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Selon les auteurs, les espèces envahissantes sont définies à partir de leurs impacts négatifs biologiques, sociaux et économiques. Ces impacts sont appuyés par énormément de preuves et font des espèces envahissantes un enjeu de conservation majeur. Les auteurs évoquent la remise en question de ce consensus à la fois par certains média et par la communauté scientifique dans le changement global. Les auteurs considèrent que ces désaccords concernant les impacts des espèces envahissantes viennent de différences d’interprétation et des valeurs sous-jacentes qui les motivent.
Dans cette étude, James Russell et Tim Blackburn évoquent le fait que certaines définitions n’incluent pas nécessairement de critères d’impacts mais simplement des expansions d’aires de répartition géographique. Selon eux, les espèces étudiées sont tout de même susceptibles de causer des impacts négatifs qui ne sont tout simplement pas encore observés. Cela peut cacher la légitimité de distinguer les espèces envahissantes des espèces étrangères. Les espèces étrangères doivent donc être traitées avec précaution. Les auteurs alertent cependant sur le fait que la définition de l’impact négatif peut être affectée par des valeurs et des idéologies qui sortent du cadre scientifique. Dans certains cas, ceci peut mener à rejeter les preuves des impacts négatifs des espèces envahissantes et tomber ainsi dans le déni de leurs effets.
Le déni scientifique correspond au rejet de faits scientifiques incontestés. Ce diffère du débat scientifique souvent centré sur les incertitudes liées aux méthodes. Le déni scientifique remet en cause des idées qui résistent aux contradictions et qui procurent des explications appuyées par le reste du corpus scientifique. Les idées et théories nouvellement acceptées sont ainsi sensées fournir de meilleures explications des phénomènes observés comme ce fut le cas pour l’évolution Darwinenne ou la tectonique des plaques. Le déni scientifique se sert de la part d’incertitude présente dans la science pour réfuter des consensus sur des sujets où le débat n’a pas lieux d’être. Cela peut mener à une vision tronquée du consensus où les critiques et le consensus sont présentés comme équivalents alors que les preuves appuyant le consensus sont bien plus importantes. Pour les espèces envahissantes, les critiques viennent généralement de personne appuyant une idéologie du libre marché, ne nécessitant pas de politique de gestion des espèces envahissantes.
Selon les auteurs, la biologie de l’invasion a été productive d’un point de vue scientifique malgré les difficultés rencontrées vis-à-vis de la gestion des espèces envahissantes dans certains pays. Ils disent aussi que le rôle des espèces envahissantes peut être incertain et subjectif selon la définition d’impact mais nier l’impact n’est pas constructif pour développer des politiques sensées. Les espèces envahissantes sont en effet de plus en plus considérées par des consortiums inter-gouvernementaux comme un enjeu de gestion majeur pour les années à venir. Les auteurs concluent en considérant que s’il doit y avoir un débat concernant de potentiels effets positifs des espèces envahissantes, ces débats doivent être basés sur des faits.
Selon les auteurs, les espèces envahissantes sont définies à partir de leurs impacts négatifs biologiques, sociaux et économiques. Ces impacts sont appuyés par énormément de preuves et font des espèces envahissantes un enjeu de conservation majeur. Les auteurs évoquent la remise en question de ce consensus à la fois par certains média et par la communauté scientifique dans le changement global. Les auteurs considèrent que ces désaccords concernant les impacts des espèces envahissantes viennent de différences d’interprétation et des valeurs sous-jacentes qui les motivent.
Dans cette étude, James Russell et Tim Blackburn évoquent le fait que certaines définitions n’incluent pas nécessairement de critères d’impacts mais simplement des expansions d’aires de répartition géographique. Selon eux, les espèces étudiées sont tout de même susceptibles de causer des impacts négatifs qui ne sont tout simplement pas encore observés. Cela peut cacher la légitimité de distinguer les espèces envahissantes des espèces étrangères. Les espèces étrangères doivent donc être traitées avec précaution. Les auteurs alertent cependant sur le fait que la définition de l’impact négatif peut être affectée par des valeurs et des idéologies qui sortent du cadre scientifique. Dans certains cas, ceci peut mener à rejeter les preuves des impacts négatifs des espèces envahissantes et tomber ainsi dans le déni de leurs effets.
Le déni scientifique correspond au rejet de faits scientifiques incontestés. Ce diffère du débat scientifique souvent centré sur les incertitudes liées aux méthodes. Le déni scientifique remet en cause des idées qui résistent aux contradictions et qui procurent des explications appuyées par le reste du corpus scientifique. Les idées et théories nouvellement acceptées sont ainsi sensées fournir de meilleures explications des phénomènes observés comme ce fut le cas pour l’évolution Darwinenne ou la tectonique des plaques. Le déni scientifique se sert de la part d’incertitude présente dans la science pour réfuter des consensus sur des sujets où le débat n’a pas lieux d’être. Cela peut mener à une vision tronquée du consensus où les critiques et le consensus sont présentés comme équivalents alors que les preuves appuyant le consensus sont bien plus importantes. Pour les espèces envahissantes, les critiques viennent généralement de personne appuyant une idéologie du libre marché, ne nécessitant pas de politique de gestion des espèces envahissantes.
Selon les auteurs, la biologie de l’invasion a été productive d’un point de vue scientifique malgré les difficultés rencontrées vis-à-vis de la gestion des espèces envahissantes dans certains pays. Ils disent aussi que le rôle des espèces envahissantes peut être incertain et subjectif selon la définition d’impact mais nier l’impact n’est pas constructif pour développer des politiques sensées. Les espèces envahissantes sont en effet de plus en plus considérées par des consortiums inter-gouvernementaux comme un enjeu de gestion majeur pour les années à venir. Les auteurs concluent en considérant que s’il doit y avoir un débat concernant de potentiels effets positifs des espèces envahissantes, ces débats doivent être basés sur des faits.
Rigueur de la review
L’utilisation des termes et des valeurs qui leur sont accordées n’est pas très rigoureuse. En effet, les auteurs critiquent le fait que les personnes faisant preuve de déni sont souvent idéologiquement biaisées et introduisent des jugements de valeurs dans leur raisonnement. Ces notions n’ont pas à interférer avec la démarche scientifique. Or, la définition qu’ils donnent de l’espèce envahissante part du principe que l’on peut mélanger les impacts biologiques avec les impacts économiques.Ils évoquent même des impacts sociaux sans définir de quoi il s'agit.
De plus, ils ne contredisent aucune étude critiquant la biologie de l'invasion avec des données quantitatives explicitement citées et expliquées. Leurs références semblent pour la plupart appropriées mais vont toutes dans le même sens et ne sont selon moi pas assez détaillées. Une contradiction aurait été bienvenue, d’autant plus au vu des biais idéologiques dénoncés et pourtant présents dans le développement.
L’utilisation des termes et des valeurs qui leur sont accordées n’est pas très rigoureuse. En effet, les auteurs critiquent le fait que les personnes faisant preuve de déni sont souvent idéologiquement biaisées et introduisent des jugements de valeurs dans leur raisonnement. Ces notions n’ont pas à interférer avec la démarche scientifique. Or, la définition qu’ils donnent de l’espèce envahissante part du principe que l’on peut mélanger les impacts biologiques avec les impacts économiques.Ils évoquent même des impacts sociaux sans définir de quoi il s'agit.
De plus, ils ne contredisent aucune étude critiquant la biologie de l'invasion avec des données quantitatives explicitement citées et expliquées. Leurs références semblent pour la plupart appropriées mais vont toutes dans le même sens et ne sont selon moi pas assez détaillées. Une contradiction aurait été bienvenue, d’autant plus au vu des biais idéologiques dénoncés et pourtant présents dans le développement.
Ce que cette review apporte au débat
Les auteurs tentent ici de répondre aux critiques que subit la biologie de l’invasion en dénonçant une forme de déni des impacts des espèces envahissantes. S’ils s’y prennent de manière peu rigoureuse (cf Rigueur de la review), ils ont suscité de nombreuses réponses que nous avons elle aussi analysées. Ces échanges s’avèrent particulièrement utiles pour analyser la controverse et sont de plus très récents.
Les auteurs tentent ici de répondre aux critiques que subit la biologie de l’invasion en dénonçant une forme de déni des impacts des espèces envahissantes. S’ils s’y prennent de manière peu rigoureuse (cf Rigueur de la review), ils ont suscité de nombreuses réponses que nous avons elle aussi analysées. Ces échanges s’avèrent particulièrement utiles pour analyser la controverse et sont de plus très récents.
Remarques sur la review
Cette étude correspond à un format plus court que le format d'une review mais la structure s’éloignant des articles scientifiques, nous avons décidé de la catégoriser comme review.
Nous avons suggéré au site la création d'une catégorie Letters/Opinion pour la soumission des références tant ce format est couramment utilisé lors d'échanges d'opinions.
Cette étude correspond à un format plus court que le format d'une review mais la structure s’éloignant des articles scientifiques, nous avons décidé de la catégoriser comme review.
Nous avons suggéré au site la création d'une catégorie Letters/Opinion pour la soumission des références tant ce format est couramment utilisé lors d'échanges d'opinions.
Publiée il y a plus de 7 ans
par
N. Mazet.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.
Titre de la review
La montée du déni des espèces envahissantes
La montée du déni des espèces envahissantes
Résumé de la review
Selon les auteurs, les espèces envahissantes sont définies à partir de leurs impacts négatifs biologiques, sociaux et économiques. Ces impacts sont appuyés par énormément de preuves et font des espèces envahissantes un enjeu de conservation majeur. Les auteurs évoquent la remise en question de ce consensus à la fois par certains média et par la communauté scientifique dans le changement global. Les auteurs considèrent que ces désaccords concernant les impacts des espèces envahissantes viennent de différences d’interprétation et des valeurs sous-jacentes qui les motivent.
Dans cette étude, James Russell et Tim Blackburn évoquent le fait que certaines définitions n’incluent pas nécessairement de critères d’impacts mais simplement des expansions d’aires de répartition géographique. Selon eux, les espèces étudiées sont tout de même susceptibles de causer des impacts négatifs qui ne sont tout simplement pas encore observés. Cela peut cacher la légitimité de distinguer les espèces envahissantes des espèces étrangères. Les espèces étrangères doivent donc être traitées avec précaution. Les auteurs alertent cependant sur le fait que la définition de l’impact négatif peut être affectée par des valeurs et des idéologies qui sortent du cadre scientifique. Dans certains cas, ceci peut mener à rejeter les preuves des impacts négatifs des espèces envahissantes et tomber ainsi dans le déni de leurs effets.
Le déni scientifique correspond au rejet de faits scientifiques incontestés. Ce diffère du débat scientifique souvent centré sur les incertitudes liées aux méthodes. Le déni scientifique remet en cause des idées qui résistent aux contradictions et qui procurent des explications appuyées par le reste du corpus scientifique. Les idées et théories nouvellement acceptées sont ainsi sensées fournir de meilleures explications des phénomènes observés comme ce fut le cas pour l’évolution Darwinenne ou la tectonique des plaques. Le déni scientifique se sert de la part d’incertitude présente dans la science pour réfuter des consensus sur des sujets où le débat n’a pas lieux d’être. Cela peut mener à une vision tronquée du consensus où les critiques et le consensus sont présentés comme équivalents alors que les preuves appuyant le consensus sont bien plus importantes. Pour les espèces envahissantes, les critiques viennent généralement de personne appuyant une idéologie du libre marché, ne nécessitant pas de politique de gestion des espèces envahissantes.
Selon les auteurs, la biologie de l’invasion a été productive d’un point de vue scientifique malgré les difficultés rencontrées vis-à-vis de la gestion des espèces envahissantes dans certains pays. Ils disent aussi que le rôle des espèces envahissantes peut être incertain et subjectif selon la définition d’impact mais nier l’impact n’est pas constructif pour développer des politiques sensées. Les espèces envahissantes sont en effet de plus en plus considérées par des consortiums inter-gouvernementaux comme un enjeu de gestion majeur pour les années à venir. Les auteurs concluent en considérant que s’il doit y avoir un débat concernant de potentiels effets positifs des espèces envahissantes, ces débats doivent être basés sur des faits.
Selon les auteurs, les espèces envahissantes sont définies à partir de leurs impacts négatifs biologiques, sociaux et économiques. Ces impacts sont appuyés par énormément de preuves et font des espèces envahissantes un enjeu de conservation majeur. Les auteurs évoquent la remise en question de ce consensus à la fois par certains média et par la communauté scientifique dans le changement global. Les auteurs considèrent que ces désaccords concernant les impacts des espèces envahissantes viennent de différences d’interprétation et des valeurs sous-jacentes qui les motivent.
Dans cette étude, James Russell et Tim Blackburn évoquent le fait que certaines définitions n’incluent pas nécessairement de critères d’impacts mais simplement des expansions d’aires de répartition géographique. Selon eux, les espèces étudiées sont tout de même susceptibles de causer des impacts négatifs qui ne sont tout simplement pas encore observés. Cela peut cacher la légitimité de distinguer les espèces envahissantes des espèces étrangères. Les espèces étrangères doivent donc être traitées avec précaution. Les auteurs alertent cependant sur le fait que la définition de l’impact négatif peut être affectée par des valeurs et des idéologies qui sortent du cadre scientifique. Dans certains cas, ceci peut mener à rejeter les preuves des impacts négatifs des espèces envahissantes et tomber ainsi dans le déni de leurs effets.
Le déni scientifique correspond au rejet de faits scientifiques incontestés. Ce diffère du débat scientifique souvent centré sur les incertitudes liées aux méthodes. Le déni scientifique remet en cause des idées qui résistent aux contradictions et qui procurent des explications appuyées par le reste du corpus scientifique. Les idées et théories nouvellement acceptées sont ainsi sensées fournir de meilleures explications des phénomènes observés comme ce fut le cas pour l’évolution Darwinenne ou la tectonique des plaques. Le déni scientifique se sert de la part d’incertitude présente dans la science pour réfuter des consensus sur des sujets où le débat n’a pas lieux d’être. Cela peut mener à une vision tronquée du consensus où les critiques et le consensus sont présentés comme équivalents alors que les preuves appuyant le consensus sont bien plus importantes. Pour les espèces envahissantes, les critiques viennent généralement de personne appuyant une idéologie du libre marché, ne nécessitant pas de politique de gestion des espèces envahissantes.
Selon les auteurs, la biologie de l’invasion a été productive d’un point de vue scientifique malgré les difficultés rencontrées vis-à-vis de la gestion des espèces envahissantes dans certains pays. Ils disent aussi que le rôle des espèces envahissantes peut être incertain et subjectif selon la définition d’impact mais nier l’impact n’est pas constructif pour développer des politiques sensées. Les espèces envahissantes sont en effet de plus en plus considérées par des consortiums inter-gouvernementaux comme un enjeu de gestion majeur pour les années à venir. Les auteurs concluent en considérant que s’il doit y avoir un débat concernant de potentiels effets positifs des espèces envahissantes, ces débats doivent être basés sur des faits.
Rigueur de la review
L’utilisation des termes et des valeurs qui leur sont accordées n’est pas très rigoureuse. En effet, les auteurs critiquent le fait que les personnes faisant preuve de déni sont souvent idéologiquement biaisées et introduisent des jugements de valeurs dans leur raisonnement. Ces notions n’ont pas à interférer avec la démarche scientifique. Or, la définition qu’ils donnent de l’espèce envahissante part du principe que l’on peut mélanger les impacts biologiques avec les impacts économiques.Ils évoquent même des impacts sociaux sans définir de quoi il s'agit.
De plus, ils ne contredisent aucune étude critiquant la biologie de l'invasion avec des données quantitatives explicitement citées et expliquées. Leurs références semblent pour la plupart appropriées mais vont toutes dans le même sens et ne sont selon moi pas assez détaillées. Une contradiction aurait été bienvenue, d’autant plus au vu des biais idéologiques dénoncés et pourtant présents dans le développement.
L’utilisation des termes et des valeurs qui leur sont accordées n’est pas très rigoureuse. En effet, les auteurs critiquent le fait que les personnes faisant preuve de déni sont souvent idéologiquement biaisées et introduisent des jugements de valeurs dans leur raisonnement. Ces notions n’ont pas à interférer avec la démarche scientifique. Or, la définition qu’ils donnent de l’espèce envahissante part du principe que l’on peut mélanger les impacts biologiques avec les impacts économiques.Ils évoquent même des impacts sociaux sans définir de quoi il s'agit.
De plus, ils ne contredisent aucune étude critiquant la biologie de l'invasion avec des données quantitatives explicitement citées et expliquées. Leurs références semblent pour la plupart appropriées mais vont toutes dans le même sens et ne sont selon moi pas assez détaillées. Une contradiction aurait été bienvenue, d’autant plus au vu des biais idéologiques dénoncés et pourtant présents dans le développement.
Ce que cette review apporte au débat
Les auteurs tentent ici de répondre aux critiques que subit la biologie de l’invasion en dénonçant une forme de déni des impacts des espèces envahissantes. S’ils s’y prennent de manière peu rigoureuse (cf Rigueur de la review), ils ont suscité de nombreuses réponses que nous avons elle aussi analysées. Ces échanges s’avèrent particulièrement utiles pour analyser la controverse et sont de plus très récents.
Les auteurs tentent ici de répondre aux critiques que subit la biologie de l’invasion en dénonçant une forme de déni des impacts des espèces envahissantes. S’ils s’y prennent de manière peu rigoureuse (cf Rigueur de la review), ils ont suscité de nombreuses réponses que nous avons elle aussi analysées. Ces échanges s’avèrent particulièrement utiles pour analyser la controverse et sont de plus très récents.
Remarques sur la review
Cette étude correspond à un format plus court que le format d'une review mais la structure s’éloignant des articles scientifiques, nous avons décidé de la catégoriser comme review.
Nous avons suggéré au site la création d'une catégorie Letters/Opinion pour la soumission des références tant ce format est couramment utilisé lors d'échanges d'opinions.
Cette étude correspond à un format plus court que le format d'une review mais la structure s’éloignant des articles scientifiques, nous avons décidé de la catégoriser comme review.
Nous avons suggéré au site la création d'une catégorie Letters/Opinion pour la soumission des références tant ce format est couramment utilisé lors d'échanges d'opinions.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.