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Titre de l'article

Les effets de la captivité sur la survie de carnivores réintroduits dans la nature : une analyse et une synthèse

Introduction à l'article

Deux grandes méthodes s'opposent pour la réintroduction d'espèce carnivores : la translocation d'animaux sauvages voisins et l'introduction d'individus nés en captivité. Cette étude cherche à savoir comment évolue le taux de survis des individus réintroduits dans les deux cas. L'état de l'art jusqu'à présent avait tendance à dire que la translocation était plus efficace. Jule et son équipe ont cherché à savoir si cette affirmation était statistiquement robuste.

Expériences de l'article

L'équipe a d'abord synthétisé les résultats obtenus de taux de survie et de cause de décès de nombreuses campagnes de réintroduction et translocation sur des carnivores. Les 49 cas d'études ont été compilés dans une base de donnée. Une étude statistique a été appliqué sur la base de donnée à l'aide de test d'indépendance pour vérifier que la différence du taux de survie entre les deux méthodes de conservation était bien significative.

Résultats de l'article

Le taux de survie dans le cadre d'une translocation est de 31% contre 13% pour une réintroduction de captifs.
L'écart est très significatif pour les Canidae, les Ursidae et les Mustelidae mais légèrement plus faible pour les Felidae.
Les causes de mortalité sont : l'homme, la famine, et les compétitions inter/intraspécifique ainsi que les maladies. Les captifs sont plus fragiles que les sauvages et notamment face aux maladies et au manque de compétence comportementale pour la chasse.

Rigueur de l'article

L'article est très rigoureux et essaie de vérifier des affirmations réalisées dans les années 90 à l'aide de base de données plus vastes et touchant à un grande diversité de familles biologiques.

Ce que cet article apporte au débat

L'article valide l'idée que la translocation est plus efficace sur le court terme car le taux de survie post-introduction est plus fort que dans le cas de populations élevées en captivité. Cependant, l'étude ne montre pas de dynamique de population sur le plus long terme. Elle ne cherche pas non plus a élucider les causes de cette différence dans le taux de survie.

Figure
Légende :
Publiée il y a plus de 7 ans par L. Dugerdil et I. Prigent.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.
Article : The effects of captive experience on reintroduction survival in carnivores: A review and analysis