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Nous effectuons ici l'analyse du chapitre s'intéressant à l’œil particulier des serpents. L'auteur fait une description détaillée de sa structure et des caractéristiques qui lui sont propres pour mettre en évidence le mode de vie auquel leur œil est le mieux adapté. Il s'intéresse à son histoire évolutive et le compare en parallèle à celui des lézards afin de comprendre le potentiel lien de parenté entre ces derniers.
Nous effectuons ici l'analyse du chapitre s'intéressant à l’œil particulier des serpents. L'auteur fait une description détaillée de sa structure et des caractéristiques qui lui sont propres pour mettre en évidence le mode de vie auquel leur œil est le mieux adapté. Il s'intéresse à son histoire évolutive et le compare en parallèle à celui des lézards afin de comprendre le potentiel lien de parenté entre ces derniers.
Résumé et résultats du livre
L’œil ophidien
Contrairement à d’autres reptiles, la choroïde et la sclérotique sont fermement fusionnées, comme si chacune n’avait jamais terminé sa différenciation embryologique. La circulation est totalement différente de celle des lézards, consistant en un plexus occupant l’ensemble de l’iris, dans lequel les petits vaisseaux ne peuvent pas être identifiés comme veines ou artères. Chez les serpents diurnes, la pupille a une pellicule qui leur est nécessaire dû à l’absence de paupières mobiles : durant le sommeil elle se contracte pour faciliter l’inconscience. La lentille, contrairement à celle des lézards, a des sutures. A l’exception des serpents d’eau, dont les lentilles se déforment quelque peu durant l’accommodation, les lentilles des serpents sont plus fermes que celles des lézards ou des tortues. Tous les serpents ont un plexus de petits vaisseaux sanguins sur la surface interne de la rétine qui sont « nourris » par une artère rentrant à travers le nerf optique, également accompagné de la veine hyaloïde. Cette veine et artère sont clairement homologues de ceux qui supportent le cône papillaire chez les lézards. Mais le cône des serpents n’a pas de lien génétique avec le cône ou le pecten d’autres sauropsidiens. Le cône des serpents n’est jamais relativement plus long que celui des lézards nocturnes. Le nerf optique ophidien est unique (pour les Sauropsida) dans sa totale ressemblance à celle de Neoceratodus (Dipneuste).
L’histoire de l’œil des serpents
Herpétologues et paléontologues sont d’accord sur le fait que les serpents sont originaires de la famille de lézards des Varanidae qu'ils appellent les « moniteurs ». Ils comprennent les plus grands lézards et incluent le dragon de Komodo. Les plus grands serpents, incluant le python royal, sont dans la famille la plus primitive, les Boidae. L'auteur indique que si les gros « moniteurs » étaient simplement devenus de gros serpents, ils n’auraient pas eu besoin d’une telle reconstruction de l’œil comme celle qui s’est produite chez les Ophidia.
La présence universelle du spectacle chez tous les serpents quelque soit leur habitat ou leur mode de vie, pourrait seulement signifier que les premiers serpents vivaient donc avec la nécessité d'avoir ce spectacle ; ils étaient soit nocturnes, ou sinon vivaient sous-terre, et ceux de leurs descendants qui ne sont ni nocturnes ni fouisseurs ont été incapables d’échanger le spectacle sous forme d’une paire de paupières mobiles. L’absence de gouttelettes d’huile rétiniennes chez tous les serpents, et la présence à la place d’une lentille jaune chez les espèces diurnes, a été soulignée comme indiquant que les premiers serpents évitaient une lumière vive. Leur invention du spectacle et leur rejet des gouttelettes d’huile a une base commune. La structure de l’œil de serpent n’est cohérente qu’avec l’hypothèse selon laquelle les premiers serpents vivaient sous terre ou étaient originaires de lézards devenus fouisseurs. Deux familles entières de serpents et plusieurs familles de lézards ont cet habitat même aujourd’hui.
Mis à part la structure de leurs yeux jumelés, il existe un certain nombre d'autres particularités ophidiennes qui semblent déroutantes quand on considère à quel point les habitudes des serpents et des lézards sont semblables, mais sont à la fois expliquées par l'hypothèse de l'origine fouisseuse : notamment par la perte non seulement des membres mais aussi des oreilles et de l’œil pariétal, des changements de couleur dermique, des modifications photomécaniques de la rétine et de certains des mêmes éléments crâniens qui font défaut dans les lézards amphisbéniques souterrains. Toutes ces choses sont présentes chez les Varanidae et toutes auraient été conservées par les serpents s’ils avaient pris naissance à la surface de la Terre. L'auteur affirme que personne ne peut dire combien de temps les serpents ont vécu sous-terre, mais ils n’y sont pas (ou pas tous) restés.
L’œil ophidien
Contrairement à d’autres reptiles, la choroïde et la sclérotique sont fermement fusionnées, comme si chacune n’avait jamais terminé sa différenciation embryologique. La circulation est totalement différente de celle des lézards, consistant en un plexus occupant l’ensemble de l’iris, dans lequel les petits vaisseaux ne peuvent pas être identifiés comme veines ou artères. Chez les serpents diurnes, la pupille a une pellicule qui leur est nécessaire dû à l’absence de paupières mobiles : durant le sommeil elle se contracte pour faciliter l’inconscience. La lentille, contrairement à celle des lézards, a des sutures. A l’exception des serpents d’eau, dont les lentilles se déforment quelque peu durant l’accommodation, les lentilles des serpents sont plus fermes que celles des lézards ou des tortues. Tous les serpents ont un plexus de petits vaisseaux sanguins sur la surface interne de la rétine qui sont « nourris » par une artère rentrant à travers le nerf optique, également accompagné de la veine hyaloïde. Cette veine et artère sont clairement homologues de ceux qui supportent le cône papillaire chez les lézards. Mais le cône des serpents n’a pas de lien génétique avec le cône ou le pecten d’autres sauropsidiens. Le cône des serpents n’est jamais relativement plus long que celui des lézards nocturnes. Le nerf optique ophidien est unique (pour les Sauropsida) dans sa totale ressemblance à celle de Neoceratodus (Dipneuste).
L’histoire de l’œil des serpents
Herpétologues et paléontologues sont d’accord sur le fait que les serpents sont originaires de la famille de lézards des Varanidae qu'ils appellent les « moniteurs ». Ils comprennent les plus grands lézards et incluent le dragon de Komodo. Les plus grands serpents, incluant le python royal, sont dans la famille la plus primitive, les Boidae. L'auteur indique que si les gros « moniteurs » étaient simplement devenus de gros serpents, ils n’auraient pas eu besoin d’une telle reconstruction de l’œil comme celle qui s’est produite chez les Ophidia.
La présence universelle du spectacle chez tous les serpents quelque soit leur habitat ou leur mode de vie, pourrait seulement signifier que les premiers serpents vivaient donc avec la nécessité d'avoir ce spectacle ; ils étaient soit nocturnes, ou sinon vivaient sous-terre, et ceux de leurs descendants qui ne sont ni nocturnes ni fouisseurs ont été incapables d’échanger le spectacle sous forme d’une paire de paupières mobiles. L’absence de gouttelettes d’huile rétiniennes chez tous les serpents, et la présence à la place d’une lentille jaune chez les espèces diurnes, a été soulignée comme indiquant que les premiers serpents évitaient une lumière vive. Leur invention du spectacle et leur rejet des gouttelettes d’huile a une base commune. La structure de l’œil de serpent n’est cohérente qu’avec l’hypothèse selon laquelle les premiers serpents vivaient sous terre ou étaient originaires de lézards devenus fouisseurs. Deux familles entières de serpents et plusieurs familles de lézards ont cet habitat même aujourd’hui.
Mis à part la structure de leurs yeux jumelés, il existe un certain nombre d'autres particularités ophidiennes qui semblent déroutantes quand on considère à quel point les habitudes des serpents et des lézards sont semblables, mais sont à la fois expliquées par l'hypothèse de l'origine fouisseuse : notamment par la perte non seulement des membres mais aussi des oreilles et de l’œil pariétal, des changements de couleur dermique, des modifications photomécaniques de la rétine et de certains des mêmes éléments crâniens qui font défaut dans les lézards amphisbéniques souterrains. Toutes ces choses sont présentes chez les Varanidae et toutes auraient été conservées par les serpents s’ils avaient pris naissance à la surface de la Terre. L'auteur affirme que personne ne peut dire combien de temps les serpents ont vécu sous-terre, mais ils n’y sont pas (ou pas tous) restés.
Ce que ce livre apporte au débat
L'étude de la structure de l’œil est une approche très intéressante et qui semble nécessaire pour comprendre l'évolution des serpents. Ce livre datant de 1942 montre que l'on s'intéresse depuis déjà un certain temps aux hypothèses de leur origine.
Après discussion et multiples réflexions, l'auteur met en évidence l'hypothèse de l'origine fouisseuse qui semble plutôt stricte. L'hypothèse terrestre à proprement parlé est rejetée ; les premiers serpents évitant la lumière vive & la perte de particularités qui auraient été conservées s'ils étaient apparus sur « la terre ferme », c'est-à-dire à la lumière et à l'air libre, et non en sous-terrain. Celle de l'origine aquatique n'est vraisemblablement pas concevable par l'auteur au vu de ses conclusions, elle n'est même pas mentionnée. C'est en analysant d'autres structures anatomiques des serpents telles que leur oreille interne par exemple, que l'hypothèse soutenue dans ce livre pourra être confirmée de manière solide ou rejetée.
L'étude de la structure de l’œil est une approche très intéressante et qui semble nécessaire pour comprendre l'évolution des serpents. Ce livre datant de 1942 montre que l'on s'intéresse depuis déjà un certain temps aux hypothèses de leur origine.
Après discussion et multiples réflexions, l'auteur met en évidence l'hypothèse de l'origine fouisseuse qui semble plutôt stricte. L'hypothèse terrestre à proprement parlé est rejetée ; les premiers serpents évitant la lumière vive & la perte de particularités qui auraient été conservées s'ils étaient apparus sur « la terre ferme », c'est-à-dire à la lumière et à l'air libre, et non en sous-terrain. Celle de l'origine aquatique n'est vraisemblablement pas concevable par l'auteur au vu de ses conclusions, elle n'est même pas mentionnée. C'est en analysant d'autres structures anatomiques des serpents telles que leur oreille interne par exemple, que l'hypothèse soutenue dans ce livre pourra être confirmée de manière solide ou rejetée.
Figure
Légende :
Comparaison sous forme de diagrammes de l’œil de lézard et de l’œil de serpent.Figures issues du livre.
Fig. 182 - Diagramme de l’œil de lézard, pour comparaison avec celui de serpent. (La flèche en pointillés montre la direction de l'application de la force d’accommodation.). Fig. 183 - Diagramme de l’œil de serpent, pour comparaison avec celui de lézard. (La flèche en pointillés montre la direction de l'application de la force d’accommodation.).
Légende :
Comparaison sous forme de diagrammes de l’œil de lézard et de l’œil de serpent.Figures issues du livre.
Fig. 182 - Diagramme de l’œil de lézard, pour comparaison avec celui de serpent. (La flèche en pointillés montre la direction de l'application de la force d’accommodation.). Fig. 183 - Diagramme de l’œil de serpent, pour comparaison avec celui de lézard. (La flèche en pointillés montre la direction de l'application de la force d’accommodation.).
Publiée il y a plus de 7 ans
par
R. Hermier.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.
Livre : The vertebrate eye and its adaptive radiation.
Titre du Livre
L’œil des vertébrés et sa radiation adaptative.
L’œil des vertébrés et sa radiation adaptative.
Introduction au livre
Nous effectuons ici l'analyse du chapitre s'intéressant à l’œil particulier des serpents. L'auteur fait une description détaillée de sa structure et des caractéristiques qui lui sont propres pour mettre en évidence le mode de vie auquel leur œil est le mieux adapté. Il s'intéresse à son histoire évolutive et le compare en parallèle à celui des lézards afin de comprendre le potentiel lien de parenté entre ces derniers.
Nous effectuons ici l'analyse du chapitre s'intéressant à l’œil particulier des serpents. L'auteur fait une description détaillée de sa structure et des caractéristiques qui lui sont propres pour mettre en évidence le mode de vie auquel leur œil est le mieux adapté. Il s'intéresse à son histoire évolutive et le compare en parallèle à celui des lézards afin de comprendre le potentiel lien de parenté entre ces derniers.
Résumé et résultats du livre
L’œil ophidien
Contrairement à d’autres reptiles, la choroïde et la sclérotique sont fermement fusionnées, comme si chacune n’avait jamais terminé sa différenciation embryologique. La circulation est totalement différente de celle des lézards, consistant en un plexus occupant l’ensemble de l’iris, dans lequel les petits vaisseaux ne peuvent pas être identifiés comme veines ou artères. Chez les serpents diurnes, la pupille a une pellicule qui leur est nécessaire dû à l’absence de paupières mobiles : durant le sommeil elle se contracte pour faciliter l’inconscience. La lentille, contrairement à celle des lézards, a des sutures. A l’exception des serpents d’eau, dont les lentilles se déforment quelque peu durant l’accommodation, les lentilles des serpents sont plus fermes que celles des lézards ou des tortues. Tous les serpents ont un plexus de petits vaisseaux sanguins sur la surface interne de la rétine qui sont « nourris » par une artère rentrant à travers le nerf optique, également accompagné de la veine hyaloïde. Cette veine et artère sont clairement homologues de ceux qui supportent le cône papillaire chez les lézards. Mais le cône des serpents n’a pas de lien génétique avec le cône ou le pecten d’autres sauropsidiens. Le cône des serpents n’est jamais relativement plus long que celui des lézards nocturnes. Le nerf optique ophidien est unique (pour les Sauropsida) dans sa totale ressemblance à celle de Neoceratodus (Dipneuste).
L’histoire de l’œil des serpents
Herpétologues et paléontologues sont d’accord sur le fait que les serpents sont originaires de la famille de lézards des Varanidae qu'ils appellent les « moniteurs ». Ils comprennent les plus grands lézards et incluent le dragon de Komodo. Les plus grands serpents, incluant le python royal, sont dans la famille la plus primitive, les Boidae. L'auteur indique que si les gros « moniteurs » étaient simplement devenus de gros serpents, ils n’auraient pas eu besoin d’une telle reconstruction de l’œil comme celle qui s’est produite chez les Ophidia.
La présence universelle du spectacle chez tous les serpents quelque soit leur habitat ou leur mode de vie, pourrait seulement signifier que les premiers serpents vivaient donc avec la nécessité d'avoir ce spectacle ; ils étaient soit nocturnes, ou sinon vivaient sous-terre, et ceux de leurs descendants qui ne sont ni nocturnes ni fouisseurs ont été incapables d’échanger le spectacle sous forme d’une paire de paupières mobiles. L’absence de gouttelettes d’huile rétiniennes chez tous les serpents, et la présence à la place d’une lentille jaune chez les espèces diurnes, a été soulignée comme indiquant que les premiers serpents évitaient une lumière vive. Leur invention du spectacle et leur rejet des gouttelettes d’huile a une base commune. La structure de l’œil de serpent n’est cohérente qu’avec l’hypothèse selon laquelle les premiers serpents vivaient sous terre ou étaient originaires de lézards devenus fouisseurs. Deux familles entières de serpents et plusieurs familles de lézards ont cet habitat même aujourd’hui.
Mis à part la structure de leurs yeux jumelés, il existe un certain nombre d'autres particularités ophidiennes qui semblent déroutantes quand on considère à quel point les habitudes des serpents et des lézards sont semblables, mais sont à la fois expliquées par l'hypothèse de l'origine fouisseuse : notamment par la perte non seulement des membres mais aussi des oreilles et de l’œil pariétal, des changements de couleur dermique, des modifications photomécaniques de la rétine et de certains des mêmes éléments crâniens qui font défaut dans les lézards amphisbéniques souterrains. Toutes ces choses sont présentes chez les Varanidae et toutes auraient été conservées par les serpents s’ils avaient pris naissance à la surface de la Terre. L'auteur affirme que personne ne peut dire combien de temps les serpents ont vécu sous-terre, mais ils n’y sont pas (ou pas tous) restés.
L’œil ophidien
Contrairement à d’autres reptiles, la choroïde et la sclérotique sont fermement fusionnées, comme si chacune n’avait jamais terminé sa différenciation embryologique. La circulation est totalement différente de celle des lézards, consistant en un plexus occupant l’ensemble de l’iris, dans lequel les petits vaisseaux ne peuvent pas être identifiés comme veines ou artères. Chez les serpents diurnes, la pupille a une pellicule qui leur est nécessaire dû à l’absence de paupières mobiles : durant le sommeil elle se contracte pour faciliter l’inconscience. La lentille, contrairement à celle des lézards, a des sutures. A l’exception des serpents d’eau, dont les lentilles se déforment quelque peu durant l’accommodation, les lentilles des serpents sont plus fermes que celles des lézards ou des tortues. Tous les serpents ont un plexus de petits vaisseaux sanguins sur la surface interne de la rétine qui sont « nourris » par une artère rentrant à travers le nerf optique, également accompagné de la veine hyaloïde. Cette veine et artère sont clairement homologues de ceux qui supportent le cône papillaire chez les lézards. Mais le cône des serpents n’a pas de lien génétique avec le cône ou le pecten d’autres sauropsidiens. Le cône des serpents n’est jamais relativement plus long que celui des lézards nocturnes. Le nerf optique ophidien est unique (pour les Sauropsida) dans sa totale ressemblance à celle de Neoceratodus (Dipneuste).
L’histoire de l’œil des serpents
Herpétologues et paléontologues sont d’accord sur le fait que les serpents sont originaires de la famille de lézards des Varanidae qu'ils appellent les « moniteurs ». Ils comprennent les plus grands lézards et incluent le dragon de Komodo. Les plus grands serpents, incluant le python royal, sont dans la famille la plus primitive, les Boidae. L'auteur indique que si les gros « moniteurs » étaient simplement devenus de gros serpents, ils n’auraient pas eu besoin d’une telle reconstruction de l’œil comme celle qui s’est produite chez les Ophidia.
La présence universelle du spectacle chez tous les serpents quelque soit leur habitat ou leur mode de vie, pourrait seulement signifier que les premiers serpents vivaient donc avec la nécessité d'avoir ce spectacle ; ils étaient soit nocturnes, ou sinon vivaient sous-terre, et ceux de leurs descendants qui ne sont ni nocturnes ni fouisseurs ont été incapables d’échanger le spectacle sous forme d’une paire de paupières mobiles. L’absence de gouttelettes d’huile rétiniennes chez tous les serpents, et la présence à la place d’une lentille jaune chez les espèces diurnes, a été soulignée comme indiquant que les premiers serpents évitaient une lumière vive. Leur invention du spectacle et leur rejet des gouttelettes d’huile a une base commune. La structure de l’œil de serpent n’est cohérente qu’avec l’hypothèse selon laquelle les premiers serpents vivaient sous terre ou étaient originaires de lézards devenus fouisseurs. Deux familles entières de serpents et plusieurs familles de lézards ont cet habitat même aujourd’hui.
Mis à part la structure de leurs yeux jumelés, il existe un certain nombre d'autres particularités ophidiennes qui semblent déroutantes quand on considère à quel point les habitudes des serpents et des lézards sont semblables, mais sont à la fois expliquées par l'hypothèse de l'origine fouisseuse : notamment par la perte non seulement des membres mais aussi des oreilles et de l’œil pariétal, des changements de couleur dermique, des modifications photomécaniques de la rétine et de certains des mêmes éléments crâniens qui font défaut dans les lézards amphisbéniques souterrains. Toutes ces choses sont présentes chez les Varanidae et toutes auraient été conservées par les serpents s’ils avaient pris naissance à la surface de la Terre. L'auteur affirme que personne ne peut dire combien de temps les serpents ont vécu sous-terre, mais ils n’y sont pas (ou pas tous) restés.
Ce que ce livre apporte au débat
L'étude de la structure de l’œil est une approche très intéressante et qui semble nécessaire pour comprendre l'évolution des serpents. Ce livre datant de 1942 montre que l'on s'intéresse depuis déjà un certain temps aux hypothèses de leur origine.
Après discussion et multiples réflexions, l'auteur met en évidence l'hypothèse de l'origine fouisseuse qui semble plutôt stricte. L'hypothèse terrestre à proprement parlé est rejetée ; les premiers serpents évitant la lumière vive & la perte de particularités qui auraient été conservées s'ils étaient apparus sur « la terre ferme », c'est-à-dire à la lumière et à l'air libre, et non en sous-terrain. Celle de l'origine aquatique n'est vraisemblablement pas concevable par l'auteur au vu de ses conclusions, elle n'est même pas mentionnée.
C'est en analysant d'autres structures anatomiques des serpents telles que leur oreille interne par exemple, que l'hypothèse soutenue dans ce livre pourra être confirmée de manière solide ou rejetée.
L'étude de la structure de l’œil est une approche très intéressante et qui semble nécessaire pour comprendre l'évolution des serpents. Ce livre datant de 1942 montre que l'on s'intéresse depuis déjà un certain temps aux hypothèses de leur origine.
Après discussion et multiples réflexions, l'auteur met en évidence l'hypothèse de l'origine fouisseuse qui semble plutôt stricte. L'hypothèse terrestre à proprement parlé est rejetée ; les premiers serpents évitant la lumière vive & la perte de particularités qui auraient été conservées s'ils étaient apparus sur « la terre ferme », c'est-à-dire à la lumière et à l'air libre, et non en sous-terrain. Celle de l'origine aquatique n'est vraisemblablement pas concevable par l'auteur au vu de ses conclusions, elle n'est même pas mentionnée.
C'est en analysant d'autres structures anatomiques des serpents telles que leur oreille interne par exemple, que l'hypothèse soutenue dans ce livre pourra être confirmée de manière solide ou rejetée.
Figure
Comparaison sous forme de diagrammes de l’œil de lézard et de l’œil de serpent. Figures issues du livre.
Fig. 182 - Diagramme de l’œil de lézard, pour comparaison avec celui de serpent. (La flèche en pointillés montre la direction de l'application de la force d’accommodation.).
Fig. 183 - Diagramme de l’œil de serpent, pour comparaison avec celui de lézard. (La flèche en pointillés montre la direction de l'application de la force d’accommodation.).
Comparaison sous forme de diagrammes de l’œil de lézard et de l’œil de serpent. Figures issues du livre.
Fig. 182 - Diagramme de l’œil de lézard, pour comparaison avec celui de serpent. (La flèche en pointillés montre la direction de l'application de la force d’accommodation.).
Fig. 183 - Diagramme de l’œil de serpent, pour comparaison avec celui de lézard. (La flèche en pointillés montre la direction de l'application de la force d’accommodation.).
Dernière modification il y a plus de 7 ans.