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Les problèmes liés aux hybrides : établir des lignes directrices pour la conservation
Les problèmes liés aux hybrides : établir des lignes directrices pour la conservation
Résumé de la review
L'hybridation a mauvaise presse dans le domaine de la conservation car elle entraîne généralement une perte de biodiversité et contribue activement à l'extinction d’espèces animales et végétales. Cependant, des études récentes démontrent le rôle important de l'hybridation dans l'évolution de nombreux clades. Pouvoir distinguer l'hybridation naturelle de l'hybridation anthropique est crucial pour la conservation, mais est souvent difficile à réaliser. Le but de cette review est donc de donner des clefs aux politiques de gestion afin d'analyser l'origine anthropique ou non d'une hybridation et de déterminer les meilleures réglementations à mettre en place dans le cadre de la conservation des espèces menacées. À travers l'exemple de la truite et du saumon, les auteurs analysent les différentes politiques de conservation et les jugent à la lumière des nouvelles connaissances acquises sur les hybrides. Ils soulignent que les problèmes et les suggestions abordés peuvent être appliqués à la plupart des taxons d'animaux et de végétaux.
Premièrement, une rapide rétrospection sur les politiques de protection des espèces aux USA au regard des hybrides permet d'affirmer que ces dernières ne sont pas toujours efficaces. En effet, jusqu'en Décembre 1990, US Endangered Species Act statuait qu'aucun hybride ne devait être protégé. Cette politique a cependant été retirée car des informations indiquaient que celle-ci devait être réexaminer. De plus, une étude réalisée sur la truite fardée a montré que cette espèce s'hybride communément avec la truite arc-en-ciel et il a été prouvé que la méthode utilisée ne rendait pas correctement compte du schéma et de l'ampleur de l'hybridation. Sur cette base, les auteurs critiquent les lois trop restrictives et prônent des méthodes adaptables à chaque population. En effet, certaines populations d'hybrides se regroupent sous forme d'essaims hybrides ("hybrid swarms") et il devient alors difficile de caractériser la population initiale à protéger. De plus, la mauvaise caractérisation d'un hybride pourrait entraîner une mauvaise lecture de la généalogie de la population et nuire à la protection de cette dernière.
Les auteurs classent ensuite les hybrides en 6 catégories en fonction de leur origine. Premièrement, ils distinguent trois types d'hybridations naturelles :
Admixture génétique naturelle due à une hybridation ancienne
Introgression naturelle mais ne conduisant pas à l'apparition d'un nouveau taxon
Zone hybride naturelle
Ensuite, l'hybridation d'origine anthropique peut tout d'abord conduire à des hybrides F1 stériles. Il n'y aura donc pas d'introgression et cela sera assez peu problématique pour la conservation de l'espèce. Mais l'hybridation peut également entraîner différents niveaux d'introgression : soit partiels, supposant une sauvegarde des populations initiales, soit total, supposant que toutes les populations soient devenues des essaims hybrides.
Pour ces deux dernières catégories, l'existence d'essaims hybrides rend beaucoup plus difficile la conservation et la récupération des taxons menacés. Les auteurs proposent donc que des études au cas par cas soit réalisées afin d'évaluer le taux d'hybridation et les risques induits par une possible disparition des populations initiales sur l'équilibre de l'écosystème.
Finalement, les auteurs évaluent quand une hybridation anthropique pourrait être souhaitable (sauvetage génétique). Ils affirment que la probabilité de dépression hybride est plus faible quand les populations sont génétiquement proches. Aussi, ils suggèrent d'utiliser des populations sources les plus proches possibles des populations cibles afin de maximiser les chances de réussite. Ils mettent également en avant le danger potentiel associé au sauvetage génétique et suggèrent qu'il ne devrait être mis en œuvre que dans des cas extrêmes de perte de variabilité génétique et de dépression de consanguinité préjudiciables à la survie de la population.
L'hybridation a mauvaise presse dans le domaine de la conservation car elle entraîne généralement une perte de biodiversité et contribue activement à l'extinction d’espèces animales et végétales. Cependant, des études récentes démontrent le rôle important de l'hybridation dans l'évolution de nombreux clades. Pouvoir distinguer l'hybridation naturelle de l'hybridation anthropique est crucial pour la conservation, mais est souvent difficile à réaliser. Le but de cette review est donc de donner des clefs aux politiques de gestion afin d'analyser l'origine anthropique ou non d'une hybridation et de déterminer les meilleures réglementations à mettre en place dans le cadre de la conservation des espèces menacées. À travers l'exemple de la truite et du saumon, les auteurs analysent les différentes politiques de conservation et les jugent à la lumière des nouvelles connaissances acquises sur les hybrides. Ils soulignent que les problèmes et les suggestions abordés peuvent être appliqués à la plupart des taxons d'animaux et de végétaux.
Premièrement, une rapide rétrospection sur les politiques de protection des espèces aux USA au regard des hybrides permet d'affirmer que ces dernières ne sont pas toujours efficaces. En effet, jusqu'en Décembre 1990, US Endangered Species Act statuait qu'aucun hybride ne devait être protégé. Cette politique a cependant été retirée car des informations indiquaient que celle-ci devait être réexaminer. De plus, une étude réalisée sur la truite fardée a montré que cette espèce s'hybride communément avec la truite arc-en-ciel et il a été prouvé que la méthode utilisée ne rendait pas correctement compte du schéma et de l'ampleur de l'hybridation. Sur cette base, les auteurs critiquent les lois trop restrictives et prônent des méthodes adaptables à chaque population. En effet, certaines populations d'hybrides se regroupent sous forme d'essaims hybrides ("hybrid swarms") et il devient alors difficile de caractériser la population initiale à protéger. De plus, la mauvaise caractérisation d'un hybride pourrait entraîner une mauvaise lecture de la généalogie de la population et nuire à la protection de cette dernière.
Les auteurs classent ensuite les hybrides en 6 catégories en fonction de leur origine. Premièrement, ils distinguent trois types d'hybridations naturelles :
Admixture génétique naturelle due à une hybridation ancienne
Introgression naturelle mais ne conduisant pas à l'apparition d'un nouveau taxon
Zone hybride naturelle
Ensuite, l'hybridation d'origine anthropique peut tout d'abord conduire à des hybrides F1 stériles. Il n'y aura donc pas d'introgression et cela sera assez peu problématique pour la conservation de l'espèce. Mais l'hybridation peut également entraîner différents niveaux d'introgression : soit partiels, supposant une sauvegarde des populations initiales, soit total, supposant que toutes les populations soient devenues des essaims hybrides.
Pour ces deux dernières catégories, l'existence d'essaims hybrides rend beaucoup plus difficile la conservation et la récupération des taxons menacés. Les auteurs proposent donc que des études au cas par cas soit réalisées afin d'évaluer le taux d'hybridation et les risques induits par une possible disparition des populations initiales sur l'équilibre de l'écosystème.
Finalement, les auteurs évaluent quand une hybridation anthropique pourrait être souhaitable (sauvetage génétique). Ils affirment que la probabilité de dépression hybride est plus faible quand les populations sont génétiquement proches. Aussi, ils suggèrent d'utiliser des populations sources les plus proches possibles des populations cibles afin de maximiser les chances de réussite. Ils mettent également en avant le danger potentiel associé au sauvetage génétique et suggèrent qu'il ne devrait être mis en œuvre que dans des cas extrêmes de perte de variabilité génétique et de dépression de consanguinité préjudiciables à la survie de la population.
Ce que cette review apporte au débat
La review permet d'avoir une vision globale de la notion d'hybridation, inter ou intraspécifique. Elle nous permet d'aborder les aspects positifs et négatifs de l'hybridation dans le cadre de la conservation de la biodiversité. La première partie de la review nous expose les problèmes liés à l'hybridation et tente de catégoriser cette dernière au regard des enjeux de conservation. Finalement, les auteurs soulignent la possibilité d'utiliser l'hybridation afin de sauver les populations menacées. Cependant, ces derniers apparaissent tout de même assez réservés concernant cette stratégie. Cette review a donc été classée comme étant neutre dans le cadre de la controverse.
La review permet d'avoir une vision globale de la notion d'hybridation, inter ou intraspécifique. Elle nous permet d'aborder les aspects positifs et négatifs de l'hybridation dans le cadre de la conservation de la biodiversité. La première partie de la review nous expose les problèmes liés à l'hybridation et tente de catégoriser cette dernière au regard des enjeux de conservation. Finalement, les auteurs soulignent la possibilité d'utiliser l'hybridation afin de sauver les populations menacées. Cependant, ces derniers apparaissent tout de même assez réservés concernant cette stratégie. Cette review a donc été classée comme étant neutre dans le cadre de la controverse.
Titre de la review
Les problèmes liés aux hybrides : établir des lignes directrices pour la conservation
Les problèmes liés aux hybrides : établir des lignes directrices pour la conservation
Résumé de la review
L'hybridation a mauvaise presse dans le domaine de la conservation car elle entraîne généralement une perte de biodiversité et contribue activement à l'extinction d’espèces animales et végétales. Cependant, des études récentes démontrent le rôle important de l'hybridation dans l'évolution de nombreux clades. Pouvoir distinguer l'hybridation naturelle de l'hybridation anthropique est crucial pour la conservation, mais est souvent difficile à réaliser. Le but de cette review est donc de donner des clefs aux politiques de gestion afin d'analyser l'origine anthropique ou non d'une hybridation et de déterminer les meilleures réglementations à mettre en place dans le cadre de la conservation des espèces menacées. À travers l'exemple de la truite et du saumon, les auteurs analysent les différentes politiques de conservation et les jugent à la lumière des nouvelles connaissances acquises sur les hybrides. Ils soulignent que les problèmes et les suggestions abordés peuvent être appliqués à la plupart des taxons d'animaux et de végétaux.
Premièrement, une rapide rétrospection sur les politiques de protection des espèces aux USA au regard des hybrides permet d'affirmer que ces dernières ne sont pas toujours efficaces. En effet, jusqu'en Décembre 1990, US Endangered Species Act statuait qu'aucun hybride ne devait être protégé. Cette politique a cependant été retirée car des informations indiquaient que celle-ci devait être réexaminer. De plus, une étude réalisée sur la truite fardée a montré que cette espèce s'hybride communément avec la truite arc-en-ciel et il a été prouvé que la méthode utilisée ne rendait pas correctement compte du schéma et de l'ampleur de l'hybridation. Sur cette base, les auteurs critiquent les lois trop restrictives et prônent des méthodes adaptables à chaque population. En effet, certaines populations d'hybrides se regroupent sous forme d'essaims hybrides ("hybrid swarms") et il devient alors difficile de caractériser la population initiale à protéger. De plus, la mauvaise caractérisation d'un hybride pourrait entraîner une mauvaise lecture de la généalogie de la population et nuire à la protection de cette dernière.
Les auteurs classent ensuite les hybrides en 6 catégories en fonction de leur origine. Premièrement, ils distinguent trois types d'hybridations naturelles :
Ensuite, l'hybridation d'origine anthropique peut tout d'abord conduire à des hybrides F1 stériles. Il n'y aura donc pas d'introgression et cela sera assez peu problématique pour la conservation de l'espèce. Mais l'hybridation peut également entraîner différents niveaux d'introgression : soit partiels, supposant une sauvegarde des populations initiales, soit total, supposant que toutes les populations soient devenues des essaims hybrides.
Pour ces deux dernières catégories, l'existence d'essaims hybrides rend beaucoup plus difficile la conservation et la récupération des taxons menacés. Les auteurs proposent donc que des études au cas par cas soit réalisées afin d'évaluer le taux d'hybridation et les risques induits par une possible disparition des populations initiales sur l'équilibre de l'écosystème.
Finalement, les auteurs évaluent quand une hybridation anthropique pourrait être souhaitable (sauvetage génétique). Ils affirment que la probabilité de dépression hybride est plus faible quand les populations sont génétiquement proches. Aussi, ils suggèrent d'utiliser des populations sources les plus proches possibles des populations cibles afin de maximiser les chances de réussite. Ils mettent également en avant le danger potentiel associé au sauvetage génétique et suggèrent qu'il ne devrait être mis en œuvre que dans des cas extrêmes de perte de variabilité génétique et de dépression de consanguinité préjudiciables à la survie de la population.
L'hybridation a mauvaise presse dans le domaine de la conservation car elle entraîne généralement une perte de biodiversité et contribue activement à l'extinction d’espèces animales et végétales. Cependant, des études récentes démontrent le rôle important de l'hybridation dans l'évolution de nombreux clades. Pouvoir distinguer l'hybridation naturelle de l'hybridation anthropique est crucial pour la conservation, mais est souvent difficile à réaliser. Le but de cette review est donc de donner des clefs aux politiques de gestion afin d'analyser l'origine anthropique ou non d'une hybridation et de déterminer les meilleures réglementations à mettre en place dans le cadre de la conservation des espèces menacées. À travers l'exemple de la truite et du saumon, les auteurs analysent les différentes politiques de conservation et les jugent à la lumière des nouvelles connaissances acquises sur les hybrides. Ils soulignent que les problèmes et les suggestions abordés peuvent être appliqués à la plupart des taxons d'animaux et de végétaux.
Premièrement, une rapide rétrospection sur les politiques de protection des espèces aux USA au regard des hybrides permet d'affirmer que ces dernières ne sont pas toujours efficaces. En effet, jusqu'en Décembre 1990, US Endangered Species Act statuait qu'aucun hybride ne devait être protégé. Cette politique a cependant été retirée car des informations indiquaient que celle-ci devait être réexaminer. De plus, une étude réalisée sur la truite fardée a montré que cette espèce s'hybride communément avec la truite arc-en-ciel et il a été prouvé que la méthode utilisée ne rendait pas correctement compte du schéma et de l'ampleur de l'hybridation. Sur cette base, les auteurs critiquent les lois trop restrictives et prônent des méthodes adaptables à chaque population. En effet, certaines populations d'hybrides se regroupent sous forme d'essaims hybrides ("hybrid swarms") et il devient alors difficile de caractériser la population initiale à protéger. De plus, la mauvaise caractérisation d'un hybride pourrait entraîner une mauvaise lecture de la généalogie de la population et nuire à la protection de cette dernière.
Les auteurs classent ensuite les hybrides en 6 catégories en fonction de leur origine. Premièrement, ils distinguent trois types d'hybridations naturelles :
Ensuite, l'hybridation d'origine anthropique peut tout d'abord conduire à des hybrides F1 stériles. Il n'y aura donc pas d'introgression et cela sera assez peu problématique pour la conservation de l'espèce. Mais l'hybridation peut également entraîner différents niveaux d'introgression : soit partiels, supposant une sauvegarde des populations initiales, soit total, supposant que toutes les populations soient devenues des essaims hybrides.
Pour ces deux dernières catégories, l'existence d'essaims hybrides rend beaucoup plus difficile la conservation et la récupération des taxons menacés. Les auteurs proposent donc que des études au cas par cas soit réalisées afin d'évaluer le taux d'hybridation et les risques induits par une possible disparition des populations initiales sur l'équilibre de l'écosystème.
Finalement, les auteurs évaluent quand une hybridation anthropique pourrait être souhaitable (sauvetage génétique). Ils affirment que la probabilité de dépression hybride est plus faible quand les populations sont génétiquement proches. Aussi, ils suggèrent d'utiliser des populations sources les plus proches possibles des populations cibles afin de maximiser les chances de réussite. Ils mettent également en avant le danger potentiel associé au sauvetage génétique et suggèrent qu'il ne devrait être mis en œuvre que dans des cas extrêmes de perte de variabilité génétique et de dépression de consanguinité préjudiciables à la survie de la population.
Ce que cette review apporte au débat
La review permet d'avoir une vision globale de la notion d'hybridation, inter ou intraspécifique. Elle nous permet d'aborder les aspects positifs et négatifs de l'hybridation dans le cadre de la conservation de la biodiversité. La première partie de la review nous expose les problèmes liés à l'hybridation et tente de catégoriser cette dernière au regard des enjeux de conservation. Finalement, les auteurs soulignent la possibilité d'utiliser l'hybridation afin de sauver les populations menacées. Cependant, ces derniers apparaissent tout de même assez réservés concernant cette stratégie. Cette review a donc été classée comme étant neutre dans le cadre de la controverse.
La review permet d'avoir une vision globale de la notion d'hybridation, inter ou intraspécifique. Elle nous permet d'aborder les aspects positifs et négatifs de l'hybridation dans le cadre de la conservation de la biodiversité. La première partie de la review nous expose les problèmes liés à l'hybridation et tente de catégoriser cette dernière au regard des enjeux de conservation. Finalement, les auteurs soulignent la possibilité d'utiliser l'hybridation afin de sauver les populations menacées. Cependant, ces derniers apparaissent tout de même assez réservés concernant cette stratégie. Cette review a donc été classée comme étant neutre dans le cadre de la controverse.
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