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Titre de l'article

Les résultats des expérimentations biodiversité-fonctions écosystémiques sont réalistes

Introduction à l'article

Un des débats les plus anciens en écologie concerne la différence entre les études en milieux contrôlés ou en milieux naturels et l’application des uns dans les autres reste controversée. En effet, le design expérimental (par exemple un assemblage aléatoire) peut donner des propriétés fonctionnelles qui n'existent pas en milieu naturel. Ces discordances sont généralement attribuées à des facteurs environnementaux ou biotiques qui vont modifier le fonctionnement des écosystèmes et annuler ou confondre les effets de la diversité, qui sont alors découplés, alors que couplés dans la nature. Les auteurs se posent ainsi deux questions : 1) A quel point les communautés de plantes dans les expérimentations BEF (biodiversité-fonctions écosystémiques) ressemblent-elles à celles des vrais écosystèmes ? 2) Est-ce que des communautés irréalistes entraînent des conclusions différentes à l’expérimentation ?

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Expériences de l'article

Les auteurs ont comparé la diversité taxonomique, fonctionnelle, phylogénétique, ainsi que les traits-fonctionnels, dans des communautés sauvages ainsi que dans deux expérimentations de grande échelle : Expérience Jena (Allemagne) et BioDIV (USA). Pour cela, le recouvrement spécifique aux espèces et les biomasses obtenues ont été transformés en abondance relative pour permettre les comparaisons, et les propriétés des communautés ont été investies. Ils ont ensuite défini des "espaces multidimensionnels propriété-communauté” (PCA). Suite à cela, ils ont éliminé les communautés irréalistes, c'est-à-dire dont le recouvrement dans l’espace multivarié est en dehors de l’espace occupé par les communautés naturelles. Ils ont ensuite fait des modèles linéaires pour tester les relations entre la biodiversité et 8 traits fonctionnels choisis (les dominants), pour le jeu de données complet et pour les groupes réalistes. Ils ont terminé par faire plusieurs analyses de sensibilité de leurs résultats.

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Résultats de l'article

Les communautés expérimentales occupent un espace multivariée plus grand et donc comportent beaucoup plus de propriétés fonctionnelles que les communautés du vrai monde (mais propriétés équivalentes dans des sous-groupes expérimentaux). L'espace multivarié montre que 28% des plots à Jena et 77% à bioDIV sont réalistes. Sur 12 relations considérées, 4 changent significativement à l’élimination des communautés irréalistes (=contrainte). 31% des fonctions à Jena ont été perdues via un gradient de diversité tronqué. La correction de ce gradient rend ces relations significatives, c’est donc lui plus que la taille des échantillons qui affaiblit les relations. Les propriétés expliquant la fonction ne sont pas sensibles à la contrainte, ainsi, les relations des expérimentations ne sont pas biaisées par ces communautés irréalistes. Ils ont aussi noté que les plots expérimentaux sont insensibles aux choix méthodologiques, mais que les plots réalistes si.

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Rigueur de l'article

Les auteurs de cet article sont auto-critiques et identifient eux-mêmes les limites de leur étude. Ils ont comparé les communautés par rapport à une gamme de fonctions relatives à la biodiversité, et indirectement aux fonctions écosystémiques rendues, ce qui leur a permis de limiter les biais liés aux choix méthodologiques (exclusion de certaines propriétés des communautés, calcul du chevauchement). Les résultats du recouvrement ont été robustes à d’autres méthodes d’analyses et à des données additionnelles. Les informations redondantes ont été réduites grâce à des facteurs d’inflation de variance (vif).

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Ce que cet article apporte au débat

Cet article s’éloigne légèrement de la controverse sur les relations diversité-stabilité, mais apporte cependant des éléments importants. En effet, de nombreuses études sur ces relations impliquent des designs expérimentaux, ainsi, les travaux concerant l’application de ce type d’étude sur des systèmes naturels sont absolument à considérer.

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Publiée il y a plus de 5 ans par F. Garcia.
Dernière modification il y a plus de 5 ans.
Article : The results of biodiversity–ecosystem functioning experiments are realistic
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  • Auteurs
    Malte Jochum, Markus Fischer, Forest Isbell, Christiane Roscher, Fons van der Plas, Steffen Boch, Gerhard Boenisch, Nina Buchmann, Jane A. Catford, Jeannine Cavender-Bares, Anne Ebeling, Nico Eisenhauer, Gerd Gleixner, Norbert Hölzel, Jens Kattge, Valentin H. Klaus, Till Kleinebecker, Markus Lange, Gaëtane Le Provost, Sebastian T. Meyer, Rafael Molina-Venegas, Liesje Mommer, Yvonne Oelmann, Caterina Penone, Daniel Prati, Peter B. Reich, Abiel Rindisbacher, Deborah Schäfer, Stefan Scheu, Bernhard Schmid, David Tilman, Teja Tscharntke, Anja Vogel, Cameron Wagg, Alexandra Weigelt, Wolfgang W. Weisser, Wolfgang Wilcke, Peter Manning
  • Année de publication
    2020
  • Journal
    Nature Ecology & Evolution
  • Abstract (dans sa langue originale)

    A large body of research shows that biodiversity loss can reduce ecosystem functioning. However, much of the evidence for this relationship is drawn from biodiversity–ecosystem functioning experiments in which biodiversity loss is simulated by randomly assembling communities of varying species diversity, and ecosystem functions are measured. This random assembly has led some ecologists to question the relevance of biodiversity experiments to real-world ecosystems, where community assembly or disas- sembly may be non-random and influenced by external drivers, such as climate, soil conditions or land use. Here, we compare data from real-world grassland plant communities with data from two of the largest and longest-running grassland biodiversity experi- ments (the Jena Experiment in Germany and BioDIV in the United States) in terms of their taxonomic, functional and phylogenetic diversity and functional-trait composition. We found that plant communities of biodiversity experiments cover almost all of the multivariate variation of the real-world communities, while also containing community types that are not currently observed in the real world. Moreover, they have greater variance in their compositional features than their real-world counterparts. We then re-analysed a subset of experimental data that included only ecologically realistic communities (that is, those comparable to real-world communities). For 10 out of 12 biodiversity–ecosystem functioning relationships, biodiversity effects did not differ significantly between the full dataset of biodiversity experiments and the ecologically realistic subset of experimental commu- nities. Although we do not provide direct evidence for strong or consistent biodiversity–ecosystem functioning relationships in real-world communities, our results demonstrate that the results of biodiversity experiments are largely insensitive to the exclu- sion of unrealistic communities and that the conclusions drawn from biodiversity experiments are generally robust.

  • Identifiant unique
    10.1038/s41559-020-1280-9
  • Accès libre
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  • Apparait dans la controverse
    La stabilité écosystémique est-elle synonyme de biodiversité élevée ?
  • Comment les contributeurs jugent la qualité scientifique de cette référence :

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