Captive-breeding programs can be implemented to preserve the genetic diversity of endangered populations such that the controlled release of captive-bred individuals into the wild may promote recovery. A common difficulty, however, is that programs are founded with limited wild broodstock, and inbreeding can become increasingly difficult to avoid with successive generations in captivity. Program managers must choose between maintaining the genetic purity of populations, at the risk of inbreeding depression, or interbreeding populations, at the risk of outbreeding depression. We evaluate these relative risks in a captive-breeding program for 3 endangered populations of Atlantic salmon (Salmo salar). In each of 2 years, we released juvenile F(1) and F(2) interpopulation hybrids, backcrosses, as well as inbred and noninbred within-population crosstypes into 9 wild streams. Juvenile size and survival was quantified in each year. Few crosstype effects were observed, but interestingly, the relative fitness consequences of inbreeding and outbreeding varied from year to year. Temporal variation in environmental quality might have driven some of these annual differences, by exacerbating the importance of maternal effects on juvenile fitness in a year of low environmental quality and by affecting the severity of inbreeding depression differently in different years. Nonetheless, inbreeding was more consistently associated with a negative effect on fitness, whereas the consequences of outbreeding were less predictable. Considering the challenges associated with a sound risk assessment in the wild and given that the effect of inbreeding on fitness is relatively predictable, we suggest that risk can be weighted more strongly in terms of the probable outcome of outbreeding. Factors such as genetic similarities between populations and the number of generations in isolation can sometimes be used to assess outbreeding risk, in lieu of experimentation.
Titre de l'article
Évaluation du risque de dépression hybride et de la consanguinité dans un programme d'élevage en captivité.
Évaluation du risque de dépression hybride et de la consanguinité dans un programme d'élevage en captivité.
Introduction à l'article
Des programmes d’élevage en captivité peuvent être mis en œuvre pour préserver la diversité génétique des populations menacées. Cependant, ces programmes sont fondés avec des stocks de géniteurs sauvages limités et la consanguinité peut devenir difficile à éviter. Il faut donc souvent choisir entre le maintien de la pureté génétique des populations, au risque de dépression de consanguinité, et l’hybridation des populations, au risque de dépression hybride. La consanguinité augmente les probabilités que des allèles délétères récessifs soient exprimés. L’hybridation peut également entraîner une perte de fitness à cause de la dissimilarité génétique entre les populations. Pour l’étude, ils ont puisé dans un programme d’élevage, 3 populations de saumon atlantique. Ils ont effectué une évaluation du risque de la dépression hybride et de la consanguinité et évalué les bases génétiques des effets de l’hybridation et testé les effets sur l’adaptation locale dans ces 3 populations.
Des programmes d’élevage en captivité peuvent être mis en œuvre pour préserver la diversité génétique des populations menacées. Cependant, ces programmes sont fondés avec des stocks de géniteurs sauvages limités et la consanguinité peut devenir difficile à éviter. Il faut donc souvent choisir entre le maintien de la pureté génétique des populations, au risque de dépression de consanguinité, et l’hybridation des populations, au risque de dépression hybride. La consanguinité augmente les probabilités que des allèles délétères récessifs soient exprimés. L’hybridation peut également entraîner une perte de fitness à cause de la dissimilarité génétique entre les populations. Pour l’étude, ils ont puisé dans un programme d’élevage, 3 populations de saumon atlantique. Ils ont effectué une évaluation du risque de la dépression hybride et de la consanguinité et évalué les bases génétiques des effets de l’hybridation et testé les effets sur l’adaptation locale dans ces 3 populations.
Expériences de l'article
Les auteurs ont évalué les risques de dépression hybride et de consanguinité sur 3 populations en danger d'extinction de saumon de l'Atlantique (Salmo Salar) issus de programmes d'élevage. Pour ceci ils ont relâché dans 9 ruisseaux sauvages, des juvéniles F1 et F2 issus 1) d'hybrides entre populations, 2) de rétrocroisements, 3) de croisements dans une même population consanguine ou 4) de croisements dans une même population mais non consanguine (population pure).
Les auteurs ont évalué les risques de dépression hybride et de consanguinité sur 3 populations en danger d'extinction de saumon de l'Atlantique (Salmo Salar) issus de programmes d'élevage. Pour ceci ils ont relâché dans 9 ruisseaux sauvages, des juvéniles F1 et F2 issus 1) d'hybrides entre populations, 2) de rétrocroisements, 3) de croisements dans une même population consanguine ou 4) de croisements dans une même population mais non consanguine (population pure).
Résultats de l'article
Il y a eu globalement peu d'effets des croisement observés. La fitness relative à la dépression hybride et la consanguinité varie selon les années 2008 ou 2009, montrant les effets de l'environnement sur la dépression de consanguinité ou hybride. En comparant les juvéniles consanguins et les purs, dans 25% des cas les consanguins ont une taille et une survie diminué. En comparant les hybrides et les purs, des effets de l'hybridation ont été détecté pour 10% des cas. L'hybridation résultant en des effets positifs et négatifs sur la taille et la survie.
La consanguinité a le plus souvent était associée à des effets négatifs sur la fitness. Les conséquences de la dépression hybride sont moins prédictibles, variant selon les populations, ceci n'étant peut-être pas encore visibles sur des populations juvéniles. L'hybridation semble donc à privilégier à la consanguinité même si les effets de l'hybridation sont peu prédictibles.
Il y a eu globalement peu d'effets des croisement observés. La fitness relative à la dépression hybride et la consanguinité varie selon les années 2008 ou 2009, montrant les effets de l'environnement sur la dépression de consanguinité ou hybride. En comparant les juvéniles consanguins et les purs, dans 25% des cas les consanguins ont une taille et une survie diminué. En comparant les hybrides et les purs, des effets de l'hybridation ont été détecté pour 10% des cas. L'hybridation résultant en des effets positifs et négatifs sur la taille et la survie.
La consanguinité a le plus souvent était associée à des effets négatifs sur la fitness. Les conséquences de la dépression hybride sont moins prédictibles, variant selon les populations, ceci n'étant peut-être pas encore visibles sur des populations juvéniles. L'hybridation semble donc à privilégier à la consanguinité même si les effets de l'hybridation sont peu prédictibles.
Rigueur de l'article
L'étude se base sur les juvéniles et ne prend pas en compte les effets sur les adultes. Par exemple, certains effets de la dépression hybride pourraient être visibles à des phases plus tardives du développement alors que les effets de la dépression de consanguinité pourraient être plus visibles dans les phases précoces du développement. On ne voit pas aussi les effets sur la reproduction.
L'étude se base sur les juvéniles et ne prend pas en compte les effets sur les adultes. Par exemple, certains effets de la dépression hybride pourraient être visibles à des phases plus tardives du développement alors que les effets de la dépression de consanguinité pourraient être plus visibles dans les phases précoces du développement. On ne voit pas aussi les effets sur la reproduction.
Ce que cet article apporte au débat
Cet article semble montrer que pour de faibles populations il y a un plus grand risque visible de dépression de consanguinité que de dépression hybride. Pour le rétablissement de population par des croisements, il semble que le risque de dépression hybride soit limité. Les effets de la dépression hybride ont peut-être été surestimés par les études précédentes. Mais il faut prendre en compte que la dépression hybride est moins prédictible et qu'ici on ne sait pas les effets sur les adultes, car seuls les juvéniles ont été analysés. Les effets de la dépression hybride peuvent être visibles dans des phases de développement plus tardives. On peut utiliser des populations proches génétiquement pour les croisements pour limiter les risques de dépression hybride.
Cet article semble montrer que pour de faibles populations il y a un plus grand risque visible de dépression de consanguinité que de dépression hybride. Pour le rétablissement de population par des croisements, il semble que le risque de dépression hybride soit limité. Les effets de la dépression hybride ont peut-être été surestimés par les études précédentes. Mais il faut prendre en compte que la dépression hybride est moins prédictible et qu'ici on ne sait pas les effets sur les adultes, car seuls les juvéniles ont été analysés. Les effets de la dépression hybride peuvent être visibles dans des phases de développement plus tardives. On peut utiliser des populations proches génétiquement pour les croisements pour limiter les risques de dépression hybride.
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