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Les aires protégées n'atténuent pas le déclin de la biodiversité: une étude de cas sur les papillons
Les aires protégées n'atténuent pas le déclin de la biodiversité: une étude de cas sur les papillons
Introduction à l'article
Cet article cherche à évaluer l’efficacité des aires protégées Natura 2000 (N2000) européennes pour des espèces qui ne sont pas couramment utilisées : les papillons. Ce sont pourtant des espèces importantes pour la biodiversité principalement pour leur rôle dans la pollinisation et dans la chaine alimentaire.
L'étude va donc chercher à comparer la diversité de la richesse spécifique à l'intérieur des aires protégées N2000 mais aussi à l'extérieur et mesurer l'impact de la distance sur la richesse spécifique. Mais l'article va aussi mesurer et comparer le déclin global en richesse spécifique à l'intérieur comme à l'extérieur des aires protégées, ces 11 dernières années.
Cet article cherche à évaluer l’efficacité des aires protégées Natura 2000 (N2000) européennes pour des espèces qui ne sont pas couramment utilisées : les papillons. Ce sont pourtant des espèces importantes pour la biodiversité principalement pour leur rôle dans la pollinisation et dans la chaine alimentaire.
L'étude va donc chercher à comparer la diversité de la richesse spécifique à l'intérieur des aires protégées N2000 mais aussi à l'extérieur et mesurer l'impact de la distance sur la richesse spécifique. Mais l'article va aussi mesurer et comparer le déclin global en richesse spécifique à l'intérieur comme à l'extérieur des aires protégées, ces 11 dernières années.
Expériences de l'article
L’étude se fait en Allemagne et se base sur les données du programme allemand de la surveillance des papillons récoltées depuis 2005. 245 transects (ensemble de points de mesure ou d'observation le long d'une ligne droite) seront analysés et 115 espèces de papillons ont été étudiées. Les transects ont ensuite été placés sur une carte pour identifier les transects présents dans l'aire protégée et ceux à l'extérieur et mesurer les distances.
Un indice de qualité de l'habitat pour chaque transect a été calculé essentiellement pour la quantité d'un type d'habitat particulier par le nombre d'espèces associées à ce type d'habitat. La richesse spécifique annuelle a été calculée pour chaque transect et des modèles linéaires généralisés à effets mixtes (GLMM) ont été construits et des traitements statistiques ont été réalisés afin d'analyser les données.
L’étude se fait en Allemagne et se base sur les données du programme allemand de la surveillance des papillons récoltées depuis 2005. 245 transects (ensemble de points de mesure ou d'observation le long d'une ligne droite) seront analysés et 115 espèces de papillons ont été étudiées. Les transects ont ensuite été placés sur une carte pour identifier les transects présents dans l'aire protégée et ceux à l'extérieur et mesurer les distances.
Un indice de qualité de l'habitat pour chaque transect a été calculé essentiellement pour la quantité d'un type d'habitat particulier par le nombre d'espèces associées à ce type d'habitat. La richesse spécifique annuelle a été calculée pour chaque transect et des modèles linéaires généralisés à effets mixtes (GLMM) ont été construits et des traitements statistiques ont été réalisés afin d'analyser les données.
Résultats de l'article
Plusieurs résultats sont à noter, tout d'abord les auteurs soulignent que la richesse spécifique est significativement supérieure à l'intérieur des aires protégées N2000 par rapport à l'extérieur. Autre point relevé, plus le transect analysé est éloigné des aires protégées plus la richesse spécifique est faible.
Cependant un autre point montre que la richesse spécifique en papillon a diminué de 10% en 11 ans, et le déclin n'est pas significativement plus fort dans les aires protégées qu'à l'extérieur. Aucun impact significatif de la distance n'a été relevé. Ainsi que ce soit dans les aires protégées ou en dehors le déclin des espèces de papillons est similaire.
Plusieurs résultats sont à noter, tout d'abord les auteurs soulignent que la richesse spécifique est significativement supérieure à l'intérieur des aires protégées N2000 par rapport à l'extérieur. Autre point relevé, plus le transect analysé est éloigné des aires protégées plus la richesse spécifique est faible.
Cependant un autre point montre que la richesse spécifique en papillon a diminué de 10% en 11 ans, et le déclin n'est pas significativement plus fort dans les aires protégées qu'à l'extérieur. Aucun impact significatif de la distance n'a été relevé. Ainsi que ce soit dans les aires protégées ou en dehors le déclin des espèces de papillons est similaire.
Rigueur de l'article
Plusieurs critiques peuvent être émises sur cet article notamment sur les bases de données qui ne sont pas réalisées par les auteurs mais par des bénévoles du programme allemand de la surveillance des papillons. Les auteurs soulignent cependant que la qualité des données est vérifiée par des experts et les données sont gérées de manière centralisée.
De plus l'analyse se fait uniquement en Allemagne, une zone d'étude plus large aurait pu diminuer les risques de biais.
Plusieurs critiques peuvent être émises sur cet article notamment sur les bases de données qui ne sont pas réalisées par les auteurs mais par des bénévoles du programme allemand de la surveillance des papillons. Les auteurs soulignent cependant que la qualité des données est vérifiée par des experts et les données sont gérées de manière centralisée.
De plus l'analyse se fait uniquement en Allemagne, une zone d'étude plus large aurait pu diminuer les risques de biais.
Ce que cet article apporte au débat
Ainsi cet article permet de voir que les aires protégées ne sont pas forcément adaptées à toutes les espèces et que des problèmes sont à souligner pour des espèces pourtant importantes comme les papillons. Bien que ces espaces contiennent une plus grande richesse spécifique, cela ne ralentit pas le déclin de cette richesse spécifique.
L'article souligne que des efforts de gestion doivent être faits dans les aires protégées pour éviter le déclin et que les aires protégées doivent être repensé pour prendre en compte les besoins dune grande diversité d'espèces et non une petite partie.
Ainsi cet article permet de voir que les aires protégées ne sont pas forcément adaptées à toutes les espèces et que des problèmes sont à souligner pour des espèces pourtant importantes comme les papillons. Bien que ces espaces contiennent une plus grande richesse spécifique, cela ne ralentit pas le déclin de cette richesse spécifique.
L'article souligne que des efforts de gestion doivent être faits dans les aires protégées pour éviter le déclin et que les aires protégées doivent être repensé pour prendre en compte les besoins dune grande diversité d'espèces et non une petite partie.
Remarques sur l'article
Cette article mentionne d'autres études soulignant un déclin d'autres espèces d’insecte dans les aires protégées ce qui montre que la papillon est loin d'être une exception.
Cette article mentionne d'autres études soulignant un déclin d'autres espèces d’insecte dans les aires protégées ce qui montre que la papillon est loin d'être une exception.
Figure
Légende :
Tendances de la richesse en espèces des assemblages de papillons à l'extérieur et à l'intérieur des sites N2000. Les bandes grises indiquent des intervalles de confiance à 95%
Rada, Stanislav et al. “Protected areas do not mitigate biodiversity declines: A case study on butterflies.” Diversity and Distributions 25 (2019): 217-224.
Légende :
Tendances de la richesse en espèces des assemblages de papillons à l'extérieur et à l'intérieur des sites N2000. Les bandes grises indiquent des intervalles de confiance à 95%
Rada, Stanislav et al. “Protected areas do not mitigate biodiversity declines: A case study on butterflies.” Diversity and Distributions 25 (2019): 217-224.
Titre de l'article
Les aires protégées n'atténuent pas le déclin de la biodiversité: une étude de cas sur les papillons
Les aires protégées n'atténuent pas le déclin de la biodiversité: une étude de cas sur les papillons
Introduction à l'article
Cet article cherche à évaluer l’efficacité des aires protégées Natura 2000 (N2000) européennes pour des espèces qui ne sont pas couramment utilisées : les papillons. Ce sont pourtant des espèces importantes pour la biodiversité principalement pour leur rôle dans la pollinisation et dans la chaine alimentaire.
L'étude va donc chercher à comparer la diversité de la richesse spécifique à l'intérieur des aires protégées N2000 mais aussi à l'extérieur et mesurer l'impact de la distance sur la richesse spécifique. Mais l'article va aussi mesurer et comparer le déclin global en richesse spécifique à l'intérieur comme à l'extérieur des aires protégées, ces 11 dernières années.
Cet article cherche à évaluer l’efficacité des aires protégées Natura 2000 (N2000) européennes pour des espèces qui ne sont pas couramment utilisées : les papillons. Ce sont pourtant des espèces importantes pour la biodiversité principalement pour leur rôle dans la pollinisation et dans la chaine alimentaire.
L'étude va donc chercher à comparer la diversité de la richesse spécifique à l'intérieur des aires protégées N2000 mais aussi à l'extérieur et mesurer l'impact de la distance sur la richesse spécifique. Mais l'article va aussi mesurer et comparer le déclin global en richesse spécifique à l'intérieur comme à l'extérieur des aires protégées, ces 11 dernières années.
Expériences de l'article
L’étude se fait en Allemagne et se base sur les données du programme allemand de la surveillance des papillons récoltées depuis 2005. 245 transects (ensemble de points de mesure ou d'observation le long d'une ligne droite) seront analysés et 115 espèces de papillons ont été étudiées. Les transects ont ensuite été placés sur une carte pour identifier les transects présents dans l'aire protégée et ceux à l'extérieur et mesurer les distances.
Un indice de qualité de l'habitat pour chaque transect a été calculé essentiellement pour la quantité d'un type d'habitat particulier par le nombre d'espèces associées à ce type d'habitat. La richesse spécifique annuelle a été calculée pour chaque transect et des modèles linéaires généralisés à effets mixtes (GLMM) ont été construits et des traitements statistiques ont été réalisés afin d'analyser les données.
L’étude se fait en Allemagne et se base sur les données du programme allemand de la surveillance des papillons récoltées depuis 2005. 245 transects (ensemble de points de mesure ou d'observation le long d'une ligne droite) seront analysés et 115 espèces de papillons ont été étudiées. Les transects ont ensuite été placés sur une carte pour identifier les transects présents dans l'aire protégée et ceux à l'extérieur et mesurer les distances.
Un indice de qualité de l'habitat pour chaque transect a été calculé essentiellement pour la quantité d'un type d'habitat particulier par le nombre d'espèces associées à ce type d'habitat. La richesse spécifique annuelle a été calculée pour chaque transect et des modèles linéaires généralisés à effets mixtes (GLMM) ont été construits et des traitements statistiques ont été réalisés afin d'analyser les données.
Résultats de l'article
Plusieurs résultats sont à noter, tout d'abord les auteurs soulignent que la richesse spécifique est significativement supérieure à l'intérieur des aires protégées N2000 par rapport à l'extérieur. Autre point relevé, plus le transect analysé est éloigné des aires protégées plus la richesse spécifique est faible.
Cependant un autre point montre que la richesse spécifique en papillon a diminué de 10% en 11 ans, et le déclin n'est pas significativement plus fort dans les aires protégées qu'à l'extérieur. Aucun impact significatif de la distance n'a été relevé. Ainsi que ce soit dans les aires protégées ou en dehors le déclin des espèces de papillons est similaire.
Plusieurs résultats sont à noter, tout d'abord les auteurs soulignent que la richesse spécifique est significativement supérieure à l'intérieur des aires protégées N2000 par rapport à l'extérieur. Autre point relevé, plus le transect analysé est éloigné des aires protégées plus la richesse spécifique est faible.
Cependant un autre point montre que la richesse spécifique en papillon a diminué de 10% en 11 ans, et le déclin n'est pas significativement plus fort dans les aires protégées qu'à l'extérieur. Aucun impact significatif de la distance n'a été relevé. Ainsi que ce soit dans les aires protégées ou en dehors le déclin des espèces de papillons est similaire.
Rigueur de l'article
Plusieurs critiques peuvent être émises sur cet article notamment sur les bases de données qui ne sont pas réalisées par les auteurs mais par des bénévoles du programme allemand de la surveillance des papillons. Les auteurs soulignent cependant que la qualité des données est vérifiée par des experts et les données sont gérées de manière centralisée.
De plus l'analyse se fait uniquement en Allemagne, une zone d'étude plus large aurait pu diminuer les risques de biais.
Plusieurs critiques peuvent être émises sur cet article notamment sur les bases de données qui ne sont pas réalisées par les auteurs mais par des bénévoles du programme allemand de la surveillance des papillons. Les auteurs soulignent cependant que la qualité des données est vérifiée par des experts et les données sont gérées de manière centralisée.
De plus l'analyse se fait uniquement en Allemagne, une zone d'étude plus large aurait pu diminuer les risques de biais.
Ce que cet article apporte au débat
Ainsi cet article permet de voir que les aires protégées ne sont pas forcément adaptées à toutes les espèces et que des problèmes sont à souligner pour des espèces pourtant importantes comme les papillons. Bien que ces espaces contiennent une plus grande richesse spécifique, cela ne ralentit pas le déclin de cette richesse spécifique.
L'article souligne que des efforts de gestion doivent être faits dans les aires protégées pour éviter le déclin et que les aires protégées doivent être repensé pour prendre en compte les besoins dune grande diversité d'espèces et non une petite partie.
Ainsi cet article permet de voir que les aires protégées ne sont pas forcément adaptées à toutes les espèces et que des problèmes sont à souligner pour des espèces pourtant importantes comme les papillons. Bien que ces espaces contiennent une plus grande richesse spécifique, cela ne ralentit pas le déclin de cette richesse spécifique.
L'article souligne que des efforts de gestion doivent être faits dans les aires protégées pour éviter le déclin et que les aires protégées doivent être repensé pour prendre en compte les besoins dune grande diversité d'espèces et non une petite partie.
Remarques sur l'article
Cette article mentionne d'autres études soulignant un déclin d'autres espèces d’insecte dans les aires protégées ce qui montre que la papillon est loin d'être une exception.
Cette article mentionne d'autres études soulignant un déclin d'autres espèces d’insecte dans les aires protégées ce qui montre que la papillon est loin d'être une exception.
Figure
Tendances de la richesse en espèces des assemblages de papillons à l'extérieur et à l'intérieur des sites N2000. Les bandes grises indiquent des intervalles de confiance à 95%
Rada, Stanislav et al. “Protected areas do not mitigate biodiversity declines: A case study on butterflies.” Diversity and Distributions 25 (2019): 217-224.
Tendances de la richesse en espèces des assemblages de papillons à l'extérieur et à l'intérieur des sites N2000. Les bandes grises indiquent des intervalles de confiance à 95%
Rada, Stanislav et al. “Protected areas do not mitigate biodiversity declines: A case study on butterflies.” Diversity and Distributions 25 (2019): 217-224.
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