The rate of biodiversity loss is not slowing despite global commitments, and the depletion of animal species can reduce the stability of ecological communities. Despite this continued loss, some substantial progress in reversing defaunation is being achieved through the intentional movement of animals to restore populations. We review the full spectrum of conservation translocations, from reinforcement and reintroduction to controversial conservation introductions that seek to restore populations outside their indigenous range or to introduce ecological replacements for extinct forms. We place the popular, but misunderstood, concept of rewilding within this framework and consider the future role of new technical developments such as de-extinction.
Titre de la review
Inverser la défaunation : Restaurer les espèces dans un monde en changement
Inverser la défaunation : Restaurer les espèces dans un monde en changement
Résumé de la review
Différentes études ont pu montré une hausse des taux d'extinction. Pour éviter la disparition d'espèces menacées, il est possible de mettre en place des plans de conservation, qui peuvent s'avérer très efficaces. Cependant, d'autres formes de gestion de ces espèces sont parfois nécessaires : le déplacement volontaire d'animaux pour reformer des populations dans certaines zones.
Cette review définit les différentes méthodes de translocation de population, leurs avantages et leurs défauts, ainsi que quelques exemples.
La première méthode présentée vise à restaurer les espèces. Il s'agit alors de déplacer des individus d'une espèce vers une zone où la population de cette espèce est faible ou éteinte. Dans le premier cas, il s'agit d'un renforcement de population. Dans le deuxième cas, il s'agit de réintroduction.
Ces méthodes présentent plusieurs défauts. En premier lieu, les espèces restaurées sont choisies arbitrairement sur des critères de popularité, et non de menace. Il est à noter que les mammifères et les oiseaux bénéficient d'un plus grand nombre de restauration que les autres groupes. D'autre part, ces restaurations sont plus nombreuses dans les pays développés.
Une deuxième problématique concerne le succès de ces réintroductions : l'article indique un taux de réussite de 23%. Il s'agit de déplacer un nombre suffisant d'individus, afin d'éviter l'effet Allee qui entraîne une diminution du taux de croissance quand la taille de la population est faible. Un trop grand nombre d'individus peut cependant diminuer la probabilité de conserver les traits adaptatifs locaux, et introduire des maladies.
Enfin, il est important d'établir un "target state", c'est à dire un état dans lequel il est souhaitable que l'écosystème mis en péril revienne. Il est alors nécessaire de faire des choix arbitraires sur le moment idéal dans l'histoire de l'écosystème. Souvent, on utilise l'état du milieu avant colonisation par l'Homme comme base. Cependant, cela ne donne aucune assurance de la pérennité de l'écosystème, surtout au vu de la période de grands changements subie actuellement.
Lorsque le milieu est trop altéré, notamment à cause des changements climatiques, il est possible d'imaginer un déplacement d'une population dans un nouveau milieu, en dehors de son aire de répartition naturelle. Il s'agit de colonisation assistée. Au vu du désastre que peuvent causer les espèces invasives, cette méthode a été vivement contestée. Il a été établi qu'effectuer des études de risque et prendre toutes les précautions possibles est nécessaire, afin d'éviter tout risque.
Des chercheurs ont proposé d'introduire des espèces dans de nouveaux milieux, non pas dans une optique de restaurer l'espèce concernée, mais avec pour objectif de remplacer une niche écologique importante, laissée vacante par une espèce récemment éteinte. Cette méthode s'est révélée assez fructueuse avec l'exemple des tortues géantes des Seychelles, introduites dans les îles Maurice. Introduites pour remplacer une espèce indigène éteinte, elles permettent ainsi la dispersion des graines de grandes tailles.
Le concept de "rewilding" consiste à réintroduire dans un écosystème des espèces parapluie, c'est-à-dire dont la présence et la protection permet de protéger un grand nombre d'espèces. De la même façon, l'objectif est de permettre un meilleur fonctionnement de l'écosystème en introduisant des espèces clé disparues.
Différentes études ont pu montré une hausse des taux d'extinction. Pour éviter la disparition d'espèces menacées, il est possible de mettre en place des plans de conservation, qui peuvent s'avérer très efficaces. Cependant, d'autres formes de gestion de ces espèces sont parfois nécessaires : le déplacement volontaire d'animaux pour reformer des populations dans certaines zones.
Cette review définit les différentes méthodes de translocation de population, leurs avantages et leurs défauts, ainsi que quelques exemples.
La première méthode présentée vise à restaurer les espèces. Il s'agit alors de déplacer des individus d'une espèce vers une zone où la population de cette espèce est faible ou éteinte. Dans le premier cas, il s'agit d'un renforcement de population. Dans le deuxième cas, il s'agit de réintroduction.
Ces méthodes présentent plusieurs défauts. En premier lieu, les espèces restaurées sont choisies arbitrairement sur des critères de popularité, et non de menace. Il est à noter que les mammifères et les oiseaux bénéficient d'un plus grand nombre de restauration que les autres groupes. D'autre part, ces restaurations sont plus nombreuses dans les pays développés.
Une deuxième problématique concerne le succès de ces réintroductions : l'article indique un taux de réussite de 23%. Il s'agit de déplacer un nombre suffisant d'individus, afin d'éviter l'effet Allee qui entraîne une diminution du taux de croissance quand la taille de la population est faible. Un trop grand nombre d'individus peut cependant diminuer la probabilité de conserver les traits adaptatifs locaux, et introduire des maladies.
Enfin, il est important d'établir un "target state", c'est à dire un état dans lequel il est souhaitable que l'écosystème mis en péril revienne. Il est alors nécessaire de faire des choix arbitraires sur le moment idéal dans l'histoire de l'écosystème. Souvent, on utilise l'état du milieu avant colonisation par l'Homme comme base. Cependant, cela ne donne aucune assurance de la pérennité de l'écosystème, surtout au vu de la période de grands changements subie actuellement.
Lorsque le milieu est trop altéré, notamment à cause des changements climatiques, il est possible d'imaginer un déplacement d'une population dans un nouveau milieu, en dehors de son aire de répartition naturelle. Il s'agit de colonisation assistée. Au vu du désastre que peuvent causer les espèces invasives, cette méthode a été vivement contestée. Il a été établi qu'effectuer des études de risque et prendre toutes les précautions possibles est nécessaire, afin d'éviter tout risque.
Des chercheurs ont proposé d'introduire des espèces dans de nouveaux milieux, non pas dans une optique de restaurer l'espèce concernée, mais avec pour objectif de remplacer une niche écologique importante, laissée vacante par une espèce récemment éteinte. Cette méthode s'est révélée assez fructueuse avec l'exemple des tortues géantes des Seychelles, introduites dans les îles Maurice. Introduites pour remplacer une espèce indigène éteinte, elles permettent ainsi la dispersion des graines de grandes tailles.
Le concept de "rewilding" consiste à réintroduire dans un écosystème des espèces parapluie, c'est-à-dire dont la présence et la protection permet de protéger un grand nombre d'espèces. De la même façon, l'objectif est de permettre un meilleur fonctionnement de l'écosystème en introduisant des espèces clé disparues.
Rigueur de la review
Dans cette review, les auteurs prennent le parti d'avoir pour objectif la conservation de la biodiversité, et le bon fonctionnement des écosystèmes. Les méthodes qu'ils présentent cherchent à limiter la perte de biodiversité dans le futur, pour garder une nature bien diversifiée. On peut cependant remarquer qu'ils montrent les défauts des différentes méthodes, et qu'ils restent prudents sur l'efficacité de certaines méthodes.
On pourrait leur reprocher de ne pas citer d'exemple de restauration ou de colonisation assistée qui n'a pas fonctionné, ou qui a provoqué des conséquences négatives.
Dans cette review, les auteurs prennent le parti d'avoir pour objectif la conservation de la biodiversité, et le bon fonctionnement des écosystèmes. Les méthodes qu'ils présentent cherchent à limiter la perte de biodiversité dans le futur, pour garder une nature bien diversifiée. On peut cependant remarquer qu'ils montrent les défauts des différentes méthodes, et qu'ils restent prudents sur l'efficacité de certaines méthodes.
On pourrait leur reprocher de ne pas citer d'exemple de restauration ou de colonisation assistée qui n'a pas fonctionné, ou qui a provoqué des conséquences négatives.
Ce que cette review apporte au débat
Cette review revoit et définit tous les types d'introduction d'espèces. Elle permet d'avoir un point de vue global sur le sujet, et de voir les difficultés qu'on retrouve généralement dans ce type de méthode. C'est une bonne base pour éclaircir le sujet, comprendre les mécanismes qui font qu'un déplacement d'individus est une réussite ou un échec, et de voir la réintroduction du castor dans ce contexte plus général.
Cette review revoit et définit tous les types d'introduction d'espèces. Elle permet d'avoir un point de vue global sur le sujet, et de voir les difficultés qu'on retrouve généralement dans ce type de méthode. C'est une bonne base pour éclaircir le sujet, comprendre les mécanismes qui font qu'un déplacement d'individus est une réussite ou un échec, et de voir la réintroduction du castor dans ce contexte plus général.
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