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Titre de l'article

La réintroduction des rapaces menacés : Une étude de cas sur le nourrissage complémentaire et le prélèvement des oisillons dans les populations sauvages

Introduction à l'article

Le nourrissage complémentaire et le prélèvement des jeunes est une méthode de gestion des populations très utilisée pour augmenter le nombre d'individus chez les populations d'oiseaux menacées. L'article propose d'évaluer l'efficacité de cette méthode chez les aigles impériaux et chez les gypaètes barbus.
Il s'agit donc de mesurer le nombre de couples d'oiseaux, et l'efficacité des programmes d'introduction de jeunes oiseaux sauvages (prélevés du nid) dans de nouveaux territoires.

Expériences de l'article

Ils ont étudiés des populations d'aigles dans les territoires du Sierra Morena, entre 2012 et 2015. Les populations de gypaètes, quant, à elle, proviennent des Pyrénées espagnoles, avec un suivi entre 1988 et 2012. En utilisant un modèle linéaire mixte généralisé (GLMM), ils ont regardé l'efficacité de leur plan de gestion en terme de nombres de couples installés.

Résultats de l'article

La population d'aigles à augmentée de 810% entre 2001 et 2015, et celle gypaètes de 347% en 25 ans (le nourrissage supplémentaire ayant duré entre 2007 et 2010). La réponse au nourrissage dépend grandement de la qualité du territoire des couples de vautour : si le territoire est de bonne qualité, il n'a que peu d'impact.
Le prélèvement des jeunes à l'état sauvage pour les réintroduire dans d'autres territoires est huit fois moins coûteux que les programmes de reproduction en captivité.

Rigueur de l'article

Il s'agit d'un article dont l'analyse statistique est remise en question : voir la référence suivante "Le nourrissage et l'extraction des juvéniles à l'état sauvage ne sont pas des alternatives sensées à l'élevage en captivité pour réintroduire le gypaète barbu"

Ce que cet article apporte au débat

Il s'agit d'une analyse d'une alternative aux programme de réintroduction en captivité. Si cet article ne permet pas de mesurer l'efficacité de ces derniers, il soulève tout de même des points intéressants (notamment les coûts des programmes et la gestion des populations sur place).

Publiée il y a plus de 7 ans par I. Prigent.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.
Article : Reintroducing endangered raptors: A case study of supplementary feeding and removal of nestlings from wild populations
  • 1 1
  • Auteurs
    Miguel Ferrer, Virginia Morandini, Gerardo Baguena, Ian Newton
  • Année de publication
    2017
  • Journal
    Journal of Applied Ecology
  • Abstract (dans sa langue originale)

    Supplementary feeding is a common practice to raise reproductive output in raptors and other species; nevertheless, its application in conservation has only recently been discussed critically. Here, we analyse the effect of supplementary feeding in territorial raptors, taking advantage of two long‐term datasets for the Spanish imperial eagle (Aquila adalberti) and bearded vulture (Gypaetus barbatus). In both species, supplementary feeding was used over four years, allowing the extraction of eggs or nestlings for reintroduction programmes.
    Both populations increased during the last 20 years. In 2001, only 10 Spanish imperial eagle pairs were found in Sierra Morena, increasing to 91 pairs in 2015 (810% of increase). The Bearded vulture population in Aragon increased from 15 occupied territories in 1988 to 67 in 2012 (347% of increase). Density‐dependent breeding productivity on habitat heterogeneity was established in both populations.
    Results of generalized linear mixed model analysis with relative productivity as the dependent variable, species and supplementary feeding as fixed factors, and territory as random factor showed a significant effect of supplementary feeding on relative productivity in both species as well as in the interaction between territory and supplementary feeding. This implied a different response among territories to supplementary feeding. Birds in poor‐quality territories with low productivity levels responded more strongly to supplementary feeding than birds in territories with higher levels of natural productivity.
    A reintroduction programme based on supplementary feeding and extraction of nestlings costs eight times less than the same programme based on captive breeding and takes 10 years less.
    Synthesis and applications. Supplementary feeding in territorial raptors could be useful (1) in an episodic main prey collapse and (2) in poor‐quality territories in a high‐density population, to produce extra young for reintroduction programmes. For greatest efficiency, supplementary feeding needs to be targeted at poorer territories in which the reproductive rate has the potential to be raised by provision of extra food. The extra young produced can then be used in reintroduction programmes in which chances of recruiting to a breeding population are high.

  • Identifiant unique
    10.1111/1365-2664.13014
  • Accéder à la référence
  • Apparait dans la controverse
    Peut-on réintroduire des espèces de manière durable alors que celles-ci ont été élevées en captivité ?
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