The Gaia hypothesis' central theme is that biological processes homeostatically maintain, on a planetary scale, geochemical and climatic conditions favorable for life. A number of distinct hypotheses have been proposed, spanning a range from the self-evident to the highly speculative. The self-evident forms of Gaia reiterate the well-documented fact that biological processes are critical to biogeochemical cycles, adding the straightforward (though important) point that the coupling between biotic and physical processes should create feedback loops. The speculative forms of Gaia assert that biological processes regulate the physical environment, keeping Earth's climate and surface geochemistry stable and favorable for life. As metaphors, these versions of Gaia are intriguing, untestable, and, if taken literally as a basis for research, potentially misleading. As hypotheses, they are ill-defined, unparsimonious, and unfalsifiable.
Titre de la review
L’hypothèse Gaia : peut-elle être testée?
L’hypothèse Gaia : peut-elle être testée?
Résumé de la review
Il est attesté aujourd’hui que les processus biologiques ont un impact sur la géochimie de l’atmosphère et de l’océan, et ce démontré par de nombreux scientifiques depuis 1877. L’hypothèse Gaïa propose donc un état climatique et chimique stable optimal pour la vie et maintenu par la vie elle-même. La Terre, selon cette hypothèse, serait considéré comme un organisme unique "Gaia" et l’atmosphère comme "une coquille d’escargot, non vivante mais fabriquée par le vivant pour se protéger d’un environnement défavorable" (Lovelock; 1979b; p. 716). 2 groupes ont immédiatement accepté l’hypothèse Gaia : les environnementalistes et paradoxalement les industrialistes qui suggèrent que la capacité d’homéostasie de cet "organisme planétaire" peut contrôler la pollution. Si elle était vérifiée, l’hypothèse Gaia représenterait un bouleversement dans la vision du rôle de la vie sur Terre. L'auteur se propose donc de faire une synthèse des différentes visions de l'hypothèse et de vérifier si elles sont testables en principe.
Tout d’abord, cela dépend de la manière dont est exprimée une hypothèse; mal définie ou si elle est tautologique (logiquement vrai et donc jamais fausse), elle n'est pas testable par nature. Ainsi, dans certains cas, la Loi de Parcimonie s'applique : si deux solutions différentes donnent le même résultat, cette loi implique de choisir la solution qui impose le moins de contraintes. De plus, l'Hypothèse Gaia, considérer la planète comme un organisme unique, est une métaphore, et les métaphores sont par nature mal définies et peuvent être réinterprétées de plusieurs manières pour toujours pouvoir confirmer un résultat dans le sens voulu.
Ensuite, l'auteur propose d'évaluer un modèle qui affirme que, mathématiquement, l'homéostasie (le maintien de conditions favorables par les organismes) est possible. Le modèle Daisyworld montre que la température sur une planète peut être régulée par la répartition géographique de marguerites noires et blanches. La couleur des marguerites influe sur l'albédo à l'échelle globale et la température est ainsi stabilisée dans un intervalle optimal pour les marguerites. Cependant, ce type de modèle ne fait que comparer une théorie avec des données mathématiques issues du modèle et ne permet pas de valider les données réelles. Ils ne permettent donc pas de valider l'Hypothèse Gaia.
L’auteur critique également le concept d’optimisation. Les arguments avancés par d’autres auteurs (Margulis & Lovelock, 1974 et Lovelock ,1986b) ne sont pas fondamentalement faux mais ne sont pas parcimonieux. De plus, le fait que des organismes affectent suffisamment le système atmosphère/biosphère pour influer leur propre succès reproductif est hautement improbable.
Finalement, les adeptes de l’Hypothèses Gaia se basent sur le fait que les organismes créent en grande partie les conditions physique et chimique de la Terre et que les organismes peuvent influencer le climat. Sauf que, d’après l’auteur, tout ceci est une métaphore originale qui devrait préciser ses arguments. Tester cette métaphore comme une proposition scientifique est, pour l’auteur, complètement futile. L’Hypothèse Gaia peut être une grande vision mais ne peut pas être validée scientifiquement.
Il est attesté aujourd’hui que les processus biologiques ont un impact sur la géochimie de l’atmosphère et de l’océan, et ce démontré par de nombreux scientifiques depuis 1877. L’hypothèse Gaïa propose donc un état climatique et chimique stable optimal pour la vie et maintenu par la vie elle-même. La Terre, selon cette hypothèse, serait considéré comme un organisme unique "Gaia" et l’atmosphère comme "une coquille d’escargot, non vivante mais fabriquée par le vivant pour se protéger d’un environnement défavorable" (Lovelock; 1979b; p. 716). 2 groupes ont immédiatement accepté l’hypothèse Gaia : les environnementalistes et paradoxalement les industrialistes qui suggèrent que la capacité d’homéostasie de cet "organisme planétaire" peut contrôler la pollution. Si elle était vérifiée, l’hypothèse Gaia représenterait un bouleversement dans la vision du rôle de la vie sur Terre. L'auteur se propose donc de faire une synthèse des différentes visions de l'hypothèse et de vérifier si elles sont testables en principe.
Tout d’abord, cela dépend de la manière dont est exprimée une hypothèse; mal définie ou si elle est tautologique (logiquement vrai et donc jamais fausse), elle n'est pas testable par nature. Ainsi, dans certains cas, la Loi de Parcimonie s'applique : si deux solutions différentes donnent le même résultat, cette loi implique de choisir la solution qui impose le moins de contraintes. De plus, l'Hypothèse Gaia, considérer la planète comme un organisme unique, est une métaphore, et les métaphores sont par nature mal définies et peuvent être réinterprétées de plusieurs manières pour toujours pouvoir confirmer un résultat dans le sens voulu.
Ensuite, l'auteur propose d'évaluer un modèle qui affirme que, mathématiquement, l'homéostasie (le maintien de conditions favorables par les organismes) est possible. Le modèle Daisyworld montre que la température sur une planète peut être régulée par la répartition géographique de marguerites noires et blanches. La couleur des marguerites influe sur l'albédo à l'échelle globale et la température est ainsi stabilisée dans un intervalle optimal pour les marguerites. Cependant, ce type de modèle ne fait que comparer une théorie avec des données mathématiques issues du modèle et ne permet pas de valider les données réelles. Ils ne permettent donc pas de valider l'Hypothèse Gaia.
L’auteur critique également le concept d’optimisation. Les arguments avancés par d’autres auteurs (Margulis & Lovelock, 1974 et Lovelock ,1986b) ne sont pas fondamentalement faux mais ne sont pas parcimonieux. De plus, le fait que des organismes affectent suffisamment le système atmosphère/biosphère pour influer leur propre succès reproductif est hautement improbable.
Finalement, les adeptes de l’Hypothèses Gaia se basent sur le fait que les organismes créent en grande partie les conditions physique et chimique de la Terre et que les organismes peuvent influencer le climat. Sauf que, d’après l’auteur, tout ceci est une métaphore originale qui devrait préciser ses arguments. Tester cette métaphore comme une proposition scientifique est, pour l’auteur, complètement futile. L’Hypothèse Gaia peut être une grande vision mais ne peut pas être validée scientifiquement.
Rigueur de la review
Tout d’abord, utiliser un nombre limité de références peut diminuer le crédit de cette review. Cependant, il faut prendre en compte sa date de publication. En 1989, il n’y avait peut-être pas beaucoup d’articles sur l’Hypothèse Gaia, étant donné que cette hypothèse est née relativement peu de temps (15 ans) avant la rédaction de cette review. De plus, les idées sur l’Hypothèse Gaia étaient peut-être valables car encore récentes, mais il faut se demander si ces concepts de l’époque sont toujours valables aujourd’hui, en 2016. Cependant, même si l’auteur fait comprendre que certains paramètres de l’Hypothèse ne sont pas testables, il ne prend pas pour autant parti et garde une certaine ouverture d’esprit. “Gaia may be a grand vision, but it is not the kind of vision that can be scientifically validated”.
Tout d’abord, utiliser un nombre limité de références peut diminuer le crédit de cette review. Cependant, il faut prendre en compte sa date de publication. En 1989, il n’y avait peut-être pas beaucoup d’articles sur l’Hypothèse Gaia, étant donné que cette hypothèse est née relativement peu de temps (15 ans) avant la rédaction de cette review. De plus, les idées sur l’Hypothèse Gaia étaient peut-être valables car encore récentes, mais il faut se demander si ces concepts de l’époque sont toujours valables aujourd’hui, en 2016. Cependant, même si l’auteur fait comprendre que certains paramètres de l’Hypothèse ne sont pas testables, il ne prend pas pour autant parti et garde une certaine ouverture d’esprit. “Gaia may be a grand vision, but it is not the kind of vision that can be scientifically validated”.
Ce que cette review apporte au débat
Cette review fait la synthèse d'articles qui supportent certains aspects de l'Hypothèse Gaia et propose de montrer si ces aspects sont potentiellement validables ou réfutables par l’utilisation de tests et expériences. L'auteur montre ainsi que des notions qui ne sont tout simplement pas testables ou qui ne permettent pas la comparaison avec des données réelles ne peuvent pas être pris en compte dans le débat. Cela ne peut donc pas prouver la validité scientifique de l'Hypothèse Gaia.
Cette review fait la synthèse d'articles qui supportent certains aspects de l'Hypothèse Gaia et propose de montrer si ces aspects sont potentiellement validables ou réfutables par l’utilisation de tests et expériences. L'auteur montre ainsi que des notions qui ne sont tout simplement pas testables ou qui ne permettent pas la comparaison avec des données réelles ne peuvent pas être pris en compte dans le débat. Cela ne peut donc pas prouver la validité scientifique de l'Hypothèse Gaia.
Dernière modification il y a plus de 9 ans.