Decades of research suggest that species richness depends on spatial characteristics of habitat patches, especially their size and isolation. In contrast, the habitat amount hypothesis predicts that (1) species richness in plots of fixed size (species density) is more strongly and positively related to the amount of habitat around the plot than to patch size or isolation; (2) habitat amount better predicts species density than patch size and isolation combined, (3) there is no effect of habitat fragmentation per se on species density and (4) patch size and isolation effects do not become stronger with declining habitat amount. Data on eight taxonomic groups from 35 studies around the world support these predictions. Conserving species density requires minimising habitat loss, irrespective of the configuration of the patches in which that habitat is contained.
Titre de l'article
Soutient de l'hypothèse de la quantité d'habitat par une synthèse globale des études de densité d'espèces
Soutient de l'hypothèse de la quantité d'habitat par une synthèse globale des études de densité d'espèces
Introduction à l'article
L’hypothèse de la quantité d’habitat (Habitat Amount Hypothesis, HAH) est testée dans cet article. L’HAH suppose que la densité d’espèces dans une parcelle de taille fixée augmente avec la quantité d’habitats présents autour de cette parcelle. (Fahrig, 2013).
Par exemple, en considérant deux parcelles (Figure 1) : une située dans un grand espace, entouré de peu d’habitat (Figure 1a), et une située dans un espace plus petit, entouré de beaucoup d’habitat (Figure 1b) ; L’HAH suggère que la densité d’espèces est équivalente dans les deux cas, tant que la quantité d’habitat disponible est la même. Par extension, l’HAH prédit que la fragmentation comme définie par les auteurs (conformation de l’espace dans lequel l’habitat est constituée de multiples parcelles isolées) n’a pas d’effet.
La vérification de cette hypothèse suggèrerait que les efforts de conservation devraient se concentrer sur la préservation d’autant d’habitat possible, que la paysage soit continu ou fragmenté.
L’hypothèse de la quantité d’habitat (Habitat Amount Hypothesis, HAH) est testée dans cet article. L’HAH suppose que la densité d’espèces dans une parcelle de taille fixée augmente avec la quantité d’habitats présents autour de cette parcelle. (Fahrig, 2013).
Par exemple, en considérant deux parcelles (Figure 1) : une située dans un grand espace, entouré de peu d’habitat (Figure 1a), et une située dans un espace plus petit, entouré de beaucoup d’habitat (Figure 1b) ; L’HAH suggère que la densité d’espèces est équivalente dans les deux cas, tant que la quantité d’habitat disponible est la même. Par extension, l’HAH prédit que la fragmentation comme définie par les auteurs (conformation de l’espace dans lequel l’habitat est constituée de multiples parcelles isolées) n’a pas d’effet.
La vérification de cette hypothèse suggèrerait que les efforts de conservation devraient se concentrer sur la préservation d’autant d’habitat possible, que la paysage soit continu ou fragmenté.
Expériences de l'article
Données : 5675 espèces de 8 groupes échantillonnées dans 554 parcelles documentées dans 35 études. Les habitats sont classés par image satellite (Landsat et ALOS-PALSAR) dans une des deux catégories : forestier/non forestiers
4 prédictions sont testées statistiquement :
1) La quantité d’habitat a un effet plus fort que les effets de la taille ou de l’isolation de la parcelle : Méta-analyses, régression pondérée et test de pente.
2) La quantité d’habitat a un effet au moins aussi fort que les effets combinés de la taille et de l’isolation de la parcelle : comparaison de 3 modèles (taille + isolation, quantité d’habitat seul, nul).
3) La fragmentation n’a pas d’effet : comparaison de 3 modèles (quantité d’habitat, quantité d’habitat + densité de parcelles, nul).
4) Les effets positifs de la taille de la parcelle, et les effets négatifs de l’isolation et la fragmentation ne deviennent pas plus fort lorsque la quantité d’habitat diminue : modèle linéaire généralisé.
Données : 5675 espèces de 8 groupes échantillonnées dans 554 parcelles documentées dans 35 études. Les habitats sont classés par image satellite (Landsat et ALOS-PALSAR) dans une des deux catégories : forestier/non forestiers
4 prédictions sont testées statistiquement :
1) La quantité d’habitat a un effet plus fort que les effets de la taille ou de l’isolation de la parcelle : Méta-analyses, régression pondérée et test de pente.
2) La quantité d’habitat a un effet au moins aussi fort que les effets combinés de la taille et de l’isolation de la parcelle : comparaison de 3 modèles (taille + isolation, quantité d’habitat seul, nul).
3) La fragmentation n’a pas d’effet : comparaison de 3 modèles (quantité d’habitat, quantité d’habitat + densité de parcelles, nul).
4) Les effets positifs de la taille de la parcelle, et les effets négatifs de l’isolation et la fragmentation ne deviennent pas plus fort lorsque la quantité d’habitat diminue : modèle linéaire généralisé.
Résultats de l'article
Prédiction 1 : Un effet important de la quantité d’habitat est apparent dans les différentes analyses réalisées. Cet effet est positif dans 91 % des cas, et est significativement plus grand que les effets moyens de la taille et l’isolation des parcelles
Prédiction 2 : Le modèle s’ajustant le mieux à la densité d’espèce est celui incluant uniquement la quantité d’habitat
Prédiction 3 : Le modèle incluant uniquement la quantité d’habitat s’ajuste le mieux aux données des espèces. La fragmentation a un effet positif dans la majorité des études analysées
Prédiction 4 : Pas d’interaction significative entre la quantité d’habitat et la taille, l’isolation et la densité des parcelles
Ces résultats supportent l’HAH. De plus, aucune preuve d’un effet négatif de la fragmentation sur la densité d’espèces n’a été trouvé. Enfin, la fragmentation n’est incluse dans aucun modèle s’ajustant le mieux aux données, soulignant l’effet moindre de cette dernière en comparaison avec la quantité d’habitat
Prédiction 1 : Un effet important de la quantité d’habitat est apparent dans les différentes analyses réalisées. Cet effet est positif dans 91 % des cas, et est significativement plus grand que les effets moyens de la taille et l’isolation des parcelles
Prédiction 2 : Le modèle s’ajustant le mieux à la densité d’espèce est celui incluant uniquement la quantité d’habitat
Prédiction 3 : Le modèle incluant uniquement la quantité d’habitat s’ajuste le mieux aux données des espèces. La fragmentation a un effet positif dans la majorité des études analysées
Prédiction 4 : Pas d’interaction significative entre la quantité d’habitat et la taille, l’isolation et la densité des parcelles
Ces résultats supportent l’HAH. De plus, aucune preuve d’un effet négatif de la fragmentation sur la densité d’espèces n’a été trouvé. Enfin, la fragmentation n’est incluse dans aucun modèle s’ajustant le mieux aux données, soulignant l’effet moindre de cette dernière en comparaison avec la quantité d’habitat
Rigueur de l'article
• Les types d’habitat sont séparés en deux catégories simples sans prendre en compte le type de forêt et sans considérer la multitude d’habitat différents que peuvent représenter un environnement non forestier. La quantité d’habitat peut donc être biaisée puisque ne prenant pas en compte tous les types d’habitats.
• L’utilisation d’images satellites peut rendre imprécise la classification des habitats et donc biaiser l’estimation de la couverture forestière.
• Certaines régions étudiées ont pu être sujettes à un effet anthropogénique menant à la diminution de la diversité spécifique, et à l’homogénéisation des communautés, rendant alors l’effet de la quantité d’habitat indiscernable statistiquement des caractéristiques de la parcelle.
• Pour les modèles statistiques, les auteurs n’ont pas testé l’homoscédasticité et l’indépendance des résidus, et ont seulement utilisé un QQ plot pour estimer la normalité des résidus. La validité des modèles est donc incertaine.
• Les types d’habitat sont séparés en deux catégories simples sans prendre en compte le type de forêt et sans considérer la multitude d’habitat différents que peuvent représenter un environnement non forestier. La quantité d’habitat peut donc être biaisée puisque ne prenant pas en compte tous les types d’habitats.
• L’utilisation d’images satellites peut rendre imprécise la classification des habitats et donc biaiser l’estimation de la couverture forestière.
• Certaines régions étudiées ont pu être sujettes à un effet anthropogénique menant à la diminution de la diversité spécifique, et à l’homogénéisation des communautés, rendant alors l’effet de la quantité d’habitat indiscernable statistiquement des caractéristiques de la parcelle.
• Pour les modèles statistiques, les auteurs n’ont pas testé l’homoscédasticité et l’indépendance des résidus, et ont seulement utilisé un QQ plot pour estimer la normalité des résidus. La validité des modèles est donc incertaine.
Ce que cet article apporte au débat
Les auteurs ont réuni ici des données provenant de plusieurs articles, et apportent une réponse à la question de la fragmentation en mettant en avant l’importance de protéger les paysages fragmentés, par l’utilisation d’une méthode statistique quantitative. De plus, les auteurs explorent plusieurs prédictions permettant de mettre en avant de façon claire l’effet prépondérant de la quantité d’habitat sur la biodiversité peu importe la fragmentation associée aux espaces étudiés.
Les auteurs ont réuni ici des données provenant de plusieurs articles, et apportent une réponse à la question de la fragmentation en mettant en avant l’importance de protéger les paysages fragmentés, par l’utilisation d’une méthode statistique quantitative. De plus, les auteurs explorent plusieurs prédictions permettant de mettre en avant de façon claire l’effet prépondérant de la quantité d’habitat sur la biodiversité peu importe la fragmentation associée aux espaces étudiés.
Figure
d'après l'HAH, la densité d'espèces est la même dans les parcelles échantillonnées dans les paysages (a) et (b), ou (c) et (d).
Dans le cas ou la parcelle occupe tout les habitats dans un paysage local (a ou c), l'effet de la taille de la parcelle et l'effet de la quantité d'habitat sont équivalents.
Dans le cas de (b) et (d), le nombre d'espèces dans les parcelles devrait être plus lié à la quantité d'habitat qu'à la taille.
(Figure 1, Watling et al., 2020)
d'après l'HAH, la densité d'espèces est la même dans les parcelles échantillonnées dans les paysages (a) et (b), ou (c) et (d).
Dans le cas ou la parcelle occupe tout les habitats dans un paysage local (a ou c), l'effet de la taille de la parcelle et l'effet de la quantité d'habitat sont équivalents.
Dans le cas de (b) et (d), le nombre d'espèces dans les parcelles devrait être plus lié à la quantité d'habitat qu'à la taille.
(Figure 1, Watling et al., 2020)
Dernière modification il y a plus de 5 ans.