Abstract
Aim
To quantify and compare species coverage in priority areas for conservation identified using species richness as opposed to approaches that use individual species range maps.
Location
Global.
Methods
We compare the coverage of species when global priority areas for conservation are identified based on (1) twelve species richness maps of all and small-range amphibians, birds and mammals and all and small-range threatened (i.e., vulnerable, endangered and critically endangered) species; (2) weighted range size rarity, a richness measure corrected for range size; and (3) a complementarity-based analysis including species range maps for 21,075 terrestrial vertebrate species listed by the International Union for the Conservation of Nature. We also assessed whether any combination of small-range and/or threatened species richness could be a suitable surrogate for a complementarity-based analysis by assessing species coverage in priority areas located using (1) richness of small-range species only; (2) richness of all threatened species only; and (3) richness of small-range and threatened species.
Results
Our results show clear differences in the spatial pattern of priority areas for conservation among the prioritizations based on species richness, weighted range size rarity and species range maps, with the species richness-based priority areas being highly aggregated in the tropics and the species range map priority areas being more evenly spread among the global terrestrial area. We also find that identifying priority areas for conservation using species richness produces a lower coverage of species than priority areas based on complementarity methods and identified using species range maps, where just one species was left without any protection.
Main Conclusions
As methods and software currently exist for processing large numbers of individual species distribution maps in spatial prioritization, the use of species richness appears to be an unnecessary simplification of biodiversity pattern.
Titre de l'article
La richesse spécifique comme critère pour l'affectation globale des aires de conservation mène à de grandes pertes de couverture de la biodiversité
La richesse spécifique comme critère pour l'affectation globale des aires de conservation mène à de grandes pertes de couverture de la biodiversité
Introduction à l'article
L'article a pour but de comparer les zones prioritaires définies via la richesse spécifique, et celles définies via des cartes de localisation d'une seule espèce. En effet, beaucoup d'espèces ayant besoin de protection ne sont pas sauvegardées, les moyens alloués à la biologie de la conservation étant limités. Des zones prioritaires de protection doivent donc être mises en place, et couvrir le plus de surface et le plus d'habitat d'espèces possible. Ici, l'indicateur basé sur la richesse spécifique est mis en question : cette mesure est-elle toujours pertinente en conservation ?
L'article a pour but de comparer les zones prioritaires définies via la richesse spécifique, et celles définies via des cartes de localisation d'une seule espèce. En effet, beaucoup d'espèces ayant besoin de protection ne sont pas sauvegardées, les moyens alloués à la biologie de la conservation étant limités. Des zones prioritaires de protection doivent donc être mises en place, et couvrir le plus de surface et le plus d'habitat d'espèces possible. Ici, l'indicateur basé sur la richesse spécifique est mis en question : cette mesure est-elle toujours pertinente en conservation ?
Expériences de l'article
21075 cartes spécifiques de mammifères, d'amphibiens et d'oiseaux sont utilisées dans cette étude. Mammifères marins et reptiles sont exclus. Les données, au départ qualitatives, sont transformées en données quantitatives. 12 couches représentant l'occupation du territoire sont créées, chacune reflétant une mesure de diversité spécifique différente en fonction de la variable observée (taxon concerné, aire d'occupation, vulnérabilité). Les cartes de richesse spécifique sont obtenues en sommant et transformant les cartes individuelles. Une carte pondérée est créée pour corriger le biais d'occupation de l'espace. Des zones de conservation prioritaires sont identifiées selon 6 analyses différentes : richesse spécifique, richesse spécifique pour les espèces occupant peu d'espace, pour les espèces en danger et pour les espèces cumulant les 2 propriétés, cartes d'espèces individuelles et carte pondérée. Les analyses sont menées en prenant en compte les prévisions d'occupation du sol pour 2040.
21075 cartes spécifiques de mammifères, d'amphibiens et d'oiseaux sont utilisées dans cette étude. Mammifères marins et reptiles sont exclus. Les données, au départ qualitatives, sont transformées en données quantitatives. 12 couches représentant l'occupation du territoire sont créées, chacune reflétant une mesure de diversité spécifique différente en fonction de la variable observée (taxon concerné, aire d'occupation, vulnérabilité). Les cartes de richesse spécifique sont obtenues en sommant et transformant les cartes individuelles. Une carte pondérée est créée pour corriger le biais d'occupation de l'espace. Des zones de conservation prioritaires sont identifiées selon 6 analyses différentes : richesse spécifique, richesse spécifique pour les espèces occupant peu d'espace, pour les espèces en danger et pour les espèces cumulant les 2 propriétés, cartes d'espèces individuelles et carte pondérée. Les analyses sont menées en prenant en compte les prévisions d'occupation du sol pour 2040.
Résultats de l'article
Les zones prioritaires sont plus compactes et plus centrées autour des tropiques quand identifiées via la richesse spécique. En revanche, elles sont plus dispersées et s'éloignent des tropiques quand identifiées via les cartes de localisation d'espèces individuelles. La carte pondérée présente un résultat intermédiaire. Mais au final, la richesse spécifique est un moins bon indicateur que les cartes d'espèces individuelles. Le seul cas où la richesse spécifique est un meilleur indicateur que les aires d'occupations spécifiques est celui des espèces occupant un petit territoire et étant très menacées. Mais à l'horizon 2040, où l'on attend entre 20 et 32% de pertes de territoire disponible pour la protection, la richesse spécifique ne semble plus être une mesure pertinente.
Les zones prioritaires sont plus compactes et plus centrées autour des tropiques quand identifiées via la richesse spécique. En revanche, elles sont plus dispersées et s'éloignent des tropiques quand identifiées via les cartes de localisation d'espèces individuelles. La carte pondérée présente un résultat intermédiaire. Mais au final, la richesse spécifique est un moins bon indicateur que les cartes d'espèces individuelles. Le seul cas où la richesse spécifique est un meilleur indicateur que les aires d'occupations spécifiques est celui des espèces occupant un petit territoire et étant très menacées. Mais à l'horizon 2040, où l'on attend entre 20 et 32% de pertes de territoire disponible pour la protection, la richesse spécifique ne semble plus être une mesure pertinente.
Rigueur de l'article
Cet article ne semble pas manquer de rigueur.
Cet article ne semble pas manquer de rigueur.
Ce que cet article apporte au débat
L'article tranche sur l'utilisation de la richesse spécifique en écologie de la conservation. Dans certains cas, elle peut rester utile, mais elle est globalement obsolète aujourd'hui. Les auteurs précisent d'ailleurs que d'autres facteurs tels que la richesse fonctionnelle peuvent être utilisés, au moins en complément de la richesse spécifique, sinon comme mesure principale pour la conservation.
L'article tranche sur l'utilisation de la richesse spécifique en écologie de la conservation. Dans certains cas, elle peut rester utile, mais elle est globalement obsolète aujourd'hui. Les auteurs précisent d'ailleurs que d'autres facteurs tels que la richesse fonctionnelle peuvent être utilisés, au moins en complément de la richesse spécifique, sinon comme mesure principale pour la conservation.
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