The conservation policy of banning pastoral grazing, and subsequently emerging conflicts be- tween conservationists and pastoral communities regarding the proliferation of Himalayan knotweed (Polygonum polystachyum), was studied in the Valley of Flowers National Park, a high altitude pro- tected area of the Western Himalaya, India. A total of 10 habitat types identified in the study area were sampled using quadrats along an altitudinal gradient between 3000 and 4500 m. Plant species richness decreases with altitude and also varies across habitat types. The highest density of P. polystachyum and its associated species, Impatiens sulcata, was found between 3300 and 3500 m in the disturbed habitat types, viz., bouldery areas, fragmented treeline zone, avalanche-prone areas and eroded slopes. Eradi- cation of P. polystachyum from the national park by managers is not going to serve any meaningful purpose to the long-term conservation; rather it initiates soil erosion and instability, hindering the es- tablishment of natural plant communities.
Titre de l'article
Pastoralisme, conservation des plantes et conflits sur la prolifération de la renouée de l'Himalaya dans les zones protégées de haute altitude de l'Himalaya occidental, en Inde
Pastoralisme, conservation des plantes et conflits sur la prolifération de la renouée de l'Himalaya dans les zones protégées de haute altitude de l'Himalaya occidental, en Inde
Pastoralisme, conservation de la flore et conflits dans la prolifération de la renouée Polygonum polystachyum dans les aires protégées de hautes altitudes de l'Ouest de l'Himalaya
Introduction à l'article
Dans la vallée du Flowers National Park, la prolifération d'espèces indigènes fait débat: faut-il stopper le pastoralisme car celui-ci est tenu responsable de la perte de ressources naturelles ?
Cependant, il permet de maintenir les écosystèmes et prévenir l'invasion d'espèces indigènes, comme la renouée. Certains pensent que les espèces sauvages peuvent compenser l'arrêt des pâturage, d'autres envisagent de supprimer la renouée mais cela causerait une augmentation de l'érosion. L'article cherche donc à déterminer quelle serait la meilleure solution concernant la gestion de cette espèce.
Le choix d'un mode de gestion contre la prolifération des espèces natives Polygonum polystachyum, Impatiens sulcata et Osmunda clatoniana fait débat dans le Flowers National Park (en Inde).
Suite à l'interdiction du pâturage dans ce parc, certains affirment que le pastoralisme joue un rôle dans la limitation de la prolifération de ces espèces invasives et dans le maintien des pelouses alpines. Les décideurs politiques, eux, soutiennent que le pastoralisme est responsable de la perte de ressources naturelles et que les herbivores sauvages suffiraient pour limiter l'invasion et maintenir les écosystèmes alpins. D'autres suggèrent de déraciner les plantes invasives mais cela pourrait engendrer une érosion du sol.
Les auteurs cherchent à déterminer le mode d'invasion de ces 3 espèces (sont-elles limitées par le type d'habitat ou l'altitude ?), leur impact sur ces écosystèmes, quel mode de gestion est le plus approprié pour limiter leur prolifération et si il est nécessaire de les éradiquer.
Dans la vallée du Flowers National Park, la prolifération d'espèces indigènes fait débat: faut-il stopper le pastoralisme car celui-ci est tenu responsable de la perte de ressources naturelles ?
Cependant, il permet de maintenir les écosystèmes et prévenir l'invasion d'espèces indigènes, comme la renouée. Certains pensent que les espèces sauvages peuvent compenser l'arrêt des pâturage, d'autres envisagent de supprimer la renouée mais cela causerait une augmentation de l'érosion. L'article cherche donc à déterminer quelle serait la meilleure solution concernant la gestion de cette espèce.
Expériences de l'article
L'échantillonnage s'est fait sur plusieurs habitats à des altitudes différentes (un gradient de 3000 à 4500m), entre 1993 et 2001. Des quadrats sont faits pour déterminer la richesse spécifique et la densité des plantes pour chaque habitat. En tout, 1250 quadrats ont été effectuées. La richesse spécifique est calculée en comptant le nombre d'espèce présente, la densité des espèces invasives a été calculée pour chaque type d'habitat et la diversité avec l'indice de Shannon-Wiener.
L'étude s'est déroulée dans la partie ouest de l'Himalaya, dans le Flowers National Park, dans les étages alpins et subalpins (3150-6590m d'altitude). Suite à un arrêté national, le pastoralisme n'est plus pratiqué sur le site d'étude.
Ils ont partitionné le Parc selon le type d'habitat et l'altitude : dans chaque habitat et tout les 100m d'altitude, ils ont mesuré la diversité, la densité et l'abondance des plantes herbacées dans 25 quadras de 0.25m² (en tout : 1250 quadras).
Pour chaque type d'habitat et tous les 100m d'altitude, ils ont estimé la diversité des espèces de plantes grâce à l'indice de diversité de Shanon-Wiener et des tests t de comparaison. Ils ont aussi mesuré la densité des 3 espèces invasives pour chaque habitat et selon le gradient altitudinal.
L'échantillonnage s'est fait sur plusieurs habitats à des altitudes différentes (un gradient de 3000 à 4500m), entre 1993 et 2001. Des quadrats sont faits pour déterminer la richesse spécifique et la densité des plantes pour chaque habitat. En tout, 1250 quadrats ont été effectuées. La richesse spécifique est calculée en comptant le nombre d'espèce présente, la densité des espèces invasives a été calculée pour chaque type d'habitat et la diversité avec l'indice de Shannon-Wiener.
Résultats de l'article
Il y a deux tendances dans les schémas de végétation:
Les herbacées se répartissent selon deux tendances :
La prévalence des espèces invasives dans les milieux perturbés suggère qu'une succession écologique est en cours. P.polystachyum assimile mieux les nutriments et retient l'eau au niveau de ses racines, limitant l'érosion. Cette succession suit l'arrêt du pâturage, suggérant que le pâturage a perturbé l'évolution de l'écosystème.
Il y a deux tendances dans les schémas de végétation:
Ce que cet article apporte au débat
L'activité humaine, et notamment le pastoralisme, favorise l'apparition d'espèces invasives mais qui peuvent s'avérer être simplement les précurseurs d'une succession secondaire. Ici, le pastoralisme ne change pas irréversiblement le paysage et permet d'augmenter la richesse spécifique des milieux.
L'activité humaine, et notamment le pastoralisme, favorise l'apparition d'espèces invasives mais qui peuvent s'avérer être simplement les précurseurs d'une succession secondaire. Ici, le pastoralisme ne change pas irréversiblement le paysage et permet d'augmenter la richesse spécifique des milieux.
Dans cet article, ils étudient la richesse spécifique des herbacées et l'abondance d'espèces végétales natives colonisatrice suite à l'arrêt du pâturage. Ils concluent sur le fait que les espèces "invasives" sont, pour ce site, des espèces de succession. Cela suggère que suite à l'arrêt de la "perturbation" qu'est le pâturage, la succession écologique qui avait été stoppée a repris son cours. Cependant dans cet article, ils ne concluent pas sur la richesse spécifique qui pourrait être perdue lors de cette "invasion". En effet, on ne sait pas si les zones qui se referment actuellement contiennent des espèces d'intérêt qui risquerait de disparaître lors de la reforestation naturelle.
Ils ont cependant montré que la richesse spécifique des herbacées était plus forte dans les zones anciennement pâturées.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.