The term Anthropocene was coined to describe the present geological epoch, in which human activity dominates many of the processes acting on the surface of the Earth. The expression has been widely adopted, but remains informal and lacks precise definition. There have been several attempts to establish formal stratigraphic markers to define the start of the Anthropocene. Most recently, Certini and Scalenghe (Certini G and Scalenghe R (2011) Anthropogenic soils are the golden spikes for the Anthropocene. The Holocene 21: 1269–1274) have argued that the best markers are anthropogenic soils and that these may be used to identify the base of the Anthropocene in stratigraphic sequences. Unfortunately, soils fail to meet many of the criteria required for the establishment of stratigraphic ‘golden spikes’. Their preservation potential is poor, many stratigraphically important environments do not experience pedogenesis and anthrosols do not always provide the stratigraphically lowest marker of human impact. In addition, there are practical and theoretical difficulties in defining the base of anthrosols and thus in identifying the start of the Anthropocene. More generally, the worldwide diachroneity of human impact makes it impossible to establish a single chronological datum for the epoch, raising questions about the value of stratigraphic methods in defining the base of the Anthropocene. More significantly, much of the work undertaken on the Anthropocene lies beyond stratigraphy, and a stratigraphic definition of this epoch may be unnecessary, constraining and arbitrary. It is not clear for practical purposes whether there is any real need for a golden spike at the base of the Anthropocene. The global stratigraphic approach may prove of limited utility in studies of human environmental impact.
Titre de l'article
L’état stratigraphique de l’Anthropocène
L’état stratigraphique de l’Anthropocène
Introduction à l'article
Le terme Anthropocène a été inventé pour décrire l’époque géologique actuelle, dans laquelle l’activité humaine impacte des processus agissants sur la surface de la Terre. L’expression a été largement adoptée et son statut est en cours d’évaluation par la Commission Internationale de Stratigraphie. Pendant ce temps, son utilisation reste informelle et le terme attend une définition précise. Il est notamment essentiel que le point de départ de la nouvelle époque soit déterminé. Les définitions de la base de l’Anthropocène ce sont concentrées sur des marqueurs stratigraphiques de l’impact humain. Cependant ils ne permettent pas d’offrir une seule date de début des perturbations humaines en tous points de la Terre. Initialement, le début de l’Anthropocène était placé à la deuxième partie du 18e siècle. La base de l’époque était donc marquée par l’augmentation de dioxyde de carbone et de méthane dans les carottes de glace.
Le terme Anthropocène a été inventé pour décrire l’époque géologique actuelle, dans laquelle l’activité humaine impacte des processus agissants sur la surface de la Terre. L’expression a été largement adoptée et son statut est en cours d’évaluation par la Commission Internationale de Stratigraphie. Pendant ce temps, son utilisation reste informelle et le terme attend une définition précise. Il est notamment essentiel que le point de départ de la nouvelle époque soit déterminé. Les définitions de la base de l’Anthropocène ce sont concentrées sur des marqueurs stratigraphiques de l’impact humain. Cependant ils ne permettent pas d’offrir une seule date de début des perturbations humaines en tous points de la Terre. Initialement, le début de l’Anthropocène était placé à la deuxième partie du 18e siècle. La base de l’époque était donc marquée par l’augmentation de dioxyde de carbone et de méthane dans les carottes de glace.
Expériences de l'article
En 2011, Certini et Scalenghe proposent dans leur papier un nouveau marqueur pour dater le début de l’Anthropocène. Ils soutiennent que les meilleurs marqueurs de l’impact croissant de l’Homme sur l’environnement sont les sols anthropisés, c’est-à-dire les sols fortement impactés par les activités humaines. Les auteurs de cet article discutent du choix de ce marqueur et relèvent plusieurs points invalidant cette proposition. Ainsi pour les auteurs, les sols anthropisés ne répondent pas à plusieurs critères requis pour leur établissement en tant que points stratigraphiques.
En 2011, Certini et Scalenghe proposent dans leur papier un nouveau marqueur pour dater le début de l’Anthropocène. Ils soutiennent que les meilleurs marqueurs de l’impact croissant de l’Homme sur l’environnement sont les sols anthropisés, c’est-à-dire les sols fortement impactés par les activités humaines. Les auteurs de cet article discutent du choix de ce marqueur et relèvent plusieurs points invalidant cette proposition. Ainsi pour les auteurs, les sols anthropisés ne répondent pas à plusieurs critères requis pour leur établissement en tant que points stratigraphiques.
Résultats de l'article
Les points relevés par les auteurs sont que tout d’abord, le potentiel de préservation des sols anthropisés est limité et on ne les retrouve pas dans les milieux stratigraphiquement importants comme les océans et les calotte glaciaires. Ensuite, le début du développement de ces sols, à l’échelle du monde entier, ne s’est pas fait de manière synchronisée. De plus, dans de nombreux milieux, les sols ne fournissent pas précisément de marqueur stratigraphique inférieur de l’impact de l’Homme. Enfin, de nombreux sols sont le produit d’un développement continu depuis le début de l’Anthropocène jusqu’à nos jours, ce qui limite leur valeur comme marqueurs stratigraphiques. La conclusion de cette étude est que, un sol peut posséder des caractéristiques de l’impact humain qua l’on ne retrouverait pas dans les unités sous-jacentes. Cependant cela reflète uniquement des différences dans la nature des roches mais ce ne sont pas des preuves de l’origine de l’impact humain.
Les points relevés par les auteurs sont que tout d’abord, le potentiel de préservation des sols anthropisés est limité et on ne les retrouve pas dans les milieux stratigraphiquement importants comme les océans et les calotte glaciaires. Ensuite, le début du développement de ces sols, à l’échelle du monde entier, ne s’est pas fait de manière synchronisée. De plus, dans de nombreux milieux, les sols ne fournissent pas précisément de marqueur stratigraphique inférieur de l’impact de l’Homme. Enfin, de nombreux sols sont le produit d’un développement continu depuis le début de l’Anthropocène jusqu’à nos jours, ce qui limite leur valeur comme marqueurs stratigraphiques. La conclusion de cette étude est que, un sol peut posséder des caractéristiques de l’impact humain qua l’on ne retrouverait pas dans les unités sous-jacentes. Cependant cela reflète uniquement des différences dans la nature des roches mais ce ne sont pas des preuves de l’origine de l’impact humain.
Rigueur de l'article
Classiquement, les unités de temps géologiques sont définies par leur limite inférieure, qui marquent donc leur début. Les limites sont déterminées à l’aide d’un GSSP qui va permettre de délimiter les étages géologiques. Dans cet article, les auteurs s’intéressent à une proposition de date initiale de l’Anthropocène. Certini et Scalenghe proposent d’étudier les sols anthropisés pour déterminer un GSSP. Dans cette discussion, les auteurs examinent point par point les l’utilisation des sols comme marqueurs stratigraphiques de l’Anthropocène. Pour cela, leur démarche s’appuie d’abord sur l’étude des conditions nécessaires dans la détermination d’un point stratigraphique et les confronte à la proposition de Certini et Scalenghe.
Classiquement, les unités de temps géologiques sont définies par leur limite inférieure, qui marquent donc leur début. Les limites sont déterminées à l’aide d’un GSSP qui va permettre de délimiter les étages géologiques. Dans cet article, les auteurs s’intéressent à une proposition de date initiale de l’Anthropocène. Certini et Scalenghe proposent d’étudier les sols anthropisés pour déterminer un GSSP. Dans cette discussion, les auteurs examinent point par point les l’utilisation des sols comme marqueurs stratigraphiques de l’Anthropocène. Pour cela, leur démarche s’appuie d’abord sur l’étude des conditions nécessaires dans la détermination d’un point stratigraphique et les confronte à la proposition de Certini et Scalenghe.
Ce que cet article apporte au débat
Le débat actuel sur la formalisation de la notion d’Anthropocène tourne principalement sur deux questions majeures : comment peut ont définir l’Anthropocène ? Et sur quels marqueurs s’appuyer pour déterminer l’Anthropocène comme une nouvelle époque géologique ? Au cœur du débat, plusieurs penseurs se sont penchés sur ces questions afin de proposer des réponses. Cet article reprend les idées de Certini et Scalenghe qui proposent de prendre les sols anthropisés comme marqueurs stratigraphiques. Les auteurs dans cet article démontrent point par point l’invalidité de ce choix. Cela permet notamment de se rendre compte de la complexité du concept et la difficulté à le définir.
Le débat actuel sur la formalisation de la notion d’Anthropocène tourne principalement sur deux questions majeures : comment peut ont définir l’Anthropocène ? Et sur quels marqueurs s’appuyer pour déterminer l’Anthropocène comme une nouvelle époque géologique ? Au cœur du débat, plusieurs penseurs se sont penchés sur ces questions afin de proposer des réponses. Cet article reprend les idées de Certini et Scalenghe qui proposent de prendre les sols anthropisés comme marqueurs stratigraphiques. Les auteurs dans cet article démontrent point par point l’invalidité de ce choix. Cela permet notamment de se rendre compte de la complexité du concept et la difficulté à le définir.
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