des études paléontologiques telles que les fossiles hominidés, les vestiges archéologiques ainsi que la génétique des populations, deux hypothèses ont émergées.

  • La première repose sur l'origine unirégionale de l'H.sapiens ie. l'origine Africaine aussi (appelé Out of Africa) puis s'est répendue dans le monde entier.

  • La seconde, quant à elle repose sur une origine multi régionale, elle illustre que les races humaines ont évolué indépendamment en Afrique et en Eurasie depuis Homo erectus jusqu’à H. sapiens et que l'homogénéité entre les différentes espèces serait due à un flux génique.

La discrimination entre ces deux hypothèses est permise grâce à l'étude de l'ADN mitochondrial; des données génétiques ainsi que des études phylogénétiques.

Cette étude repose d'une part sur une étude génétique, basée sur "les données génétiques de Templeton et al. (2002), l'analyse de loccis sur lesquels reposent des critères génétiques tels que nombre de populations, la taille de l'échantillon, la fréquence d'haplotype et l'arbre haplotype. L'étude de l'ADNmt ainsi que ADNY permet de dégager l'origine de l'expansion d'H.sapiens.

  • L'ADNmt mitochrondrial dispose d'une origine maternelle. Il permet d'étudier les relations intraspécifiques entre les espèces.
  • L'ADNY est présent uniquement chez les mâles. Il permet d'étudier les populations humaines, du côté des hommes car elles sont transmises sans modification à la descendance. Ces deux facteurs montrent une expansions hors de l'Afrique.
  • MCR1 (Récepteur de la Mélanocortine qui confère le pigment à la peau i.e. une peau plus ou moins foncée) est également étudié sur plusieurs population Africaine, Asiatique, Européenne et Nord Américaine. Il permet de constater que les différents haplotypes testés ne sont pas répartit de façon équivalente dans toutes les populations.

Bien que l'étude des ADN indiquent une expansion hors de l'Afrique et les différents haplotypes de gènes testés comme MCR1 montrent que la répartition n'est pas équivalente entre les populations mondiales, on remarque que l'un des caractères ne prends pas le pouvoir sur l'autre. Les flux de gènes et les signes d'expansion sont encore visibles, l'un n'a pas masqué l'autre. Si on compare les dates des expériences, on peut dire que l'expansion la plus récente hors d'Afrique s'est produite avec des croisements.

Une seconde partie vise à l'étude phylogénique de la coalescence; suivre l'évolution de tous les allèles d'un gène donné de tous les individus d'une population, jusqu'à une seule copie ancestrale (flux génique). Ces résultats reposent sur le % de migration,la taille de l'échantillon, la taille des populations descendantes. Il est décrit que l'interprétation d'une origine multirégionale de l'Homme est plus compliquée car elle stipule que des Hommes ont émergés d'Afrique mais également d'autres endroits. En collectant des données PMRA (population locale dans laquelle l'haplotype ancestral inféré est le plus fréquemment trouvé), même les lignées haplotypes n'appartenant pas à une origine Africaine peuvent être remontées de sorte que elles correspondent à celle de l'origine unirégionale. Cela explique que les données PMRA Africaines multirégionales avec des expansions hors d'Afrique ne peuvent pas dépasser les valeurs retrouvées de l'hypothèse unirégionale.

Dans une troisième partie, l'auteur s'est attelé à replacer toutes les hypothèses émises. Il fait émerger une troisième hypothèse concernant l'origine d' H.sapiens ,d'après les résultats collectés, aucun ne correspond à 100% avec une origine uni ou multirégionale et que le métissage serait en réalité l'hypothèse la plus prenante. Expliquant que si les populations africaines qui n'ont pas directement déversé les émigrants dans les populations non africaines (figure), ces populations peuvent conserver d'anciennes lignées d'haplotypes.

Ce que cette review apporte au débat

Cette revue permet de rassembler les éléments qui démontrent chacune des hypothèses et de les critiquer. Les différentes conclusions sont réétudiées les unes après les autres afin de démontrer qu'elles ne sont pas entièrement valides. En effet, l'auteur montre que les conclusions de l'origine unirégionale et multirégionale de l'Homme moderne sont vérifiées mais que elles peuvent facilement être remises en question par une troisième hypothèse, celle du métissage. Cette hypothèse du métissage rejoint de façon plus directe l'hypothèse de l'origine unirégionale. Plus précisément elle relance l'hypothèse que l'Homme moderne soit sorti d'Afrique et qu'il ai croisé après être sortit d'Afrique d'autres population et que ce soit à ce moment là qu'ils se soit métissé et non pas que il viennent de plusieurs origines.

Figure
Légende :

Structure de la population en Afrique pouvant expliquer la diversité élevée des haplotypes et la forte proportion de PMRCA africaines. On suppose que la population de l'Afrique subsaharienne dans son ensemble est génétiquement isolée et échange des migrants avec des Asiatiques et des Européens. Le flux de gènes est indiqué par des flèches (Yatta et al. 2002)

On peut observer que tous les flux de gènes convergent vers une seule population, la population d'Afrique du Nord-Est.

Cette carte illustre parfaitement la théorie du métissage de l'Homme moderne.

Publiée il y a plus de 8 ans par E. Clastres.
Dernière modification il y a plus de 8 ans.
Review : Out of Africa with regional interbreeding? Modern human origins
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  • Auteurs
    Yoko Satta and Naoyuki Takahata
  • Année de publication
    2002
  • Journal
    Bioessays
  • Abstract (dans sa langue originale)

    A central issue in paleoanthropology is whether modern humans emerged in a single geographic area and sub- sequently replaced the preexisting people in other areas. Although the study of human mitochondrial DNAs supported this single-origin and complete-replacement model, a recent paper(1) argues that humans expanded out of Africa more than once and regionally interbred. However, both the genetic antiquity and the impact of the African contribution to modern Homo sapiens are so great as to view Africa as a central place of human evolution. Despite the possibility that out-of-Africa H. sapiens interbred with other populations, this evidence is more consistent with the uniregional hypothesis than the multiregional hypothesis of modern human origins.

  • Identifiant unique
    DOI 10.1002/bies.10166
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  • Apparait dans la controverse
    L’homme moderne a-t-il une origine multi-régionale ?
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