The early origin of birds is a hotly disputed debate and may be broadly framed as a conflict between paleontologists and ornithologists. The paleontological emphasis has shifted from Archaeopteryx and its origins to recent finds of Cretaceous birds and “feathered” dinosaurs from China. The identification of alleged feathers has, however, relied principally on the visual image. Some workers have interpreted these integumentary structures as collagen fibers. To test the latter hypothesis, using light microscopy, collagen from the hypodermis (blubber) and subdermal connective tissue sheath was examined from a dolphin that had been buried for a year as part of an experiment. Within the blubber, toward the central thicker parts of the material, the collagen fibers had compacted and the three-dimensional latticework of normal blubber had more or less collapsed. Chromatographic analysis of the blubber revealed pronounced oxidation of the unsaturated lipids, probably accounting for the collapse of the latticework. Fibers normally bound together in bundles became separated into individual fibers or smaller bundles by degradation of the glue-like substance binding them together. These degraded collagen fibers show, in many instances, feather-like patterns, strikingly reminiscent of many of those identified as either “protofeathers” or “modern” feathers in dromaeosaurid dinosaurs. The findings throw serious doubt on the virtually complete reliance on visual image by supporters of the feathered dinosaur thesis and emphasize the need for more rigorous methods of identification using modern feathers as a frame of reference. Since collagen is the main fiber type found in most supporting tissues, the results have wide implications regarding the degradation and fossilization of vertebrate integument, such as that of the ichthyosaurs, dinosaurs and birds.
Titre de l'article
L'origine dinosaurienne des plumes : perspectives à partir de fibres de collagènes de dauphin (Cétacé)
L'origine dinosaurienne des plumes : perspectives à partir de fibres de collagènes de dauphin (Cétacé)
Introduction à l'article
Cet article publie des clichés de téguments de Cétacés contemporains qui font penser à des structures de plumes. Il avance donc l'hypothèse que les protoplumes et les plumes modernes décrites chez des fossiles de Dromaeosauridae (Ji et al. 2001, Norell et al. 2002) peuvent résulter d'une mauvaise interprétation. Cela laisse penser que potentiellement peu de dinosaures portaient réellement des plumes et que l'explosion de descriptions de dinosaures à plumes repose sur une mauvaise diagnose.
Cet article publie des clichés de téguments de Cétacés contemporains qui font penser à des structures de plumes. Il avance donc l'hypothèse que les protoplumes et les plumes modernes décrites chez des fossiles de Dromaeosauridae (Ji et al. 2001, Norell et al. 2002) peuvent résulter d'une mauvaise interprétation. Cela laisse penser que potentiellement peu de dinosaures portaient réellement des plumes et que l'explosion de descriptions de dinosaures à plumes repose sur une mauvaise diagnose.
Expériences de l'article
Un spécimen juvénile de dauphin (Tursiops truncatus) a été enterré pendant un an dans une rivière semi-poreuse à une profondeur de 75 cm dans le but de le soumettre aux processus de dégradation et de pré-fossilisation. Les tissus ont ensuite été récupérés et analysés par une étude histologique de coupes fines effrectuées selon un plan parallèle à celui de la peau.
Les coupes ainsi obtenues ont été comparées à celles effectuées à partir de tissus de dauphin frais, de requin blanc (Carcharodon carcharias) et de requin tigre (Galeocerdo cuvier). Les analyses ont été faites avec un microscope à contraste différentiel.
L'étude effectue également une analyse de la dégradation des tissus adipeux.
Un spécimen juvénile de dauphin (Tursiops truncatus) a été enterré pendant un an dans une rivière semi-poreuse à une profondeur de 75 cm dans le but de le soumettre aux processus de dégradation et de pré-fossilisation. Les tissus ont ensuite été récupérés et analysés par une étude histologique de coupes fines effrectuées selon un plan parallèle à celui de la peau.
Les coupes ainsi obtenues ont été comparées à celles effectuées à partir de tissus de dauphin frais, de requin blanc (Carcharodon carcharias) et de requin tigre (Galeocerdo cuvier). Les analyses ont été faites avec un microscope à contraste différentiel.
L'étude effectue également une analyse de la dégradation des tissus adipeux.
Résultats de l'article
Les fibres de collagène des téguments des Cétacés ont subi une désorganisation post mortem par dégradation chimique et microbienne, compaction et altération des tissus. Les structures fibreuses ondulées observées ressemblent à des plumes. Les clichés montrent des faisceaux de fibres groupés à la base et des structures ondulées rappelant celles des plumes. Cette expérience montre également qu'une minéralisation lente peut engendrer un assombrissement des bords et un éclaircissement du centre de la structure tégumentaire, ce qui peut faire penser au creux des rachis des plumes. Ainsi même les articles qui mobilisent cet argument (Currie et Chen 2001, et plus tard par Zheng et al. 2009) sont décrédibilisées.
Cette étude illustre selon l'auteur la difficulté à différencier les fibres de collagène altérées et les plumes elles-mêmes rendant ainsi caduques toutes les observations de plumes chez des fossiles de dinosaures.
Les fibres de collagène des téguments des Cétacés ont subi une désorganisation post mortem par dégradation chimique et microbienne, compaction et altération des tissus. Les structures fibreuses ondulées observées ressemblent à des plumes. Les clichés montrent des faisceaux de fibres groupés à la base et des structures ondulées rappelant celles des plumes. Cette expérience montre également qu'une minéralisation lente peut engendrer un assombrissement des bords et un éclaircissement du centre de la structure tégumentaire, ce qui peut faire penser au creux des rachis des plumes. Ainsi même les articles qui mobilisent cet argument (Currie et Chen 2001, et plus tard par Zheng et al. 2009) sont décrédibilisées.
Cette étude illustre selon l'auteur la difficulté à différencier les fibres de collagène altérées et les plumes elles-mêmes rendant ainsi caduques toutes les observations de plumes chez des fossiles de dinosaures.
Ce que cet article apporte au débat
L'article souligne le besoin du développement de méthodes plus rigoureuses d'identification des plumes sur les fossiles à partir de l'étude approfondie des plumes actuelles, remettant en question la seule méthode aujourd'hui utilisée : l'observation visuelle. Il remet en question la rigueur d'articles déjà publiés.
L'article souligne le besoin du développement de méthodes plus rigoureuses d'identification des plumes sur les fossiles à partir de l'étude approfondie des plumes actuelles, remettant en question la seule méthode aujourd'hui utilisée : l'observation visuelle. Il remet en question la rigueur d'articles déjà publiés.
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