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Titre de l'article

L'ajout de sources lumineuses affecte la croissance et le développement des boutures d'œillets commun (Dianthus caryophyllus)

Introduction à l'article

L'éclairage artificiel diffère de la lumière naturelle. En effet, chaque éclairage est différent, les différentes sources lumineuses sont différentes même lorsque leurs intensités et leur spectre d'émission sont identiques. L’éclairage urbain est le plus souvent basé sur des lampes haute pression à vapeur de sodium (HPS) et plus rarement des lampes LED. En revanche, les terrains de sport et les vitrines de magasins sont le plus souvent éclairés par des lampes à halogénure métallique (HM).
Cette étude vise à trouver la meilleure source lumineuse artificielle à utiliser en supplément de la lumière naturelle, afin de maximiser le succès de boutures d'œillets commun (Dianthus caryophyllus). En théorie, la lumière devrait être la même et ne diffère que par le type de lampe utilisé (HM, HPS ou LED). Pourtant les effets sur les plantes ne sont pas les mêmes chez tous les traitements.

Expériences de l'article

Des boutures fraiches d'œillets (Dianthus caryophyllus) sont exposées soit à la lumière naturelle seule (traitement "LN"), soit au soleil et une source de lumière artificielle supplémentaire (LAS). La LAS est une lampe soit de type HM ( traitement "HM"), soit LED (traitement "LED"), soit HPS (traitement "HPS"). Elle éclaire de 7:00 à 17:00h a 100 µmol·m−2 ·s −1PPFD. Son spectre d'émission est aux proportions: rouge-bleu-blanc=6-1-1.
L'expérience se déroule sur 25 jours, la température des plantes est mesurée lors d'une journée ensoleillée et le jour 10, l'abondance en racine (taille et nombre), le poids (frais et sec) des racines et des tiges sont mesurés. En fin d'expérience, ces mesures et la capacité d'absorbation des racines (spectrophotométrie UV), la conductance des stomates (porométrie), la teneur en chlorophylle (fluorescence), en protéines solubles (méthode Bradford et al. 1976 un peu modifiée) et en glucides (méthode Wei et al. 2020) sont comparés entre les différents traitements.

Résultats de l'article

Après 10 jours, les traitements LAS étaient égaux entre eux mais supérieurs au soleil seul sur la qualité racinaire (taille, nombre, poids).
En fin d'expérience, le traitement "LN" est toujours resté le moins bon pour toutes les mesures effectuées. Au sein des traitements LAS, "MH" était le meilleur tandis que "LED" le moins bon en de nombreux points. Entre autres : la biomasse et la température des pousses, la teneur en chlorophylle et glucides ainsi qu'en capacité racinaire. Seuls la longueur des racines et le poids frais des pousses sont les mêmes pour tous les traitements LAS.
Dans cette étude, l'ajout de lumière artificielle a toujours été bénéfique en particulier avec une lampe à halogénure métallique. La lampe HM est celle qui a permis d'augmenter la plus température (+3,7°C comparée à "LN"), il est fortement probable que cela ait stimulé l'activité photosynthétique et racinaire, engendrant un meilleur développement de la bouture.

Rigueur de l'article

L'article présente un protocole rigoureux, répondant parfaitement à sa problématique. Toutefois, puisque le but premier était tout de même d'avoir un effet bénéfique, le protocole est orienté dans cette direction en limitant la surexposition. Les résultats restent fiables et de nombreux paramètres sont pris en compte: de la morphologie à la composition en passant par les capacités des jeunes boutures. Ceci donne une bonne idée de l'impact d'un éclairage artificiel diurne sur les plantes en fonction de la source lumineuse. Les méthodes de mesure des paramètres sont modernes et utilisent des techniques avec une bonne précision et le journal dans lequel l'article est publié semble fiable.

Ce que cet article apporte au débat

L'œillet est présent en milieu urbain et péri-urbain, il est donc fortement probable qu'il soit affecté par la pollution lumineuse. De plus, les lampes utilisées sont identiques à celles retrouvées dans les milieux urbains. Ici, l'augmentation de la température par les éclairages artificiels semble stimuler l'activité cellulaire. Cependant, l'intensité et le temps d'éclairage mis en place sont prévus pour la pousse des boutures et sont donc diurnes. L'impact de l'éclairage nocturne n'est donc pas abordé. De plus, l'œillet commun pousse sur les roches et les sols rocailleux avec une forte exposition au soleil. De ce fait, son milieu de vie le prédispose à résister aux fortes intensités lumineuses. Des effets plus délétères pourraient être observés sous éclairage nocturne et/ou sur une espèce plus sensible à l'ensoleillement. Malgré tout, les Halogénure métalliques pourraient être la meilleure alternative pour les éclairages urbains en plus de la limitation du temps d'éclairage.

Publiée il y a plus de 5 ans par C. Sanchez.
Dernière modification il y a plus de 5 ans.
Article : Supplementary Light Source Affects Growth and Development of Carnation ‘Dreambyul’ Cuttings
  • 1 1
  • Auteurs
    Mengzhao Wang, Jie Xiao, Hao Wei, Byoung Ryong Jeong
  • Année de publication
    2020
  • Journal
    Agronomy
  • Abstract (dans sa langue originale)

    Carnation (Dianthus caryophyllus L.) is a major floricultural crop, cultivated widely for cut flowers. This study was conducted to determine the optimal supplementary light source for the cutting propagation of carnation ‘Dreambyul’ cuttings. Terminal cuttings were propagated in a glasshouse with an average of 260 µmol·m−2·s−1 photosynthetic photon flux density (PPFD) coming from the sun (the control), supplemented with one of three artificial light sources: mixed (red: blue: white = 6:1:1) light-emitting diodes (LED-mix), metal halide (MH) lamps, or high-pressure sodium (HPS) lamps. The supplementary light was provided from 7:00 to 17:00 h at 100 µmol·m−2·s−1 PPFD during propagation. The cuttings were kept on a fogged bench in a glasshouse for 25 days with 24/15 °C day/night temperatures and 88% relative humidity. Compared with the control, better root formation was observed from cuttings grown under the supplementary lights after 10 days. After 25 days of propagation, MH significantly increased the root length, root number, root fresh and dry weights, and shoot biomass, shoot length, and shoot fresh and dry weights. The best root ball formation and the highest root activities were also found in cuttings propagated with supplementary MH light. Supplementary light increased the plant temperature, quantum yield, stomatal conductance, and the contents of chlorophyll, soluble proteins, and carbohydrates. Overall, the root formation and development of carnation ‘Dreambyul’ cuttings were significantly promoted by the three supplementary light sources. Of the three, MH was identified as the optimal supplementary light source./jats:p

  • Identifiant unique
    10.3390/agronomy10081217
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  • Apparait dans la controverse
    La pollution lumineuse néfaste pour les plantes ?
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