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Restauration de la variabilité génétique perdue - L'hypothèse du sauvetage génétique
Restauration de la variabilité génétique perdue - L'hypothèse du sauvetage génétique
Résumé de la review
Antérieurement à l'article, la communauté scientifique était plutôt en accord sur le fait que la perte de variabilité génétique et la dépression de consanguinité n'étaient que des facteurs secondaires afin d'expliquer l'extinction des populations car, en effet, ces phénomènes n'apparaissaient que chez des populations de taille déjà critique. Cependant, certaines espèces existent sous forme de métapopulations, c'est à dire sous forme de petites populations morcelées connectées entre elles par des évènements de migration, impliquant des flux de gènes entre ces dernières. Pour de telles populations à faibles effectifs, la perte de diversité génétique et le phénomène de dépression de consanguinité peuvent fortement nuire à ces dernières. Par conséquent, la migration est cruciale afin de restaurer la variation génétique, réduire la consanguinité et ainsi "sauver" ces populations de la disparition (sauvetage génétique).
Une expérimentation a été réalisée par Richards en 2000 sur la plante Silene alba, celle-ci possédant une structure typique de métapopulation. Cette expérience a mis en évidence que les populations isolées étaient sujettes à de la dépression de consanguinité contrairement à celles non isolées, mettant ainsi en évidence l'importance du flux de gènes pour la viabilité de ces populations.
Suivant cette idée, Ball et al. ont utilisé des populations expérimentales de Drosophila melanogaster afin d'évaluer la contribution génétique d'un immigré au sein de populations consanguines. Des études antérieures avaient mis en évidence une augmentation pouvant aller jusqu'à 50% de la fitness initiale de la population. La particularité de cette expérience est qu'ici les auteurs ont cherché les raisons de cette augmentation et ils les ont explicité au nombre de trois : tout d'abord l'effet "mâle rare" où la femelle s'accouple préférentiellement avec ces derniers, ensuite l'effet de la "vigueur initiale des hybrides" où un migrant peut avoir une fitness plus élevée par rapport à une population où les mâles souffrent de dépression de consanguinité et dernièrement, le phénomène d'hétérosis.
En conclusion, l'auteur insiste sur le fait que de nombreuses études montrent que des niveaux très faibles de migrations pourraient suffire à restaurer la diversité génétique dans les populations consanguines, tout en nous mettant également en garde sur la variance élevée des résultats. De grandes précautions devront donc être prises lors d'un programme de sauvetage génétique.
Antérieurement à l'article, la communauté scientifique était plutôt en accord sur le fait que la perte de variabilité génétique et la dépression de consanguinité n'étaient que des facteurs secondaires afin d'expliquer l'extinction des populations car, en effet, ces phénomènes n'apparaissaient que chez des populations de taille déjà critique. Cependant, certaines espèces existent sous forme de métapopulations, c'est à dire sous forme de petites populations morcelées connectées entre elles par des évènements de migration, impliquant des flux de gènes entre ces dernières. Pour de telles populations à faibles effectifs, la perte de diversité génétique et le phénomène de dépression de consanguinité peuvent fortement nuire à ces dernières. Par conséquent, la migration est cruciale afin de restaurer la variation génétique, réduire la consanguinité et ainsi "sauver" ces populations de la disparition (sauvetage génétique).
Une expérimentation a été réalisée par Richards en 2000 sur la plante Silene alba, celle-ci possédant une structure typique de métapopulation. Cette expérience a mis en évidence que les populations isolées étaient sujettes à de la dépression de consanguinité contrairement à celles non isolées, mettant ainsi en évidence l'importance du flux de gènes pour la viabilité de ces populations.
Suivant cette idée, Ball et al. ont utilisé des populations expérimentales de Drosophila melanogaster afin d'évaluer la contribution génétique d'un immigré au sein de populations consanguines. Des études antérieures avaient mis en évidence une augmentation pouvant aller jusqu'à 50% de la fitness initiale de la population. La particularité de cette expérience est qu'ici les auteurs ont cherché les raisons de cette augmentation et ils les ont explicité au nombre de trois : tout d'abord l'effet "mâle rare" où la femelle s'accouple préférentiellement avec ces derniers, ensuite l'effet de la "vigueur initiale des hybrides" où un migrant peut avoir une fitness plus élevée par rapport à une population où les mâles souffrent de dépression de consanguinité et dernièrement, le phénomène d'hétérosis.
En conclusion, l'auteur insiste sur le fait que de nombreuses études montrent que des niveaux très faibles de migrations pourraient suffire à restaurer la diversité génétique dans les populations consanguines, tout en nous mettant également en garde sur la variance élevée des résultats. De grandes précautions devront donc être prises lors d'un programme de sauvetage génétique.
Ce que cette review apporte au débat
La review est relativement complète, bien que courte. Elle nous permet d'avoir accès à de nouvelles expériences types afin d'évaluer l'impact du sauvetage génétique sur les populations consanguines. De plus, elle met en avant trois causes pouvant expliquer l'avantage potentiel de cette stratégie : l'effet des mâles rares, l'effet de la vigueur initiale des hybrides et l'hétérosis. Cette review nous apporte donc des preuves sur le fait qu'un seul évènement de migration pourrait améliorer la fitness d'une population consanguine. L'auteur souligne tout de même que le lien entre la variation génétique, la fitness et la persistance des populations est encore inconnu et reste un défi pour le domaine de la génétique de la conservation.
La review est relativement complète, bien que courte. Elle nous permet d'avoir accès à de nouvelles expériences types afin d'évaluer l'impact du sauvetage génétique sur les populations consanguines. De plus, elle met en avant trois causes pouvant expliquer l'avantage potentiel de cette stratégie : l'effet des mâles rares, l'effet de la vigueur initiale des hybrides et l'hétérosis. Cette review nous apporte donc des preuves sur le fait qu'un seul évènement de migration pourrait améliorer la fitness d'une population consanguine. L'auteur souligne tout de même que le lien entre la variation génétique, la fitness et la persistance des populations est encore inconnu et reste un défi pour le domaine de la génétique de la conservation.
Remarques sur la review
Cette review est assez ancienne et manque certainement de ressources bibliographiques dont nous disposons aujourd'hui.
Cette review est assez ancienne et manque certainement de ressources bibliographiques dont nous disposons aujourd'hui.
Titre de la review
Restauration de la variabilité génétique perdue - L'hypothèse du sauvetage génétique
Restauration de la variabilité génétique perdue - L'hypothèse du sauvetage génétique
Résumé de la review
Antérieurement à l'article, la communauté scientifique était plutôt en accord sur le fait que la perte de variabilité génétique et la dépression de consanguinité n'étaient que des facteurs secondaires afin d'expliquer l'extinction des populations car, en effet, ces phénomènes n'apparaissaient que chez des populations de taille déjà critique. Cependant, certaines espèces existent sous forme de métapopulations, c'est à dire sous forme de petites populations morcelées connectées entre elles par des évènements de migration, impliquant des flux de gènes entre ces dernières. Pour de telles populations à faibles effectifs, la perte de diversité génétique et le phénomène de dépression de consanguinité peuvent fortement nuire à ces dernières. Par conséquent, la migration est cruciale afin de restaurer la variation génétique, réduire la consanguinité et ainsi "sauver" ces populations de la disparition (sauvetage génétique).
Une expérimentation a été réalisée par Richards en 2000 sur la plante Silene alba, celle-ci possédant une structure typique de métapopulation. Cette expérience a mis en évidence que les populations isolées étaient sujettes à de la dépression de consanguinité contrairement à celles non isolées, mettant ainsi en évidence l'importance du flux de gènes pour la viabilité de ces populations.
Suivant cette idée, Ball et al. ont utilisé des populations expérimentales de Drosophila melanogaster afin d'évaluer la contribution génétique d'un immigré au sein de populations consanguines. Des études antérieures avaient mis en évidence une augmentation pouvant aller jusqu'à 50% de la fitness initiale de la population. La particularité de cette expérience est qu'ici les auteurs ont cherché les raisons de cette augmentation et ils les ont explicité au nombre de trois : tout d'abord l'effet "mâle rare" où la femelle s'accouple préférentiellement avec ces derniers, ensuite l'effet de la "vigueur initiale des hybrides" où un migrant peut avoir une fitness plus élevée par rapport à une population où les mâles souffrent de dépression de consanguinité et dernièrement, le phénomène d'hétérosis.
En conclusion, l'auteur insiste sur le fait que de nombreuses études montrent que des niveaux très faibles de migrations pourraient suffire à restaurer la diversité génétique dans les populations consanguines, tout en nous mettant également en garde sur la variance élevée des résultats. De grandes précautions devront donc être prises lors d'un programme de sauvetage génétique.
Antérieurement à l'article, la communauté scientifique était plutôt en accord sur le fait que la perte de variabilité génétique et la dépression de consanguinité n'étaient que des facteurs secondaires afin d'expliquer l'extinction des populations car, en effet, ces phénomènes n'apparaissaient que chez des populations de taille déjà critique. Cependant, certaines espèces existent sous forme de métapopulations, c'est à dire sous forme de petites populations morcelées connectées entre elles par des évènements de migration, impliquant des flux de gènes entre ces dernières. Pour de telles populations à faibles effectifs, la perte de diversité génétique et le phénomène de dépression de consanguinité peuvent fortement nuire à ces dernières. Par conséquent, la migration est cruciale afin de restaurer la variation génétique, réduire la consanguinité et ainsi "sauver" ces populations de la disparition (sauvetage génétique).
Une expérimentation a été réalisée par Richards en 2000 sur la plante Silene alba, celle-ci possédant une structure typique de métapopulation. Cette expérience a mis en évidence que les populations isolées étaient sujettes à de la dépression de consanguinité contrairement à celles non isolées, mettant ainsi en évidence l'importance du flux de gènes pour la viabilité de ces populations.
Suivant cette idée, Ball et al. ont utilisé des populations expérimentales de Drosophila melanogaster afin d'évaluer la contribution génétique d'un immigré au sein de populations consanguines. Des études antérieures avaient mis en évidence une augmentation pouvant aller jusqu'à 50% de la fitness initiale de la population. La particularité de cette expérience est qu'ici les auteurs ont cherché les raisons de cette augmentation et ils les ont explicité au nombre de trois : tout d'abord l'effet "mâle rare" où la femelle s'accouple préférentiellement avec ces derniers, ensuite l'effet de la "vigueur initiale des hybrides" où un migrant peut avoir une fitness plus élevée par rapport à une population où les mâles souffrent de dépression de consanguinité et dernièrement, le phénomène d'hétérosis.
En conclusion, l'auteur insiste sur le fait que de nombreuses études montrent que des niveaux très faibles de migrations pourraient suffire à restaurer la diversité génétique dans les populations consanguines, tout en nous mettant également en garde sur la variance élevée des résultats. De grandes précautions devront donc être prises lors d'un programme de sauvetage génétique.
Ce que cette review apporte au débat
La review est relativement complète, bien que courte. Elle nous permet d'avoir accès à de nouvelles expériences types afin d'évaluer l'impact du sauvetage génétique sur les populations consanguines. De plus, elle met en avant trois causes pouvant expliquer l'avantage potentiel de cette stratégie : l'effet des mâles rares, l'effet de la vigueur initiale des hybrides et l'hétérosis. Cette review nous apporte donc des preuves sur le fait qu'un seul évènement de migration pourrait améliorer la fitness d'une population consanguine. L'auteur souligne tout de même que le lien entre la variation génétique, la fitness et la persistance des populations est encore inconnu et reste un défi pour le domaine de la génétique de la conservation.
La review est relativement complète, bien que courte. Elle nous permet d'avoir accès à de nouvelles expériences types afin d'évaluer l'impact du sauvetage génétique sur les populations consanguines. De plus, elle met en avant trois causes pouvant expliquer l'avantage potentiel de cette stratégie : l'effet des mâles rares, l'effet de la vigueur initiale des hybrides et l'hétérosis. Cette review nous apporte donc des preuves sur le fait qu'un seul évènement de migration pourrait améliorer la fitness d'une population consanguine. L'auteur souligne tout de même que le lien entre la variation génétique, la fitness et la persistance des populations est encore inconnu et reste un défi pour le domaine de la génétique de la conservation.
Remarques sur la review
Cette review est assez ancienne et manque certainement de ressources bibliographiques dont nous disposons aujourd'hui.
Cette review est assez ancienne et manque certainement de ressources bibliographiques dont nous disposons aujourd'hui.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.