Virologists often use anthropomorphic metaphors to vividly describe the properties of viruses and this has led some virologists to claim that viruses are living microorganisms. The discovery of giant viruses that are larger and have a more complex genome than small bacteria has fostered the interpretation that viral factories, which are the compartments in virus-infected cells where the virus is being replicated, are able to transform themselves into a new type of living viral organism called a virocell. However, because of the widespread occurrence of horizontal gene transfer, endosymbiosis and hybridization in the evolution of viral genomes, it has not been possible to include metaphorical virocells in the so-called Tree of Life which itself is a metaphor. In the case of viruses that cause human diseases, the infection process is usually presented metaphorically as a war between host and virus and it is assumed that a virus such as the human immunodeficiency virus (HIV) is able to develop new strategies and mechanisms for escaping protective host immune responses. However, the ability of the virus to defeat the immune system is
solely due to stochastic mutations arising from the error-prone activity of the viral enzyme reverse transcriptase. The following two types of metaphors will be distinguished: an intentionality metaphor commonly used for attributing goals and intentions to organisms and the living virus metaphor that considers viruses to be actually living organisms.
Titre de la review
La métaphore de la vie des virus est toujours vivante, mais ce n’est qu’une métaphore.
La métaphore de la vie des virus est toujours vivante, mais ce n’est qu’une métaphore.
Résumé de la review
La notion de vie chez les virus est souvent décrite par l'utilisation de métaphores anthropomorphiques amenant la majorité des virologues à affirmer que les virus étaient bel et bien vivants. Le concept de virocellules introduit par P. Foreterre et repris dans la review indique pourtant que l'on a bien affaire des organismes viraux vivants. La review dénonce ainsi les nombreuses métaphores à vision anthropocentrique comme notamment le fait que le VIH a été capable de développer de nouvelles stratégies en vue d'échapper au système immunitaire de l'hôte, alors qu'en réalité ce virus subit les nombreuses mutations stochastiques depuis un certain nombre d'années le conduisant à muter constamment, rendant son éradication impossible par les défenses immunitaires de l'hôte. Ceci est le procédé de métaphore d'intentionnalité décrié par Regenmortel tout au long de l'article.
La notion de vie chez les virus est souvent décrite par l'utilisation de métaphores anthropomorphiques amenant la majorité des virologues à affirmer que les virus étaient bel et bien vivants. Le concept de virocellules introduit par P. Foreterre et repris dans la review indique pourtant que l'on a bien affaire des organismes viraux vivants. La review dénonce ainsi les nombreuses métaphores à vision anthropocentrique comme notamment le fait que le VIH a été capable de développer de nouvelles stratégies en vue d'échapper au système immunitaire de l'hôte, alors qu'en réalité ce virus subit les nombreuses mutations stochastiques depuis un certain nombre d'années le conduisant à muter constamment, rendant son éradication impossible par les défenses immunitaires de l'hôte. Ceci est le procédé de métaphore d'intentionnalité décrié par Regenmortel tout au long de l'article.
Rigueur de la review
La structuration de la review a été bien pensée et construite. L'auteur démarre par un rapide historique sur les virus et leur découverte (première découverte avec le virus de la Mosaïque du Tabac dans les années 1930) puis enchaîne sur la nature et l'origine des virus difficile à déceler, en affirmant que les virus sont des entités biologiques dépourvus d'autonomie fonctionnelle, induisant une évolution passive. Regenmortel embraie en listant les caractéristiques biologiques d'un être vivant : structure et composition (présence d'acide nucléique et de protéines) , présence de membrane séparant le milieu intérieur et extérieur, propriétes fonctionnelles comme la reproduction, la croissance, la réparation, présence d'activité métabolique...
Puis dans une seconde partie, il évoque la métaphore de la vie chez les cellules virales et leur non inclusion dans l'arbre de la vie.
La structuration de la review a été bien pensée et construite. L'auteur démarre par un rapide historique sur les virus et leur découverte (première découverte avec le virus de la Mosaïque du Tabac dans les années 1930) puis enchaîne sur la nature et l'origine des virus difficile à déceler, en affirmant que les virus sont des entités biologiques dépourvus d'autonomie fonctionnelle, induisant une évolution passive. Regenmortel embraie en listant les caractéristiques biologiques d'un être vivant : structure et composition (présence d'acide nucléique et de protéines) , présence de membrane séparant le milieu intérieur et extérieur, propriétes fonctionnelles comme la reproduction, la croissance, la réparation, présence d'activité métabolique...
Puis dans une seconde partie, il évoque la métaphore de la vie chez les cellules virales et leur non inclusion dans l'arbre de la vie.
Ce que cette review apporte au débat
Cette review a purement un caractère philosophique portée sur les métaphores. A travers la review, Regenmortel semble avoir un avis tranché sur la question en relatant que les virus ne sont pas des organismes vivants malgré les nombreuses métaphores donnant un caractère humain aux virus alors que comme est mentionné dans la revue, les virus ne pensent pas, ne détruisent pas... comme pourraient le faire les humains. Il dénonce injustement les nombreuses allusions données à ces "organismes". L' exemple du VIH affirmant qu'il essaie de développer sans cesse de nouvelles stratégies pour fuir les défenses immunitaires de l'hôte illustre ce fait. C' est pour lui une métaphore d'intentionnalité dans lequel on essaie d'attribuer des objectifs et des intentions au virus.
Cette review a purement un caractère philosophique portée sur les métaphores. A travers la review, Regenmortel semble avoir un avis tranché sur la question en relatant que les virus ne sont pas des organismes vivants malgré les nombreuses métaphores donnant un caractère humain aux virus alors que comme est mentionné dans la revue, les virus ne pensent pas, ne détruisent pas... comme pourraient le faire les humains. Il dénonce injustement les nombreuses allusions données à ces "organismes". L' exemple du VIH affirmant qu'il essaie de développer sans cesse de nouvelles stratégies pour fuir les défenses immunitaires de l'hôte illustre ce fait. C' est pour lui une métaphore d'intentionnalité dans lequel on essaie d'attribuer des objectifs et des intentions au virus.
Remarques sur la review
Marc Van Regenmortel a obtenu son doctorat en virologie et a pu développer de grandes connaissances à travers ses différents travaux portant sur les contours de la virologie. Son nom souvent cité dans plusieurs review en fait l'un des acteurs clés impliqués dans le débat.
Marc Van Regenmortel a obtenu son doctorat en virologie et a pu développer de grandes connaissances à travers ses différents travaux portant sur les contours de la virologie. Son nom souvent cité dans plusieurs review en fait l'un des acteurs clés impliqués dans le débat.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.