Translocations have been advocated as a conservation tool helping species adapt to climate and land-use change, but well-documented examples of invertebrates’ translocations are rare. The paper describes a successful translocation of the threatened Clouded Apollo butterfly (Parnassius mnemosyne) in Finland, compares this to a specific failed translocation, and presents conclusions for conservation planning as to factors contributing to the success. Two apparent key characteristics of the successful translocation were greater abundance of larval resources and less open landscape. The successful site was surrounded by forest, which strongly restricted emigration, crucially supporting the survival of the small initial pop- ulation. Based on 20 mated females’ translocation in 2000, the local population increased slowly, reach- ing 600 butterflies in 2011. A large translocation patch together with host-plant abundance enabled successful establishment of the local population. Availability of other suitable grassland patches suffi- ciently nearby was an additional key characteristic, facilitating the Clouded Apollo’s expansion. However, the expansion rate was low; it took seven years for the butterflies to colonise the five nearest patches, only 10–200m from the translocation patch. By 2013, they had colonised all suitable semi-natural grassland patches within 2 km from the translocation site and established a seemingly viable metapopulation with 11 subpopulations. The results point to the significance of local habitat area and landscape quality, along with conditions restricting emigration, in determination of suitable translo- cation sites.
Titre de l'article
Translocation réussie du papillon semi-apollon menacé (Parnassius mnemosyne) et établissement de métapopulations dans le sud de la Finlande
Translocation réussie du papillon semi-apollon menacé (Parnassius mnemosyne) et établissement de métapopulations dans le sud de la Finlande
Introduction à l'article
L'impact dramatique du changement climatique sur les distributions d'espèces a suscité un intérêt croissant pour de nouvelles méthodes de translocation. Des exemples de translocations d'invertébrés sont encore rares et peu documentés dans la littérature. La plus grande réussite des translocations de papillons a sans doute été la translocation de Phengaris à plusieurs endroits en Grande-Bretagne dans les années 1980 et 1990, qui avait entraîné le développement de plus de 30 populations locales en 2008. Cet article présente la translocation réussie au sud de la Finlande de Parnassius mnemosyne, ou plus communément appelé le papillon semi-apollon.
L'impact dramatique du changement climatique sur les distributions d'espèces a suscité un intérêt croissant pour de nouvelles méthodes de translocation. Des exemples de translocations d'invertébrés sont encore rares et peu documentés dans la littérature. La plus grande réussite des translocations de papillons a sans doute été la translocation de Phengaris à plusieurs endroits en Grande-Bretagne dans les années 1980 et 1990, qui avait entraîné le développement de plus de 30 populations locales en 2008. Cet article présente la translocation réussie au sud de la Finlande de Parnassius mnemosyne, ou plus communément appelé le papillon semi-apollon.
Expériences de l'article
Des populations du papillon semi-apollon ont été capturées au niveau du site où ils étaient menacés (dans divers endroits pour assurer une diversité génétique) et relâchées dans deux zones lointaines prometteuses à leur réussite d'implantation : Sipoo et Porvoo. Ces deux sites de translocation se trouvent dans des zones protégées où une gestion appropriée de l'habitat peut être garantie. Ces sites différaient en plusieurs points : une abondance plus importante de plante-hôte au site du Porvoo, le site de Porvoo était relativement plat et entouré de forêts tandis que le site de Sipoo présentait une variation topographique et était entouré de terres agricoles.
Sur le site montrant le succès, le Porvoo, la taille de la population et les mouvements de chaque papillon ont été suivis par la méthode de marquage-relâchement-recapture (MRR).
Des populations du papillon semi-apollon ont été capturées au niveau du site où ils étaient menacés (dans divers endroits pour assurer une diversité génétique) et relâchées dans deux zones lointaines prometteuses à leur réussite d'implantation : Sipoo et Porvoo. Ces deux sites de translocation se trouvent dans des zones protégées où une gestion appropriée de l'habitat peut être garantie. Ces sites différaient en plusieurs points : une abondance plus importante de plante-hôte au site du Porvoo, le site de Porvoo était relativement plat et entouré de forêts tandis que le site de Sipoo présentait une variation topographique et était entouré de terres agricoles.
Sur le site montrant le succès, le Porvoo, la taille de la population et les mouvements de chaque papillon ont été suivis par la méthode de marquage-relâchement-recapture (MRR).
Résultats de l'article
Au cours du premier été qui a suivi la translocation ou plus tard, aucun papillon n'a été observé sur le site de Sipoo, alors que la translocation à Porvoo a été réussie et la population a montré une augmentation relativement constante durant la période 2001-2013. Le facteur principal responsable de ce succès serait que le site soit entouré de forêts fermées contrairement au site Sipoo qui est totalement ouvert. L'habitat a donc un rôle crucial dans le maintien d'une population.
D'importants progrès pourraient être réalisés afin d’augmenter le succès de la translocation comme :
• le nombre et la diversité génétique des individus utilisés dans les translocations
• les variations de qualité et de superficie de l'habitat
• la zone climatique des sites de translocation
La prise en compte de l'ensemble de ces paramètres est inévitable pour l'enjeu d'une translocation et donc d'une conservation.
Au cours du premier été qui a suivi la translocation ou plus tard, aucun papillon n'a été observé sur le site de Sipoo, alors que la translocation à Porvoo a été réussie et la population a montré une augmentation relativement constante durant la période 2001-2013. Le facteur principal responsable de ce succès serait que le site soit entouré de forêts fermées contrairement au site Sipoo qui est totalement ouvert. L'habitat a donc un rôle crucial dans le maintien d'une population.
D'importants progrès pourraient être réalisés afin d’augmenter le succès de la translocation comme :
• le nombre et la diversité génétique des individus utilisés dans les translocations
• les variations de qualité et de superficie de l'habitat
• la zone climatique des sites de translocation
La prise en compte de l'ensemble de ces paramètres est inévitable pour l'enjeu d'une translocation et donc d'une conservation.
Rigueur de l'article
Cet article semble rigoureux. Les expérimentateurs ont pris en compte des paramètres cruciaux dans l'enjeu de la translocation. Leur méthodologie est rigoureuse et appropriée à leur concept.
Cet article semble rigoureux. Les expérimentateurs ont pris en compte des paramètres cruciaux dans l'enjeu de la translocation. Leur méthodologie est rigoureuse et appropriée à leur concept.
Ce que cet article apporte au débat
Cet article révèle que l'habitat, la diversité génétique et le climat sont importants et ne sont par conséquent, pas des paramètres à négliger dans la conception du succès d'une méthode de translocation pour la conservation d'une espèce.
Cet article révèle que l'habitat, la diversité génétique et le climat sont importants et ne sont par conséquent, pas des paramètres à négliger dans la conception du succès d'une méthode de translocation pour la conservation d'une espèce.
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