Following its eradication in the Alps in the early 1900s, the Bearded Vulture Gypaetus barbatus has been reintroduced in four Alpine regions since 1986. The first successful breeding since this reintroduction into the wild occurred in 1997 in the western Alps, and in 1998 in the Central Alps, thereby establishing two subpopulations. Here, we focus on the growth and the settlement patterns of one of the major subpopulations of reintroduced Bearded Vulture, that of the Central Alps. By 2015 there were 15 breeding pairs in the Central Alps, and the density within the core area was strikingly higher (18.8 pairs/1000 km2) than that outside it (overall density 3.4 pairs/1000 km2). New pairs showed high natal philopatry when settling, with maximum distances of 49.2 km from the nearest release sites. Among identified birds, born or released within the Central Alps, 85% (n = 26) paired and settled within this subpopulation and only four birds emigrated to the west. Three birds immigrated from the east or the west. Both the number of pairs and of offspring increased exponentially between 1998 and 2015. The growth of the Central Alpine subpopulation was characterized by concentric and continuous growth around the release sites. Moreover, there was an increase in the density of pairs within the core area. Possible explanations for the high natal philopatry observed include adaptive genetic components, abundant food resources and conspecific attraction. As a consequence of the substantial population increase, releases in the Central Alpine subpopulation were stopped after 2008. The population has grown almost exclusively on the basis of wild-born birds since then, and has become a major subpopulation of the Bearded Vulture in the Alps.
Titre de l'article
La philopatrie chez une population de gypaètes barbus réintroduite dans les Alpes
La philopatrie chez une population de gypaètes barbus réintroduite dans les Alpes
Introduction à l'article
Les rapaces font parties des animaux ayant été les plus touchés par les extinctions, mais également les plus réintroduits au cours du temps. Le gypaète barbus est une de ces espèces, ayant été exterminé dans les Alpes à la fin du dix-neuvième siècle. Entre le début des programmes de réintroduction et 2015, 204 oiseaux élevés en captivité ont été relâché dans les Alpes. Cette étude à donc pour but d'analyser le développement de la population dans l'espace ainsi que son organisation.
Les rapaces font parties des animaux ayant été les plus touchés par les extinctions, mais également les plus réintroduits au cours du temps. Le gypaète barbus est une de ces espèces, ayant été exterminé dans les Alpes à la fin du dix-neuvième siècle. Entre le début des programmes de réintroduction et 2015, 204 oiseaux élevés en captivité ont été relâché dans les Alpes. Cette étude à donc pour but d'analyser le développement de la population dans l'espace ainsi que son organisation.
Expériences de l'article
Une population de gypaète alpine est étudiée, située entre la Suisse et l'Italie. Le travail de terrain a consisté à trouver les nouveaux nids, créés par de nouveaux couples de gypaète, afin de récolter un maximum d'information sur les oisillons de ceux-ci (nombre d’œufs pondus, soins parentaux, etc). Les individus sont identités par des bagues ou autres marquages, ainsi que par leur ADN extraite des plumes retrouvées dans les nids.
La densité de la population a été caractérisée de manière globale et locale, à partir du nombre de couples reproducteurs dans la zone. Des modèles linéaires généralisés ont été utilisé pour inférer la croissance des populations.
Une population de gypaète alpine est étudiée, située entre la Suisse et l'Italie. Le travail de terrain a consisté à trouver les nouveaux nids, créés par de nouveaux couples de gypaète, afin de récolter un maximum d'information sur les oisillons de ceux-ci (nombre d’œufs pondus, soins parentaux, etc). Les individus sont identités par des bagues ou autres marquages, ainsi que par leur ADN extraite des plumes retrouvées dans les nids.
La densité de la population a été caractérisée de manière globale et locale, à partir du nombre de couples reproducteurs dans la zone. Des modèles linéaires généralisés ont été utilisé pour inférer la croissance des populations.
Résultats de l'article
En 2015, 34 couples reproducteurs de gypaètes étaient connus, organisés spatialement en 4 clusters. Chaque cœur de cluster semble correspondre à un site de mise en liberté. La croissance de la population se fait spatialement de deux manières : les zones occupées par les gypaètes grandissent, et la zone centrale des clusters est plus densément peuplée.
En terme de nombre d'individus, la population augmente de manière exponentielle, augmentant d'environ 14% annuellement (11% pour les vautours né à l'état sauvage).
Cette étude montre donc que la philopatrie des gypaètes est très forte : les jeunes vautours s'installent globalement autour de leur lieu de naissance, or ceux-ci étant très proches des sites mise en liberté car leurs parents ont fait leur nid avec le même sens de la territorialité.
En 2015, 34 couples reproducteurs de gypaètes étaient connus, organisés spatialement en 4 clusters. Chaque cœur de cluster semble correspondre à un site de mise en liberté. La croissance de la population se fait spatialement de deux manières : les zones occupées par les gypaètes grandissent, et la zone centrale des clusters est plus densément peuplée.
En terme de nombre d'individus, la population augmente de manière exponentielle, augmentant d'environ 14% annuellement (11% pour les vautours né à l'état sauvage).
Cette étude montre donc que la philopatrie des gypaètes est très forte : les jeunes vautours s'installent globalement autour de leur lieu de naissance, or ceux-ci étant très proches des sites mise en liberté car leurs parents ont fait leur nid avec le même sens de la territorialité.
Rigueur de l'article
Il s'agit d'un article très bon étant donné les données disponibles dans la nature. Les méthodes d’identifications sont rigoureuses, ce qui rend le suivi de la population très précise.
Il s'agit d'un article très bon étant donné les données disponibles dans la nature. Les méthodes d’identifications sont rigoureuses, ce qui rend le suivi de la population très précise.
Ce que cet article apporte au débat
Le comportement des animaux nés dans des élevages et ensuite mis en liberté est un facteur très important quant à leur survie à l'état sauvage. Cet article met en évidence qu'il est possible d'avoir des populations stables, en croissance régulière, malgré l'influence de certains paramètres humains (lieu de relâche) dans l'installation de leurs nids.
Le comportement des animaux nés dans des élevages et ensuite mis en liberté est un facteur très important quant à leur survie à l'état sauvage. Cet article met en évidence qu'il est possible d'avoir des populations stables, en croissance régulière, malgré l'influence de certains paramètres humains (lieu de relâche) dans l'installation de leurs nids.
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