Humans are modifying both the identities and numbers of species in ecosystems, but
the impacts of such changes on ecosystem processes are controversial. Plant species
diversity, functional diversity, and functional composition were experimentally varied in
grassland plots. Each factor by itself had significant effects on many ecosystem processes,
but functional composition and functional diversity were the principal factors
explaining plant productivity, plant percent nitrogen, plant total nitrogen, and light penetration.
Thus, habitat modifications and management practices that change functional
diversity and functional composition are likely to have large impacts on ecosystem
processes.
Titre de l'article
Influence de la diversité fonctionnelle et de la composition spécifique sur les processus écosystémiques
Influence de la diversité fonctionnelle et de la composition spécifique sur les processus écosystémiques
Introduction à l'article
Actuellement il est reconnu que des organismes vivant dans un écosystème vont le moduler, le modifier et contribuer à son fonctionnement. Pourtant, le contrôle de cet écosystème est encore mal identifié : est-il exercé par l'identité des espèces, le nombres d'espèces présentes, le nombre de différentes fonctions que vont exercer ces espèces, ou par le type de fonctions représentées ? Il est cependant convenu que le nombre de fonctions augmente avec l'éloignement des groupes présents dans un écosystème : plus les espèces ou les groupes fonctionnels sont différents, plus les fonctions seront diversifiés.
Cette étude cherche donc à définir si c'est la diversité spécifique ou la diversité fonctionnelle qui va être à l'origine du contrôle et du bon fonctionnement d'un écosystème, ainsi qu'à montrer les fonctions qui sont attribuables à la diversité fonctionnelle ou à la diversité spécifique afin de bien déterminer laquelle de ces deux approches de conservation serait la plus efficace.
Actuellement il est reconnu que des organismes vivant dans un écosystème vont le moduler, le modifier et contribuer à son fonctionnement. Pourtant, le contrôle de cet écosystème est encore mal identifié : est-il exercé par l'identité des espèces, le nombres d'espèces présentes, le nombre de différentes fonctions que vont exercer ces espèces, ou par le type de fonctions représentées ? Il est cependant convenu que le nombre de fonctions augmente avec l'éloignement des groupes présents dans un écosystème : plus les espèces ou les groupes fonctionnels sont différents, plus les fonctions seront diversifiés.
Cette étude cherche donc à définir si c'est la diversité spécifique ou la diversité fonctionnelle qui va être à l'origine du contrôle et du bon fonctionnement d'un écosystème, ainsi qu'à montrer les fonctions qui sont attribuables à la diversité fonctionnelle ou à la diversité spécifique afin de bien déterminer laquelle de ces deux approches de conservation serait la plus efficace.
Expériences de l'article
Ici, les fonctions de trois types de richesse ont été testées : celle de la diversité spécifique (définie par le nombre d'espèces ajoutées à la parcelle), de la diversité fonctionnelle (définie par le nombre de fonctions ajoutées à la parcelle) ou de la composition fonctionnelle (définie par le type de groupes fonctionnels ajoutés à la parcelle).
Les études ont été menées sur 289 parcelles représentant 169m2 avec 0, 2, 4, 8, 16 ou 32 espèces représentant 0, 1, 2, 3, 4 ou 5 groupes fonctionnels. Ces groupes fonctionnels sont en fait définis grâce aux caractères propres à la plante tels que le prélèvement des nutriments ou la période de croissance. Ainsi, différents groupes fonctionnels ont pu être caractérisés : les fixatrices d'azote, les plantes ayant une photosynthèse en 3 carbones, les plantes ayant une photosynthèse en 4 carbones, les plantes ligneuses ...
Les effets de ces trois types de richesse sur les parcelles (qui miment donc un écosystème) ont ensuite été analysés.
Ici, les fonctions de trois types de richesse ont été testées : celle de la diversité spécifique (définie par le nombre d'espèces ajoutées à la parcelle), de la diversité fonctionnelle (définie par le nombre de fonctions ajoutées à la parcelle) ou de la composition fonctionnelle (définie par le type de groupes fonctionnels ajoutés à la parcelle).
Les études ont été menées sur 289 parcelles représentant 169m2 avec 0, 2, 4, 8, 16 ou 32 espèces représentant 0, 1, 2, 3, 4 ou 5 groupes fonctionnels. Ces groupes fonctionnels sont en fait définis grâce aux caractères propres à la plante tels que le prélèvement des nutriments ou la période de croissance. Ainsi, différents groupes fonctionnels ont pu être caractérisés : les fixatrices d'azote, les plantes ayant une photosynthèse en 3 carbones, les plantes ayant une photosynthèse en 4 carbones, les plantes ligneuses ...
Les effets de ces trois types de richesse sur les parcelles (qui miment donc un écosystème) ont ensuite été analysés.
Résultats de l'article
Lorsque la diversité fonctionnelle augmente, la productivité des plantes ainsi que leur teneur en azote augmentent, tandis que la teneur en azote du sol diminue (NO3- et NH4+) car les plantes en prélèvent davantage. Ces effets ne sont pas observés lorsque c'est la diversité spécifique qui augmente. Cet effet est encore plus fort lorsque ce sont des groupes fonctionnels bien précis. Dans ces cas là, en fonction des espèces présentes on peut observer entre 40 et 59% d'augmentation de la croissance. Tous les résultats convergent dans un sens : le nombre de fonctions ou de groupes fonctionnels joue un rôle plus important que le nombre d'espèces sur l'écosystème.
Lorsque la diversité fonctionnelle augmente, la productivité des plantes ainsi que leur teneur en azote augmentent, tandis que la teneur en azote du sol diminue (NO3- et NH4+) car les plantes en prélèvent davantage. Ces effets ne sont pas observés lorsque c'est la diversité spécifique qui augmente. Cet effet est encore plus fort lorsque ce sont des groupes fonctionnels bien précis. Dans ces cas là, en fonction des espèces présentes on peut observer entre 40 et 59% d'augmentation de la croissance. Tous les résultats convergent dans un sens : le nombre de fonctions ou de groupes fonctionnels joue un rôle plus important que le nombre d'espèces sur l'écosystème.
Rigueur de l'article
Il y a peu d'informations sur les méthodes utilisées, il faut donc prendre ces résultats avec précaution car les techniques utilisées ne sont pas assez explicitées pour permettre d'avoir un regard critique. De plus, cet article date de 1997 et les connaissances ont pu évoluer dans un sens ou dans l'autre.
Il y a peu d'informations sur les méthodes utilisées, il faut donc prendre ces résultats avec précaution car les techniques utilisées ne sont pas assez explicitées pour permettre d'avoir un regard critique. De plus, cet article date de 1997 et les connaissances ont pu évoluer dans un sens ou dans l'autre.
Ce que cet article apporte au débat
Cette étude montre que la diversité fonctionnelle a un plus fort impact sur l'écosystème que la diversité spécifique, et que le nombre de fonctions différentes est déterminant pour le bon fonctionnement d'un écosystème. Cependant, la diversité fonctionnelle et le nombre d'espèces différentes sont tout de même liés.
Ces résultats apportent des éléments intéressant à la controverse. En effet, si le nombre d'espèces importe peu pour le déroulement des différents processus écologiques, se concentrer sur la conservation de la diversité fonctionnelle permettrait de préserver un écosystème pleinement fonctionnel, bien que plus pauvre en diversité spécifique.
Cette étude montre que la diversité fonctionnelle a un plus fort impact sur l'écosystème que la diversité spécifique, et que le nombre de fonctions différentes est déterminant pour le bon fonctionnement d'un écosystème. Cependant, la diversité fonctionnelle et le nombre d'espèces différentes sont tout de même liés.
Ces résultats apportent des éléments intéressant à la controverse. En effet, si le nombre d'espèces importe peu pour le déroulement des différents processus écologiques, se concentrer sur la conservation de la diversité fonctionnelle permettrait de préserver un écosystème pleinement fonctionnel, bien que plus pauvre en diversité spécifique.
Remarques sur l'article
Cet article n'est pas structuré comme à l'accoutumé, avec des sous parties bien définies, cela pouvant rendre plus difficile sa compréhension.
Cet article n'est pas structuré comme à l'accoutumé, avec des sous parties bien définies, cela pouvant rendre plus difficile sa compréhension.
Dernière modification il y a plus de 8 ans.