Nitrous oxide (N2O) emissions from soils contribute significantly to global warming. Mitigation of N2O emissions is severely hampered by a lack of understanding of its main controls. Fluxes can only partly be predicted from soil abiotic factors and microbial analyses – a possible role for soil fauna has until now largely been overlooked. We studied the effect of six groups of soil invertebrate fauna and tested the hypothesis that all of them increase N2O emissions, although to different extents. We conducted three microcosm experiments with sandy soil and hay residue. Faunal groups included in our experiments were as follows: fungal‐feeding nematodes, mites, springtails, potworms, earthworms and isopods. In experiment I, involving all six faunal groups, N2O emissions declined with earthworms and potworms from 78.4 (control) to 37.0 (earthworms) or 53.5 (potworms) mg N2O‐N m−2. In experiment II, with a higher soil‐to‐hay ratio and mites, springtails and potworms as faunal treatments, N2O emissions increased with potworms from 51.9 (control) to 123.5 mg N2O‐N m−2. Experiment III studied the effect of potworm density; we found that higher densities of potworms accelerated the peak of the N2O emissions by 5 days (P < 0.001), but the cumulative N2O emissions remained unaffected. We propose that increased soil aeration by the soil fauna reduced N2O emissions in experiment I, whereas in experiment II N2O emissions were driven by increased nitrogen and carbon availability. In experiment III, higher densities of potworms accelerated nitrogen and carbon availability and N2O emissions, but did not increase them. Overall, our data show that soil fauna can suppress, increase, delay or accelerate N2O emissions from soil and should therefore be an integral part of future N2O studies.
Titre de l'article
La faune invertébrée du sol affecte les émissions de N2O du sol
La faune invertébrée du sol affecte les émissions de N2O du sol
Introduction à l'article
Le protoxyde d'azote (N2O) joue un rôle important dans le débat actuel sur le changement climatique. Les facteurs abiotiques du sol et les analyses microbiennes permettent d'en prédire partiellement les flux. Un rôle possible de la faune du sol a jusqu'à présent été largement négligé.
Différents groupes fonctionnels de la faune du sol contribuent différemment à la minéralisation de l'azote (de Ruiter, 1993). Les facteurs affectant la minéralisation de l'azote peuvent également affecter la dynamique du N2O. Cette étude vise à quantifier et à comprendre l'effet de la faune du sol sur les émissions de N2O du sol.
Dans trois expériences, Les auteurs ont testés trois hypothèses : (i) la faune invertébrée du sol autre que les vers de terre augmentent les émissions de N2O du sol ; (ii) les différentes espèces de faune du sol affectent différemment les émissions de N2O et (iii) les effets de la faune du sol sur les émissions de N2O sont plus importants avec une densité de faune supérieure.
Le protoxyde d'azote (N2O) joue un rôle important dans le débat actuel sur le changement climatique. Les facteurs abiotiques du sol et les analyses microbiennes permettent d'en prédire partiellement les flux. Un rôle possible de la faune du sol a jusqu'à présent été largement négligé.
Différents groupes fonctionnels de la faune du sol contribuent différemment à la minéralisation de l'azote (de Ruiter, 1993). Les facteurs affectant la minéralisation de l'azote peuvent également affecter la dynamique du N2O. Cette étude vise à quantifier et à comprendre l'effet de la faune du sol sur les émissions de N2O du sol.
Dans trois expériences, Les auteurs ont testés trois hypothèses : (i) la faune invertébrée du sol autre que les vers de terre augmentent les émissions de N2O du sol ; (ii) les différentes espèces de faune du sol affectent différemment les émissions de N2O et (iii) les effets de la faune du sol sur les émissions de N2O sont plus importants avec une densité de faune supérieure.
Expériences de l'article
Dans trois expériences en microcosme, sur une durée de 62 jours, les auteurs ont mesurés les émissions de N2O d'espèces d'invertébrés du sol appartenant à différents groupes fonctionnels selon des réseaux trophiques établis (de Ruiter, 1993). Les espèces présentent appartiennent à 5 groupes taxonomiques différents : nématodes, acariens, collemboles, isopodes et annélides. L'humidité est maintenue à 70%.
Expérience 1: Quantifier les émissions de N2O en présence d'une large gamme d'espèces de faune invertébrée du sol, avec des résidus de foin comme source de C et N.
Expérience 2: Vérifier la cohérence des résultats de l'expérience I dans des conditions physiques du sol légèrement différentes
Expérience 3: Tester l'effet de la densité de la faune sur les émissions de N2O
Les effets des traitements ont été testées par ANOVA, associé à un post-hoc de comparaisons multiples (Tukey). Le sol avec des résidus de foin, mais sans faune, a servi de traitement témoin dans les trois expériences.
Dans trois expériences en microcosme, sur une durée de 62 jours, les auteurs ont mesurés les émissions de N2O d'espèces d'invertébrés du sol appartenant à différents groupes fonctionnels selon des réseaux trophiques établis (de Ruiter, 1993). Les espèces présentent appartiennent à 5 groupes taxonomiques différents : nématodes, acariens, collemboles, isopodes et annélides. L'humidité est maintenue à 70%.
Expérience 1: Quantifier les émissions de N2O en présence d'une large gamme d'espèces de faune invertébrée du sol, avec des résidus de foin comme source de C et N.
Expérience 2: Vérifier la cohérence des résultats de l'expérience I dans des conditions physiques du sol légèrement différentes
Expérience 3: Tester l'effet de la densité de la faune sur les émissions de N2O
Les effets des traitements ont été testées par ANOVA, associé à un post-hoc de comparaisons multiples (Tukey). Le sol avec des résidus de foin, mais sans faune, a servi de traitement témoin dans les trois expériences.
Résultats de l'article
Expérience 1: Les émissions de N2O ont diminuées avec la présence de vers de terre et de vers de pot, passant de 78,4 (témoins) à 37,0 (vers de terre) ou 53,5 (vers de pot) mg N2O-N m-2.
Expérience 2: Avec un rapport sol/foin plus élevé, les émissions de N2O ont augmenté avec les vers à pot de 51,9 (contrôle) à 123,5 mg N2O-N m-2.
Expérience 3: Des densités plus élevées de vers de pot accélérent le pic des émissions de N2O de 5 jours (P < 0,001). Les émissions cumulées de N2O ne sont pas affectées.
L'augmentation de l'aération du sol par la faune du sol aurait réduit les émissions de N2O dans l'expérience I. Dans l'expérience II, les émissions de N2O seraient dues à une disponibilité accrue d'azote et de carbone. Dans l'expérience III, des densités plus élevées de vers de terre ont accéléré la disponibilité de l'azote et du carbone et les émissions de N2O, mais ne les ont pas accrues.
Les données montrent que la faune du sol peut supprimer, augmenter, retarder ou accélérer les émissions de N2O du sol.
Expérience 1: Les émissions de N2O ont diminuées avec la présence de vers de terre et de vers de pot, passant de 78,4 (témoins) à 37,0 (vers de terre) ou 53,5 (vers de pot) mg N2O-N m-2.
Expérience 2: Avec un rapport sol/foin plus élevé, les émissions de N2O ont augmenté avec les vers à pot de 51,9 (contrôle) à 123,5 mg N2O-N m-2.
Expérience 3: Des densités plus élevées de vers de pot accélérent le pic des émissions de N2O de 5 jours (P < 0,001). Les émissions cumulées de N2O ne sont pas affectées.
L'augmentation de l'aération du sol par la faune du sol aurait réduit les émissions de N2O dans l'expérience I. Dans l'expérience II, les émissions de N2O seraient dues à une disponibilité accrue d'azote et de carbone. Dans l'expérience III, des densités plus élevées de vers de terre ont accéléré la disponibilité de l'azote et du carbone et les émissions de N2O, mais ne les ont pas accrues.
Les données montrent que la faune du sol peut supprimer, augmenter, retarder ou accélérer les émissions de N2O du sol.
Rigueur de l'article
Ce que cet article apporte au débat
La faune invertébré du sol joue un rôle essentiel dans les émissions de N2O. Elle peut les favoriser ou au contraire les minimiser. Elle influence également la cinétique de ces émissions. Différents groupes fonctionnels et réseaux trophiques peuvent donc être impliqués dans ces variations d'émission de se gaz à effet de serre.
La faune invertébré du sol joue un rôle essentiel dans les émissions de N2O. Elle peut les favoriser ou au contraire les minimiser. Elle influence également la cinétique de ces émissions. Différents groupes fonctionnels et réseaux trophiques peuvent donc être impliqués dans ces variations d'émission de se gaz à effet de serre.
Remarques sur l'article
1- L'une des deux espèces de collembole (O. cincta) est indisponible pour l'expérience 2 et la seconde espèce est en effectif réduit (F. candida) pour cause de mortalité.
2- Le fait d'utiliser des microcosmes améliore les chances de répétabilités de cette expérience. Elle est cependant déconnecté de la réalité des milieux naturels, de par un fort contrôle des paramètres biotiques et abiotiques. Ce type d'étude induit également un nombre réduit d’interactions entre organismes, se qui peut poser problème pour une étude qui s'intéresse à l'impact des relations entre groupes fonctionnels et trophiques. De par ces éléments, l'expérimentation en microcosme peut ne pas être représentative de se qui se produit en milieux naturels et anthropisés, notamment dans les sol de parcelles agricoles.
1- L'une des deux espèces de collembole (O. cincta) est indisponible pour l'expérience 2 et la seconde espèce est en effectif réduit (F. candida) pour cause de mortalité.
2- Le fait d'utiliser des microcosmes améliore les chances de répétabilités de cette expérience. Elle est cependant déconnecté de la réalité des milieux naturels, de par un fort contrôle des paramètres biotiques et abiotiques. Ce type d'étude induit également un nombre réduit d’interactions entre organismes, se qui peut poser problème pour une étude qui s'intéresse à l'impact des relations entre groupes fonctionnels et trophiques. De par ces éléments, l'expérimentation en microcosme peut ne pas être représentative de se qui se produit en milieux naturels et anthropisés, notamment dans les sol de parcelles agricoles.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.