Experiments indicate that selection against aggression in mammals can have multiple effects on their morphology, physiology, behaviour and psychology, and that these results resemble a syndrome of changes observed in domestic animals. We hypothesize that selection against aggression in some wild species can operate in a similar way. Here we consider the bonobo, Pan paniscus, as a candidate for having experienced this ‘self-domestication’ process. We first detail the changes typically seen in domesticated species including shifts in development. We then show that bonobos show less severe forms of aggression than chimpanzees, Pan troglodytes, and suggest that this difference evolved because of relaxed feeding competition. We next review evidence that phenotypic differences in morphology and behaviour between bonobos and chimpanzees are analogous to differences between domesticates and their wild ancestors. We then synthesize the first set of a priori experimental tests of the self-domestication hypothesis comparing the psychology of bonobos and chimpanzees. Again, bonobo traits echo those of domesticates, including juvenilized patterns of development. We conclude that the self-domestication hypothesis provides a plausible account of the origin of numerous differences between bonobos and chimpanzees, and note that many of these appear to have arisen as incidental by-products rather than adaptations. These results raise the possibility that self-domestication has been a widespread process in mammalian evolution, and suggest the need for research into the regulatory genes responsible for shifts in developmental trajectories in species that have undergone selection against aggression.
Titre de la review
L'hypothèse de l'auto-domestication : évolution de la psychologie des bonobos dû à la sélection contre l'agression.
L'hypothèse de l'auto-domestication : évolution de la psychologie des bonobos dû à la sélection contre l'agression.
Résumé de la review
Cette review s'intéresse au syndrome de domestication chez les Bonobos, Pan paniscus, qui serait le résultat d'une contre sélection de l'agressivité, en comparant avec les chimpanzés, Pan troglodytes.
Comparaison entre le loup et le chien sauvage, ces derniers présentent moins de conflits intra et intergroupes. La captivité ne semble pas avoir d'effet sur la baisse de l'agressivité (étude sur des Cavia aperea).
On retrouve quatre catégories de traits liés au syndrome de domestication :
Cette review s'intéresse au syndrome de domestication chez les Bonobos, Pan paniscus, qui serait le résultat d'une contre sélection de l'agressivité, en comparant avec les chimpanzés, Pan troglodytes.
Comparaison entre le loup et le chien sauvage, ces derniers présentent moins de conflits intra et intergroupes. La captivité ne semble pas avoir d'effet sur la baisse de l'agressivité (étude sur des Cavia aperea).
On retrouve quatre catégories de traits liés au syndrome de domestication :
Rigueur de la review
Cette review est rigoureuse, les expériences sont bien explicitées et il ne semble pas y avoir de conflit d'intérêts. Le cas des bonobos est le seul cas potentiel d'auto-domestication qui s'est fait par sélection naturelle. De plus amples études doivent être mené pour confirmer ce qui est avancé dans cette review même si cette dernière est malgré tout exhaustive.
Cette review est rigoureuse, les expériences sont bien explicitées et il ne semble pas y avoir de conflit d'intérêts. Le cas des bonobos est le seul cas potentiel d'auto-domestication qui s'est fait par sélection naturelle. De plus amples études doivent être mené pour confirmer ce qui est avancé dans cette review même si cette dernière est malgré tout exhaustive.
Ce que cette review apporte au débat
Cette review apporte un point de vue moins anthropocentré de l'auto-domestication et montre également que le syndrome de domestication peut se produire sans l'intervention de l'Homme. De plus cela a mit en lumière la covariance de traits comportementaux et phénotypiques, ce qui est un axe de recherche à approfondir notamment dans le cadre de l'auto-domestication car cette covariance se retrouve chez différentes espèces à travers la pédomorphie.
Cette review apporte un point de vue moins anthropocentré de l'auto-domestication et montre également que le syndrome de domestication peut se produire sans l'intervention de l'Homme. De plus cela a mit en lumière la covariance de traits comportementaux et phénotypiques, ce qui est un axe de recherche à approfondir notamment dans le cadre de l'auto-domestication car cette covariance se retrouve chez différentes espèces à travers la pédomorphie.
Remarques sur la review
Cette review est bien écrite et explique bien les choses et est à mon sens toujours d'actualité même si elle date de 2012. Malheureusement elle n'est pas en libre accès.
Cette review est bien écrite et explique bien les choses et est à mon sens toujours d'actualité même si elle date de 2012. Malheureusement elle n'est pas en libre accès.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.