Red wood ants (Formica s.str.) are not prevalent in the forests of North America, but commonly occur in conifer and mixed conifer forests in northern Europe and Asia. In 1971, a European red wood ant species, Formica lugubris, was intentionally established in a 35-year-old predominantly mixed conifer plantation approximately 30 km north of QC, Canada. The purpose of its introduction was to evaluate the potential of this species as a biological control agent against conifer-defoliating Lepidoptera species. This red wood ant introduction was monitored periodically for about 5 years after establishment, but its long-term fate has not been reported. We visited this field site in 2005 and found that this species was well established, and we could locate some of the nests that resulted from the original release. We mapped and measured over 100 nests around the site of original release, which ranged from 5 cm in height to over 1 m. We estimated the population of introduced ants to have grown to over 8 million in the last 34 years. Significant clustering of nests suggests that these nests may be one supercolony. F. lugubris has become a dominant understory arthropod in this mixed forest, and is likely to have ecological impacts, including effects at the community and ecosystem level.
Titre de l'article
Le destin d'une introduction intentionnelle de Formica lugubris d'Europe en Amérique du Nord
Le destin d'une introduction intentionnelle de Formica lugubris d'Europe en Amérique du Nord
Introduction à l'article
Les fourmis rouges des bois sont communes dans les forêts de conifères en Europe et en Asie mais leur présence est faible en Amérique du Nord. Elles sont considérées comme des prédateurs d'insectes défoliants (qui font tomber les feuilles).
Depuis 40 ans, de nombreuses introductions de fourmis ont été tentées afin de réduire l'impact négatif des insectes défoliants. Dans les années 70, Formica lugubris a été introduite au Canada depuis l"Italie. Un an après leur réintroduction, cinq grands nids étaient en place.
Le but de cet article est de revisiter les nids 34 ans après pour :
Les fourmis rouges des bois sont communes dans les forêts de conifères en Europe et en Asie mais leur présence est faible en Amérique du Nord. Elles sont considérées comme des prédateurs d'insectes défoliants (qui font tomber les feuilles).
Depuis 40 ans, de nombreuses introductions de fourmis ont été tentées afin de réduire l'impact négatif des insectes défoliants. Dans les années 70, Formica lugubris a été introduite au Canada depuis l"Italie. Un an après leur réintroduction, cinq grands nids étaient en place.
Le but de cet article est de revisiter les nids 34 ans après pour :
Expériences de l'article
Les nids sont situés dans une aire forestière de 3.8 ha. Chaque nid est positionné par GPS et la taille et le périmètre ont été mesurés. Les nids ont été notés actifs ou abandonnés. Le volume de chaque nid a aussi été calculé.
Les nids des années 70 avaient été protégés par du grillage et du bois. Si des nids sont retrouvés avec ces protections, les auteurs suggèrent qu'ils ont persisté jusqu'à maintenant.
Les nids sont situés dans une aire forestière de 3.8 ha. Chaque nid est positionné par GPS et la taille et le périmètre ont été mesurés. Les nids ont été notés actifs ou abandonnés. Le volume de chaque nid a aussi été calculé.
Les nids des années 70 avaient été protégés par du grillage et du bois. Si des nids sont retrouvés avec ces protections, les auteurs suggèrent qu'ils ont persisté jusqu'à maintenant.
Résultats de l'article
Le nombre de nids et le nombre d'individus ont augmenté. Les auteurs ont retrouvé 114 nids dont 21 abandonnés. Leur taille était comprise entre 2 et 105 cm pour une moyenne de 64.6 cm et leur périmètre était compris entre 5 et 192 cm pour une moyenne de 33.7 cm. Les nids ont un volume moyen de 0.404 mètres cube. Ces nids sont ainsi plus grands que ceux retrouvés en Irlande et en Angleterre.
La densité des nids sur le site est de 24.5 nids/ha ce qui correspond à une densité supérieure que celles retrouvées en Europe. Le site est dominé par les petits nids.
Dans les 9 nids protégés dans les années 70, seuls 2 ont été abandonnés. Dans les années 80, 17 nids avaient été protégés et les auteurs en ont retrouvés en 12 actifs.
La plupart des nids feraient parties d'un ensemble. Ainsi, il y aurait une supercolonie qui résiderait dans de nombreux nids.
Le nombre de nids et le nombre d'individus ont augmenté. Les auteurs ont retrouvé 114 nids dont 21 abandonnés. Leur taille était comprise entre 2 et 105 cm pour une moyenne de 64.6 cm et leur périmètre était compris entre 5 et 192 cm pour une moyenne de 33.7 cm. Les nids ont un volume moyen de 0.404 mètres cube. Ces nids sont ainsi plus grands que ceux retrouvés en Irlande et en Angleterre.
La densité des nids sur le site est de 24.5 nids/ha ce qui correspond à une densité supérieure que celles retrouvées en Europe. Le site est dominé par les petits nids.
Dans les 9 nids protégés dans les années 70, seuls 2 ont été abandonnés. Dans les années 80, 17 nids avaient été protégés et les auteurs en ont retrouvés en 12 actifs.
La plupart des nids feraient parties d'un ensemble. Ainsi, il y aurait une supercolonie qui résiderait dans de nombreux nids.
Rigueur de l'article
Cet article a l'air rigoureux. Cependant, l'introduction en 1971 et l'étude réalisée en 2005 ont l'air d'avoir été fait par la même équipe. Ainsi, on pourrait se poser des questions s'il y a eu une volonté de montrer le succès de leur introduction. Néanmoins, l'augmentation est si forte que le succès pourrait ne pas être remis en cause.
Cet article a l'air rigoureux. Cependant, l'introduction en 1971 et l'étude réalisée en 2005 ont l'air d'avoir été fait par la même équipe. Ainsi, on pourrait se poser des questions s'il y a eu une volonté de montrer le succès de leur introduction. Néanmoins, l'augmentation est si forte que le succès pourrait ne pas être remis en cause.
Ce que cet article apporte au débat
Cet article nous montre une introduction ayant fonctionné avec une population viable dans son nouvel environnement 34 ans après l'introduction. Cependant, il n'y a eu aucune mesure de l'impact sur l'écosystème. On ne sait ainsi donc pas si les fourmis sont bénéfiques ou pas à l'environnement dans lequel elles ont été relâchées. Cette variable pourrait remettre en question le bien-fondé de cette opération.
Cet article nous montre une introduction ayant fonctionné avec une population viable dans son nouvel environnement 34 ans après l'introduction. Cependant, il n'y a eu aucune mesure de l'impact sur l'écosystème. On ne sait ainsi donc pas si les fourmis sont bénéfiques ou pas à l'environnement dans lequel elles ont été relâchées. Cette variable pourrait remettre en question le bien-fondé de cette opération.
Dernière modification il y a plus de 8 ans.