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Titre de la review

Réintroduire le castor Castor fiber en Grande-Bretagne : une analyse des risques sanitaires

Résumé de la review

Les castors d'Eurasie peuvent être des hôtes potentiels à certains parasites ou maladies. Il y a un risque à considérer étant donné les réintroductions officielles en Ecosse et Angleterre mais aussi celles illégales. Un pathogène dangereux pourrait compromettre les programmes de réintroduction mais aussi mettre en danger la faune et les humains vivant dans cette région. Cette review a pour but d'apporter des informations sur ce risque pour sélectionner les individus réintroduits et limiter les conséquences.

Les auteurs ont évalué les risques pour chaque pathogène pouvant être observé dans la population et ont classé leur dangerosité selon la sévérité de la maladie et la probabilité d'occurrence. Plusieurs parasites ont été identifiés comme à haut risque (Fasciola hepatica, Giardia spp., etc) ainsi que des bactéries (Escherichia coli, Franciscella tularensis, etc), un champignon et le virus de la rage. Cependant, il n'a jamais été démontré que la réintroduction du castor notamment en Écosse ait augmenté les risques de transmission de pathogènes à grande échelle. Il existe déjà une phase de tests importante avant le relâchement d'un individu dans la nature.

Pour proposer des mesures contre la transmission de maladies via les castors réintroduits, les auteurs ont considéré la présence du pathogène en Grande-Bretagne et ont identifié des méthodes diagnostiques. Les risques majeurs pourraient être diminués en prélevant les individus contaminés dans la nature. Pour les pathogènes à moindre risque, les procédures pré-existantes pour tester les individus avant de les relâcher seraient suffisantes. De plus, un suivi important après réintroduction est nécessaire. Ils suggèrent que les individus morts soient examinés attentivement et que toute preuve d'une maladie chez les autres animaux dans une zone de réintroduction de castors soit étudiée.

Considérant ces analyses et en continuant de tester rigoureusement les individus relâchés, le risque de transmission de pathogènes dangereux pour le reste de la faune ou les humains serait faible.

Ce que cette review apporte au débat

Cette review apporte des informations concernant la possible transmission de pathogènes graves via les castors réintroduits. Cette inquiétude est fondée étant donnée la présence de pathogènes à haut risque mais des méthodes et des tests appliqués rigoureusement ainsi qu'un suivi minutieux diminuent ce risque qui devrait rester faible.

Publiée il y a plus de 6 ans par F. Touchard et collaborateurs..
Dernière modification il y a plus de 6 ans.
Review : Reintroducing beavers Castor fiber to Britain: a disease risk analysis
  • Auteurs
    Simon J. Girling, Adam Naylor, Mary Fraser, Róisín Campbell-Palmer
  • Année de publication
    2019
  • Journal
    Mammal Review
  • Abstract (dans sa langue originale)
    1. Eurasian beavers Castor fiber are potential hosts for a range of infectious diseases and parasites, including those typical of common European rodents. A number of infectious organisms are potentially zoonotic and may be notifiable under animal health legislation. The official trial beaver reintroductions to Scotland, the retrospectively licensed releases in England, and the increasingly obvious presence of large numbers of unlicensed illegally released animals have highlighted potential disease risks.

    2. We aimed to conduct a disease risk analysis, based on peer reviewed publications, for selection and health screening of Eurasian beavers prior to release into the wild in Britain.

    3. Adapted from the International Union for the Conservation of Nature’s ‘Guidelines for Disease Risk Analysis’, a four‐step process was used to formulate a disease risk analysis: 1) problem description; 2) hazard identification based on literature review; 3) risk assessment, which resulted in categorisation of pathogens into low, medium, and high risk; and 4) risk management: identification of mitigating measures, followed by risk re‐evaluation in light of the reported effectiveness of the mitigation measures.

    4. The highest‐risk pathogens identified in the literature review process included: parasites, specifically Cryptosporidium parvum, Echinococcus multilocularis, Eimeria spp., Fasciola hepatica, Giardia spp., Trichinella britovi; bacteria, specifically Escherichia coli, Franciscella tularensis, Mycobacterium avium, Salmonella spp., Yersinia spp.; a fungus Cryptosporidium parvum (Emmonsia parva); and terrestrial rabies virus. Most could be mitigated by sourcing beavers from Britain. The rest could be mitigated by pre‐release testing procedures that are already established.

    5. The risk of introducing significant disease to humans, domestic animals, or wildlife by releasing into the wild in Britain a beaver that was captive‐bred in Britain or a wild beaver from Scotland, based on the current evidence of disease incidence, and assuming the use of robust, peer reviewed, pre‐release health screening techniques, can be viewed as low.

  • Identifiant unique
    10.1111/mam.12163
  • Accéder à la référence
  • Apparait dans la controverse
    Réintroduction du castor : ingénieur talentueux ou fauteur de troubles ?
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