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Le choix plastique d'une femelle acarien afin d'optimiser la balance entre consanguinité et dépression hybride.
Le choix plastique d'une femelle acarien afin d'optimiser la balance entre consanguinité et dépression hybride.
Introduction à l'article
La diversité génétique au sein d'une population est souvent considérée comme bénéfique. Cependant, cette diversité poussée à l'extrême peut être préjudiciable et engendrer une sous-dominance, une mauvaise adaptation... Certains individus d'une même espèce utilisent "la familiarité sociale" et préfèrent des compagnons qui ne leur sont pas familiers pour éviter une consanguinité, comme par exemple les rats taupes nus. D'autres, présentent une préférence pour la consanguinité, comme par exemple les mouches des fruits. Ici, l'étude est réalisée sur l'acarien prédateur, Phytoseiulus __persimilis, qui souffre à la fois de consanguinité étroite ainsi que de dépression hybride. L'hypothèse des auteurs est que les femelles d'acariens doivent ajuster de manière flexible le choix de leur partenaire en fonction des options de choix.
La diversité génétique au sein d'une population est souvent considérée comme bénéfique. Cependant, cette diversité poussée à l'extrême peut être préjudiciable et engendrer une sous-dominance, une mauvaise adaptation... Certains individus d'une même espèce utilisent "la familiarité sociale" et préfèrent des compagnons qui ne leur sont pas familiers pour éviter une consanguinité, comme par exemple les rats taupes nus. D'autres, présentent une préférence pour la consanguinité, comme par exemple les mouches des fruits. Ici, l'étude est réalisée sur l'acarien prédateur, Phytoseiulus __persimilis, qui souffre à la fois de consanguinité étroite ainsi que de dépression hybride. L'hypothèse des auteurs est que les femelles d'acariens doivent ajuster de manière flexible le choix de leur partenaire en fonction des options de choix.
Expériences de l'article
Réalisation de 3 expériences afin de tester la capacité des femelles à choisir un partenaire et déterminer leurs préférences d'accouplement en fonction de la familiarité et de la parenté génétique. Test avec des femelles de 2 populations distinctes (Sicile ou Grèce).
La première expérience vise à déterminer si les femelles sont capables d'utiliser la familiarité directe pour reconnaître leurs frères et sœurs et ne pas s'accoupler avec quand elles ont un choix entre frères et sœurs familiers ou non familiers.
La seconde expérience permet de déterminer si les femelles sont capables de distinguer les frères et sœurs éloignés (individus de la même population mais pas frères et sœurs).
La troisième expérience détermine si les femelles sont capables de discriminer leurs frères et sœurs d'individus non apparentés (individus de l'autre population).
Réalisation de 3 expériences afin de tester la capacité des femelles à choisir un partenaire et déterminer leurs préférences d'accouplement en fonction de la familiarité et de la parenté génétique. Test avec des femelles de 2 populations distinctes (Sicile ou Grèce).
La première expérience vise à déterminer si les femelles sont capables d'utiliser la familiarité directe pour reconnaître leurs frères et sœurs et ne pas s'accoupler avec quand elles ont un choix entre frères et sœurs familiers ou non familiers.
La seconde expérience permet de déterminer si les femelles sont capables de distinguer les frères et sœurs éloignés (individus de la même population mais pas frères et sœurs).
La troisième expérience détermine si les femelles sont capables de discriminer leurs frères et sœurs d'individus non apparentés (individus de l'autre population).
Résultats de l'article
Pour la première expérience : Différences entre les deux populations. Les femelles issues de la population Sicile n'ont fait aucune discrimination tandis que les femelles de Grèce ont montré une préférence pour leurs frères non familiers.
Deuxième expérience : Les femelles des deux populations se sont accouplées préférentiellement avec des parents éloignés inconnus (même population) par rapport à leurs frères familiers ou inconnus.
Troisième expérience : Les femelles de Sicile ont préféré s'accoupler avec des frères qui leur sont familiers plutôt qu'avec un individu inconnu provenant d'une autre population, tandis que les femelles de Grèce n'ont montré aucune préférence. Mais lorsque les frères ne leurs étaient pas familiers, les femelles des deux populations les ont préférés aux individus inconnus de l'autre population.
Pour la première expérience : Différences entre les deux populations. Les femelles issues de la population Sicile n'ont fait aucune discrimination tandis que les femelles de Grèce ont montré une préférence pour leurs frères non familiers.
Deuxième expérience : Les femelles des deux populations se sont accouplées préférentiellement avec des parents éloignés inconnus (même population) par rapport à leurs frères familiers ou inconnus.
Troisième expérience : Les femelles de Sicile ont préféré s'accoupler avec des frères qui leur sont familiers plutôt qu'avec un individu inconnu provenant d'une autre population, tandis que les femelles de Grèce n'ont montré aucune préférence. Mais lorsque les frères ne leurs étaient pas familiers, les femelles des deux populations les ont préférés aux individus inconnus de l'autre population.
Rigueur de l'article
Cet article a été publié en 2020 et s'appuie sur 51 références, mais elles sont souvent très antérieures (avant 2000).
Afin de tester leur hypothèse les auteurs ont utilisé le modèle GLM (modèle général linéaire), qui est un test équivalent aux régressions linéaires mais permettant d'inclure des variables qui n'ont pas de distribution normale. Ce type de test semble être adapté à l'expérience.
Cet article a été publié en 2020 et s'appuie sur 51 références, mais elles sont souvent très antérieures (avant 2000).
Afin de tester leur hypothèse les auteurs ont utilisé le modèle GLM (modèle général linéaire), qui est un test équivalent aux régressions linéaires mais permettant d'inclure des variables qui n'ont pas de distribution normale. Ce type de test semble être adapté à l'expérience.
Ce que cet article apporte au débat
Démontre que certaines espèces sont capables de choisir leur partenaire en fonction de la familiarité.
Démontre que certaines espèces sont capables de choisir leur partenaire en fonction de la familiarité.
Remarques sur l'article
Les méthodes sont bien expliquées et s'appuient sur des références. Plusieurs expériences ont été réalisées afin de vérifier toutes les possibilités.
Les méthodes sont bien expliquées et s'appuient sur des références. Plusieurs expériences ont été réalisées afin de vérifier toutes les possibilités.
Titre de l'article
Le choix plastique d'une femelle acarien afin d'optimiser la balance entre consanguinité et dépression hybride.
Le choix plastique d'une femelle acarien afin d'optimiser la balance entre consanguinité et dépression hybride.
Introduction à l'article
La diversité génétique au sein d'une population est souvent considérée comme bénéfique. Cependant, cette diversité poussée à l'extrême peut être préjudiciable et engendrer une sous-dominance, une mauvaise adaptation... Certains individus d'une même espèce utilisent "la familiarité sociale" et préfèrent des compagnons qui ne leur sont pas familiers pour éviter une consanguinité, comme par exemple les rats taupes nus. D'autres, présentent une préférence pour la consanguinité, comme par exemple les mouches des fruits. Ici, l'étude est réalisée sur l'acarien prédateur, Phytoseiulus __persimilis, qui souffre à la fois de consanguinité étroite ainsi que de dépression hybride. L'hypothèse des auteurs est que les femelles d'acariens doivent ajuster de manière flexible le choix de leur partenaire en fonction des options de choix.
La diversité génétique au sein d'une population est souvent considérée comme bénéfique. Cependant, cette diversité poussée à l'extrême peut être préjudiciable et engendrer une sous-dominance, une mauvaise adaptation... Certains individus d'une même espèce utilisent "la familiarité sociale" et préfèrent des compagnons qui ne leur sont pas familiers pour éviter une consanguinité, comme par exemple les rats taupes nus. D'autres, présentent une préférence pour la consanguinité, comme par exemple les mouches des fruits. Ici, l'étude est réalisée sur l'acarien prédateur, Phytoseiulus __persimilis, qui souffre à la fois de consanguinité étroite ainsi que de dépression hybride. L'hypothèse des auteurs est que les femelles d'acariens doivent ajuster de manière flexible le choix de leur partenaire en fonction des options de choix.
Expériences de l'article
Réalisation de 3 expériences afin de tester la capacité des femelles à choisir un partenaire et déterminer leurs préférences d'accouplement en fonction de la familiarité et de la parenté génétique. Test avec des femelles de 2 populations distinctes (Sicile ou Grèce).
La première expérience vise à déterminer si les femelles sont capables d'utiliser la familiarité directe pour reconnaître leurs frères et sœurs et ne pas s'accoupler avec quand elles ont un choix entre frères et sœurs familiers ou non familiers.
La seconde expérience permet de déterminer si les femelles sont capables de distinguer les frères et sœurs éloignés (individus de la même population mais pas frères et sœurs).
La troisième expérience détermine si les femelles sont capables de discriminer leurs frères et sœurs d'individus non apparentés (individus de l'autre population).
Réalisation de 3 expériences afin de tester la capacité des femelles à choisir un partenaire et déterminer leurs préférences d'accouplement en fonction de la familiarité et de la parenté génétique. Test avec des femelles de 2 populations distinctes (Sicile ou Grèce).
La première expérience vise à déterminer si les femelles sont capables d'utiliser la familiarité directe pour reconnaître leurs frères et sœurs et ne pas s'accoupler avec quand elles ont un choix entre frères et sœurs familiers ou non familiers.
La seconde expérience permet de déterminer si les femelles sont capables de distinguer les frères et sœurs éloignés (individus de la même population mais pas frères et sœurs).
La troisième expérience détermine si les femelles sont capables de discriminer leurs frères et sœurs d'individus non apparentés (individus de l'autre population).
Résultats de l'article
Pour la première expérience : Différences entre les deux populations. Les femelles issues de la population Sicile n'ont fait aucune discrimination tandis que les femelles de Grèce ont montré une préférence pour leurs frères non familiers.
Deuxième expérience : Les femelles des deux populations se sont accouplées préférentiellement avec des parents éloignés inconnus (même population) par rapport à leurs frères familiers ou inconnus.
Troisième expérience : Les femelles de Sicile ont préféré s'accoupler avec des frères qui leur sont familiers plutôt qu'avec un individu inconnu provenant d'une autre population, tandis que les femelles de Grèce n'ont montré aucune préférence. Mais lorsque les frères ne leurs étaient pas familiers, les femelles des deux populations les ont préférés aux individus inconnus de l'autre population.
Pour la première expérience : Différences entre les deux populations. Les femelles issues de la population Sicile n'ont fait aucune discrimination tandis que les femelles de Grèce ont montré une préférence pour leurs frères non familiers.
Deuxième expérience : Les femelles des deux populations se sont accouplées préférentiellement avec des parents éloignés inconnus (même population) par rapport à leurs frères familiers ou inconnus.
Troisième expérience : Les femelles de Sicile ont préféré s'accoupler avec des frères qui leur sont familiers plutôt qu'avec un individu inconnu provenant d'une autre population, tandis que les femelles de Grèce n'ont montré aucune préférence. Mais lorsque les frères ne leurs étaient pas familiers, les femelles des deux populations les ont préférés aux individus inconnus de l'autre population.
Rigueur de l'article
Cet article a été publié en 2020 et s'appuie sur 51 références, mais elles sont souvent très antérieures (avant 2000).
Afin de tester leur hypothèse les auteurs ont utilisé le modèle GLM (modèle général linéaire), qui est un test équivalent aux régressions linéaires mais permettant d'inclure des variables qui n'ont pas de distribution normale. Ce type de test semble être adapté à l'expérience.
Cet article a été publié en 2020 et s'appuie sur 51 références, mais elles sont souvent très antérieures (avant 2000).
Afin de tester leur hypothèse les auteurs ont utilisé le modèle GLM (modèle général linéaire), qui est un test équivalent aux régressions linéaires mais permettant d'inclure des variables qui n'ont pas de distribution normale. Ce type de test semble être adapté à l'expérience.
Ce que cet article apporte au débat
Démontre que certaines espèces sont capables de choisir leur partenaire en fonction de la familiarité.
Démontre que certaines espèces sont capables de choisir leur partenaire en fonction de la familiarité.
Remarques sur l'article
Les méthodes sont bien expliquées et s'appuient sur des références. Plusieurs expériences ont été réalisées afin de vérifier toutes les possibilités.
Les méthodes sont bien expliquées et s'appuient sur des références. Plusieurs expériences ont été réalisées afin de vérifier toutes les possibilités.
Dernière modification il y a plus de 5 ans.