Paleontologists long have argued that the most important evolutionary radiation of mammals occurred during the early Cenozoic, if not that all eutherians originated from a single common post-Cretaceous ancestor. Nonetheless, several recent molecular analyses claim to show that because several interordinal splits occurred during the Cretaceous, a major therian radiation was then underway. This claim conflicts with statistical evidence from the well-sampled latest Cretaceous and Cenozoic North American fossil record. Paleofaunal data confirm that there were fewer mammalian species during the latest Cretaceous than during any interval of the Cenozoic, and that a massive diversification took place during the early Paleocene, immediately after a mass extinction. Measurement data show that Cretaceous mammals were on average small and occupied a narrow range of body sizes; after the Cretaceous-Tertiary mass extinction, there was a rapid and permanent shift in the mean. The fact that there was an early Cenozoic mammalian radiation is entirely compatible with the existence of a few Cretaceous splits among modern mammal lineages.
Titre de l'article
Les archives fossiles des mammifères Nord-Américains: les preuves d'une radiation évolutive au Paléocène
Les archives fossiles des mammifères Nord-Américains: les preuves d'une radiation évolutive au Paléocène
Introduction à l'article
Pendant longtemps les études sur la radiation des mammifères se sont basées sur des données paléontologiques (identification morphologique des lignées et leur extension stratigraphique) mettant en évidence la radiation des mammifères suite à la crise Crétacé-Tertiaire. Cependant, ces scenarios furent défiés par les études de phylogénies moléculaires. D’une part, ces études proposent de nouveaux ordres phylogénétiques. D’autre part, le concept « d’horloge moléculaire » montre une diversification des euthériens bien avant le Tertiaire, durant le début de Crétacé.
Cet article se consacre à démontrer que les archives fossiles fournissent des preuves aux deux modèles biologiques suivants :
Pendant longtemps les études sur la radiation des mammifères se sont basées sur des données paléontologiques (identification morphologique des lignées et leur extension stratigraphique) mettant en évidence la radiation des mammifères suite à la crise Crétacé-Tertiaire. Cependant, ces scenarios furent défiés par les études de phylogénies moléculaires. D’une part, ces études proposent de nouveaux ordres phylogénétiques. D’autre part, le concept « d’horloge moléculaire » montre une diversification des euthériens bien avant le Tertiaire, durant le début de Crétacé.
Cet article se consacre à démontrer que les archives fossiles fournissent des preuves aux deux modèles biologiques suivants :
Expériences de l'article
La présente étude a consisté à analyser deux ensembles de données afin de décrire les différences entre la faune de mammifères en Amérique du Nord au Crétacé et au Cénozoïque. Le premier jeu de données traite le problème de la diversification taxonomique tandis que le deuxième discute de l'évolution morphologique en termes de distributions de masse corporelle.
Diversité Taxonomique
Les données fauniques utilisées ici sont une compilation de 4015 localités fossilifères mammifères nord-américaines dont l'âge varie entre le Campanien et le Pléistocène tardif. L'ensemble de données comprend 186 sections stratigraphiques, 1196 genres, 3181 espèces et 152 points d'étalonnage géochronologiques.
Disparité Morphologique
Les données comprennent des estimations de la masse corporelle pour 1 543 espèces de mammifères fossiles d'Amérique du Nord fondées sur une compilation les mesures de 15 035 molaires inférieures individuelles
La présente étude a consisté à analyser deux ensembles de données afin de décrire les différences entre la faune de mammifères en Amérique du Nord au Crétacé et au Cénozoïque. Le premier jeu de données traite le problème de la diversification taxonomique tandis que le deuxième discute de l'évolution morphologique en termes de distributions de masse corporelle.
Diversité Taxonomique
Les données fauniques utilisées ici sont une compilation de 4015 localités fossilifères mammifères nord-américaines dont l'âge varie entre le Campanien et le Pléistocène tardif. L'ensemble de données comprend 186 sections stratigraphiques, 1196 genres, 3181 espèces et 152 points d'étalonnage géochronologiques.
Disparité Morphologique
Les données comprennent des estimations de la masse corporelle pour 1 543 espèces de mammifères fossiles d'Amérique du Nord fondées sur une compilation les mesures de 15 035 molaires inférieures individuelles
Résultats de l'article
Diversité Taxonomique
Disparité Morphologique
Diversité Taxonomique
Disparité Morphologique
Ce que cet article apporte au débat
La diversification n'est donc pas un processus lent et régulier: le Paléocène le plus ancien a été témoin d'un immense rayonnement évolutif qui n'a jamais été égalé dans l'histoire des mammifères
En conclusion, à la fois en termes de diversité taxonomique et de distribution de la masse corporelle, le plus important rayonnement évolutif de mammifères ne s'est pas produit au Crétacé mais dans le premier Cénozoïque
La diversification n'est donc pas un processus lent et régulier: le Paléocène le plus ancien a été témoin d'un immense rayonnement évolutif qui n'a jamais été égalé dans l'histoire des mammifères
En conclusion, à la fois en termes de diversité taxonomique et de distribution de la masse corporelle, le plus important rayonnement évolutif de mammifères ne s'est pas produit au Crétacé mais dans le premier Cénozoïque
Remarques sur l'article
Cette étude ne prend en compte que le registre Nord-Américain. Cependant ce dernier est relativement complet et bien étudié tant pour le Crétacé tardif que par tout le Cénozoïque
Cette étude ne prend en compte que le registre Nord-Américain. Cependant ce dernier est relativement complet et bien étudié tant pour le Crétacé tardif que par tout le Cénozoïque
Dernière modification il y a plus de 8 ans.