In 1968, Lovelock proposed that the Earth's biosphere, atmosphere, oceans, and soils form a single living organism, which he called Gala after the Greek Earth goddess. This entity constitutes a feedback system which supposedly seeks an optimal physical and chemical environment for life on Earth. Most scientists accept a weaker version of the hypothesis, that life has had a tremendous impact on the physical environment. They reject the strong version on the basis that planetary self-regulation would need foresight and planning by living organisms, which is incompatible with natural selection. Lovelock subsequently proposed a simple computer model, called Daisyworld, which shows that, under certain conditions, feedback systems without foresight can stabilize external inputs. The main value of the Gaia hypothesis lies in its holistic perspective, which is needed to avoid environmentally undesirable, cumulative effects of small decisions.
Titre de la review
L'hypothèse Gaia: une erreur féconde?
L'hypothèse Gaia: une erreur féconde?
Résumé de la review
Dans les années 1960, James Lovelock a pour mission de développer des techniques pour détecter la vie notamment sur Mars. Des suites de ces travaux, il suggère que l'activité des organismes vivants risque de répandre des composés spécifiques dans l'atmosphère et/ou dans les océans et de modifier leurs compositions. Lovelock et Dian Hitchcock ont testé cette hypothèse sur la Terre. Ils ont remarqué que l’atmosphère terrestre était très éloignée des équilibres chimiques. Elle contient du méthane et de l'oxygène alors que ces composés sont censés se décomposer à la lumière, et leur origine reste inconnue. En 1966, Lovelock est amené à travailler sur les conséquences de la pollution atmosphérique. Ses études ont finalement convaincu Lovelock que l'atmosphère de la Terre est activement maintenue et régulée par la vie à la surface. Il a conclu que cela est dû à l'activité d'une seule entité, Gaia, contenant toute la vie sur Terre. Cette entité est capable d’influer sur l’atmosphère grâce à un système de rétroaction qui cherche un environnement physique et chimique optimal pour la vie. L’existence d’organismes sur Terre depuis plus de 3 milliards d’années est un argument en faveur de Gaia, et suppose que les conditions sont restées stables. Sauf que, entre temps, l’énergie solaire a augmenté de plus de 30%. Cela implique, d’après Lovelock, un contrôle biologique sur les conditions environnementales. L’activité de bactéries anaérobies libère du méthane dans l'atmosphère, où il sera oxydé et donc absorbera l'oxygène atmosphérique. Sans cela, la teneur en oxygène augmenterait de façon catastrophique et aurait des conséquences désastreuses pour la biosphère. Cette hypothèse Gaia est dans l’ensemble mal accueillie dans la communauté scientifique. Certains ne supportent qu’en partie cette théorie, parlant en réalité de coévolution de la vie et du climat, mais n’accordant pas le rôle principal à la vie. Pour répondre à cela, Lovelock a collaboré avec Watson sur un modèle informatique. Ce modèle, Daisyworld, représente une planète colonisée par deux espèces de marguerites, noires et blanches. Chacune a donc un albédo différent. Elles sont donc favorisées par des conditions de températures différentes et ont une influence différente sur la température de la planète. Cette planète connaît une phase de température constante malgré l’augmentation de luminosité à cause des rétroactions des marguerites sur la température. Les organismes pourraient donc entrer en relation de rétroaction avec des facteurs environnementaux que ce soit pour la stabiliser ou la perturber. Daisyworld est un modèle extrêmement plus simple que notre planète et des facteurs en plus signifient des rétroactions en plus, ce qui complexifie bien davantage la compréhension de notre planète L’hypothèse Gaia est également dans l'intérêt des industries. Si la vie est capable de contrôler certains facteurs environnementaux pour maintenir une stabilité, alors la pollution générée par les activités humaines ne sont pas un problème. Un autre problème est notre entêtement à essayer de résoudre des problèmes “humains” comme limiter les risques de cancers des suites de déversement de pesticides alors que, parallèlement, ces même pesticides causent des ravages massifs dans les sols et les cours d’eau. Selon Garrett Hardin, le seul problème est la surpopulation. C’est en effet le responsable de la dégradation des sols, de la déforestation, de la production de CFC (qui détruit la couche d’ozone)... Pour Lovelock, les trois principaux danger sont les voitures pour les gaz à effet de serre, les tronçonneuses pour la destruction des forêts tropicales et le bétail, en élevages intensifs. En fin de compte, l'hypothèse de Lovelock nous oblige à considérer l'ensemble du système, qu'on l'appelle ou non Gaia.
Dans les années 1960, James Lovelock a pour mission de développer des techniques pour détecter la vie notamment sur Mars. Des suites de ces travaux, il suggère que l'activité des organismes vivants risque de répandre des composés spécifiques dans l'atmosphère et/ou dans les océans et de modifier leurs compositions. Lovelock et Dian Hitchcock ont testé cette hypothèse sur la Terre. Ils ont remarqué que l’atmosphère terrestre était très éloignée des équilibres chimiques. Elle contient du méthane et de l'oxygène alors que ces composés sont censés se décomposer à la lumière, et leur origine reste inconnue. En 1966, Lovelock est amené à travailler sur les conséquences de la pollution atmosphérique. Ses études ont finalement convaincu Lovelock que l'atmosphère de la Terre est activement maintenue et régulée par la vie à la surface. Il a conclu que cela est dû à l'activité d'une seule entité, Gaia, contenant toute la vie sur Terre. Cette entité est capable d’influer sur l’atmosphère grâce à un système de rétroaction qui cherche un environnement physique et chimique optimal pour la vie. L’existence d’organismes sur Terre depuis plus de 3 milliards d’années est un argument en faveur de Gaia, et suppose que les conditions sont restées stables. Sauf que, entre temps, l’énergie solaire a augmenté de plus de 30%. Cela implique, d’après Lovelock, un contrôle biologique sur les conditions environnementales. L’activité de bactéries anaérobies libère du méthane dans l'atmosphère, où il sera oxydé et donc absorbera l'oxygène atmosphérique. Sans cela, la teneur en oxygène augmenterait de façon catastrophique et aurait des conséquences désastreuses pour la biosphère. Cette hypothèse Gaia est dans l’ensemble mal accueillie dans la communauté scientifique. Certains ne supportent qu’en partie cette théorie, parlant en réalité de coévolution de la vie et du climat, mais n’accordant pas le rôle principal à la vie. Pour répondre à cela, Lovelock a collaboré avec Watson sur un modèle informatique. Ce modèle, Daisyworld, représente une planète colonisée par deux espèces de marguerites, noires et blanches. Chacune a donc un albédo différent. Elles sont donc favorisées par des conditions de températures différentes et ont une influence différente sur la température de la planète. Cette planète connaît une phase de température constante malgré l’augmentation de luminosité à cause des rétroactions des marguerites sur la température. Les organismes pourraient donc entrer en relation de rétroaction avec des facteurs environnementaux que ce soit pour la stabiliser ou la perturber. Daisyworld est un modèle extrêmement plus simple que notre planète et des facteurs en plus signifient des rétroactions en plus, ce qui complexifie bien davantage la compréhension de notre planète L’hypothèse Gaia est également dans l'intérêt des industries. Si la vie est capable de contrôler certains facteurs environnementaux pour maintenir une stabilité, alors la pollution générée par les activités humaines ne sont pas un problème. Un autre problème est notre entêtement à essayer de résoudre des problèmes “humains” comme limiter les risques de cancers des suites de déversement de pesticides alors que, parallèlement, ces même pesticides causent des ravages massifs dans les sols et les cours d’eau. Selon Garrett Hardin, le seul problème est la surpopulation. C’est en effet le responsable de la dégradation des sols, de la déforestation, de la production de CFC (qui détruit la couche d’ozone)... Pour Lovelock, les trois principaux danger sont les voitures pour les gaz à effet de serre, les tronçonneuses pour la destruction des forêts tropicales et le bétail, en élevages intensifs. En fin de compte, l'hypothèse de Lovelock nous oblige à considérer l'ensemble du système, qu'on l'appelle ou non Gaia.
Ce que cette review apporte au débat
Dans cet article, Baerlocher invite a prendre du recul quand à ce qu'implique l'hypothèse Gaia. De plus, il essaie de faire prendre conscience de l'importance de tous les détails qui peuvent influer, même de façon minime, sur le système.
Dans cet article, Baerlocher invite a prendre du recul quand à ce qu'implique l'hypothèse Gaia. De plus, il essaie de faire prendre conscience de l'importance de tous les détails qui peuvent influer, même de façon minime, sur le système.
Remarques sur la review
Je trouve que l'idée principale de l'article se perd un peu dans la dernière partie de la review.
Je trouve que l'idée principale de l'article se perd un peu dans la dernière partie de la review.
Dernière modification il y a plus de 9 ans.