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Titre de l'article

Structure et bioévaluation de l’état écologique des communautés benthiques d’un écosystème lagunaire de la côte atlantique marocaine.

Introduction à l'article

Les lagunes côtières représentent les écosystèmes les plus productifs de la biosphère. Elles sont considérées comme des environnements stressés dû à leurs conditions environnementales variables. De plus, leur proximité avec le continent les rend vulnérables aux impacts anthropiques. Ces perturbations peuvent être évaluées à l'aide de bio-indicateurs tels que la macrofaune benthique, bon indicateur des conditions écologiques de l’interface eau–sédiment subissant les effets d’un enrichissement organique ou d’une perturbation plus importante du milieu. L'exemple de Merja Zerga, zone côtière Marocaine, sera utilisé. Cette lagune a rencontré de nombreux problèmes environnementaux liés aux activités de l'homme.
Les objectifs sont de caractériser physiquement l’habitat sédimentaire de la lagune et d'apporter des données nouvelles sur la composante biotique. Le croisement des approches par groupes trophiques et écologiques permettra une évaluation écologique des communautés benthiques.

Expériences de l'article

Deux ensembles sédimentaires majeurs apparaissent au sein de la lagune : sableux d'origine marine localisé dans les zones de forte énergie et envasé d'origine continentale situé dans les zones de faible énergie. L'échantillonnage de la macrofaune benthique a été réalisé en avril, juillet et octobre 1994 et janvier 1995. 18 stations en zones intertidales ont été échantillonnées et 15 en zones subtidales. Les échantillons passent au tamis et le refus, après avoir été fixé au formol est trié de sorte a isoler, identifier et compter la macrofaune.
La diversité est exprimée par le modèle de diMO qui prend en compte la richesse spécifique, la diversité et l'équitabilité. L'étude de la biodiversité fonctionnelle est basée sur le modèle de Grall et Glémarec qui repose sur la nature et l'origine de la nourriture, son mode de collecte et le microhabitat exploité. La définition des indices biotiques repose sur les proportions des groupes écologiques et le calcul du coefficient biotique.

Résultats de l'article

L’évolution temporelle de la nature sédimentaire montre deux groupes de stations : ceux de nature stable et ceux variant. 147 taxons ont été comptabilisés. Les peuplements intertidaux montrent une modification de la diversité en rapport avec un changement au niveau de la richesse spécifique alors que l'équitabilité reste stable. Les peuplements subtidaux montrent une richesse spécifique plus élevée avec une variation des 3 paramètres. La richesse spécifique et abondance totales sont nettement supérieures pour la zone subtidale ainsi que le nombre de groupes trophiques et leurs abondances relatives. Néanmoins seul 1 groupe trophique ou 2 dominent dans un habitat donné. Les valeurs d'indices biotiques ne montrent ni périodicité, ni saisonnalité. Mais la prise en compte de la dominance des groupes écologiques permet de voir les taux de sédiments variant en fonction du type de sédiments.

Rigueur de l'article

La rigueur de l'article n'est pas remise en cause.

Ce que cet article apporte au débat

La combinaison des approches par groupes écologiques avec celle des groupes trophiques dans les programmes de suivi écologique s'est montrée pertinente. Ceci montre à nouveau l'utilité de prendre en compte la richesse fonctionnelle pour déterminer l'état des communautés comme celui des écosystèmes. De plus il serait nécessaire d’intégrer cette composante dans le cadre d’un programme de surveillance à long terme pour parvenir à une gestion durable et à une bonne conservation des milieux.

Remarques sur l'article

Le modèle d'étude n'était peut être pas le plus pertinent. En effet, il ne montrait pas une pollution évidente. Les indices biotiques ne sont donc pas tout à fait représentatifs des milieux "vulnérables".

Publiée il y a plus de 8 ans par L. Clavareau et A. Orsoni.
Dernière modification il y a plus de 8 ans.
Article : Structure et bioévaluation de l’état écologique des communautés benthiques d’un écosystème lagunaire de la côte atlantique marocaine
  • 3 1
  • Auteurs
    Hocein Bazairi , Abdellatif Bayed , Christian Hily
  • Année de publication
    2005
  • Journal
    elsevier
  • Abstract (dans sa langue originale)

    La lagune de Merja Zerga est un écosystème semi-fermé, qui fait l’objet de nombreux usages. Les habitats sédimentaires de
    cet écosystème ont été caractérisés et un état de référence de la qualité et de la santé de leurs peuplements macrozoobenthiques a été établi. L’inventaire faunistique révèle une diversité taxonomique de 147 taxons, à la base d’une grande diversité fonctionnelle. L’organisation trophique est conditionnée par un nombre restreint d’espèces qui dominent quantitativement, le bivalve suspensivore Cerastoderma edule et le bivalve déposivore de surface Scrobicularia plana. Les microbrouteurs et les herbivores sont peu abondants. Le calcul des indices biotiques qualifie le site de légèrement perturbé, avec des peuplements benthiques déséquilibrés. Cependant, le système est stable à l’échelle saisonnière en termes de richesse spécifique et abondances, ainsi qu’au niveau des indices biotiques

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