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L'ancêtre commun des serpents : Une origine terrestre ou aquatique ?



Cadre, focus et mise au point :

Introduction :

Les serpents sont un groupe extrêmement diversifié de vertébrés, plus de 3500 espèces recensées dans le monde. Le groupe des serpents (Serpentes) est divisé en deux grands clades : Scolecophidia, les serpents aveugles et Alethinophidia qui comprend tous les autres serpents.
Leur histoire évolutive est l’une des plus mystérieuses. Ceci est dû à un registre fossile très incomplet (une vertèbre ou une mâchoire seulement pour les fossiles les plus anciens) et à une phylogénie très difficile à élucider. De plus, les Scolecophidiens ont des morphologies et habitudes uniques qui diffèrent de celles des autres serpents, ce qui complique d'autant plus le problème.
Les serpents ont divergé des lézards il y a environ 200 Ma durant la période jurassique, mais nous ne sommes pas certains s’ils ont divergé d’un groupe de lézards marins ou terrestres. Lorsque l’on regarde un serpent se déplacer, les mouvements semblent être adaptés pour des milieux aquatiques ou souterrains. Un corps allongé et des mouvements sinueux font que l'on se pose la question : Où et comment sont apparus les serpents? Auraient-ils divergé des lézards sur terre ou dans l'eau? Et quelles étaient leurs habitudes ; aquatique, terrestre, fouisseur ou arboricole?

Il s’agit donc d’élucider l’histoire évolutive des serpents, depuis le déroulement de la transition lézard-serpent (origine géographique et écologique), jusqu’à leurs habitudes et l'impact de ces derniers dans la forte diversification du groupe. Élucider l'histoire évolutive des serpents pourrait apporter des informations supplémentaires sur les facteurs influençant l’évolution et la diversification des organismes. Il serait ensuite possible de faire une étude comparative avec d’autres groupes qui auraient subi une forte diversification pour explorer plus en profondeur la question.

Hypothèse :

Le mode de vie de l’ancêtre commun des serpents aurait fortement influencé la forme du crâne et du corps qui aurait permis, par la suite, la diversification rapide de ce groupe.

Questions :

Quelle est l'origine des serpents : terrestre ou aquatique ?
De quelle manière a eu lieu la transition lézard-serpent ?
Quelle est l'origine géographique des serpents : les super-continents Laurasie ou Gondwana ?
Cette transition est-elle à l’origine de la forte diversification des serpents, ou a-t-elle eu un impact significatif ?

Publiée il y a plus de 7 ans par N. Leurs et R. Hermier.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.

La synthèse :

I - Introduction

Composés de plus de 3600 espèces (Uetz et al, 2018), les serpents sont le groupe le plus diversifié des squamates (comprenant également les lézards et les varans). Apparus il y environ 200 millions d’années lors du jurassique, les serpents sont aujourd’hui divisés en 2 grands groupes : les Scolecophidia, petits serpents terrestres fouisseurs, et les Alethinophidia, comprenant les autres serpents d’écologies multiples et variées. Étonnants animaux, la perte des membres et leur corps long et sinueux sont les caractéristiques les plus frappantes de ce groupe. Il existe un débat actuel qui tourne autour des serpents et qui concerne l’origine écologique du premier serpent. Ainsi, deux grandes théories s’opposent : une origine terrestre et plus particulièrement fouisseuse, et une origine marine.

II - L’ancêtre commun des serpents : une origine terrestre ou aquatique ?

A - Auteurs et chronologie

A la fin du 19ème siècle, début du 20ème siècle, les origines des serpents commençaient à être discutées avec notamment l’arrivée progressive de la paléontologie. Mais c’est plus particulièrement au début des années 2000 que le débat fut relancé plus intensément. Deux camps bien définis, composés de personnes que l’on peut retrouver dans la plupart des articles étudiés, s’affrontent. Les personnes qui reviennent le plus du côté de l’hypothèse aquatique sont Michael Caldwell (canadien) et Michael S. Y. Lee (australien), deux chercheurs renommés dans la paléontologie. Concernant le groupe de chercheurs supportant l’hypothèse terrestre, il semble plus diversifié avec quelques noms qui semblent revenir plus que les autres comme par exemple : Nicolas Vidal (français), Stephen Blair Hedges (américain), Nicholas Longrich (anglais) travaillant respectivement sur la phylogénie des reptiles, la biogéographie et la paléontologie des vertébrés.

La découverte et l’analyse plus importante de fossiles dits “de transition” entre les lézards et les serpents relancent régulièrement le débat. Autour des années 2000, les avis semblent mitigés, utilisant la morphologie (Caldwell et Lee, 1997[1] ; Caprette et al., 2004[2]) ou des outils moléculaires (Vidal et Hedges, 2004; Lee, 2005) qui, eux, ne cessent de prendre de l’ampleur par la baisse des prix des nouvelles technologies de séquençage. Pendant plusieurs années, la théorie de l’origine marine à l’aide de fossiles était supportée essentiellement par Pachyrachis problematicus (Caldwell et Lee, 1997[1]), jusqu’à la description en 2006 de Najash rionegrina (Apesteguía et Zaher, 2006[3]), serpent ayant une écologie terrestre qu’ils placent à un niveau plus basal que P. problematicus. Suite à cela, des fossiles comme Coniophis precedens en 2012 (Longrich et al., 2012[4]) et plus récemment Tetrapodophis amplectus (Martill et al., 2015[5]), possédant également une écologie terrestre fouisseuse, se sont placés de plus en plus de manière basale au grand groupe des serpents. Pour ce dernier, le débat fut relancé l’année d’après par Lee et co-auteurs concernant son écologie finalement incertaine.

Excepté en 2014 (Werneburg et Sánchez-Villagra, 2014[6]), les articles les plus récents sont soit neutres (Lee et al., 2016[7] ; Palci et al., 2017[8]), pourtant publié par des chercheurs supportant une origine aquatique par exemple Lee et Caldwell, soit terrestre fouisseur (Hsiang et al., 2015[9]; Martill et al., 2015[5] ; Yi et Norell, 2015[10]). Malgré un penchant pour l’hypothèse aquatique de la part de Lee et Caldwell, il semble qu’aujourd’hui, l’origine terrestre soit plus robuste selon les fossiles et les outils moléculaires.

B - La morphologie

Les traits morphologiques observables sur les serpents actuels comme chez les fossiles nous renseignent en partie sur l’histoire évolutive du clade. En effet, de nombreux articles étudient des caractères phénotypiques qui relatent d’une évolution passée pour atteindre leur forme actuelle. Cependant, il se peut qu’une même forme de structure puisse se retrouver chez deux taxons ayant eu des histoires évolutives différentes, et donc raconter des histoires évolutives différentes selon notre point de vue.

C’est le cas de l’oeil des serpents. En 1942, Walls[11] se penche sur l’oeil des vertébrés et dans un des chapitres de son livre il regarde en particulier l’oeil des serpents. La conclusion de cet auteur soutient une origine fouisseuse (et donc terrestre) de l’ancêtre commun des serpents. Cependant, en 2004, Caprette et co-auteurs (dont S. Y. Lee)[2] reviennent sur la description originale et argumentent que les yeux des serpents sont plus proches de ceux d’autres taxons aquatiques tels que les baleines entre autres.

Un autre trait morphologique qui est source de débat est l’oreille interne. Chez l’espèce fossile Dinilysia patagonica étudiée par Yi et Norell en 2015[10], les auteurs, en regardant l’oreille interne de ce serpent éteint, ont posé l’hypothèse d’une origine fouisseuse chez l’ancêtre commun du clade Serpentes + D. patagonica. Cependant, en 2017, Palci et co-auteurs (dont S. Y. Lee)[8] reviennent sur l’analyse de cette oreille et argumentent que les autres hypothèses ne peuvent pas être exclues sur la base de l’oreille interne, et que l’on ne peut pas trancher entre terrestre-fouisseur et aquatique.

Un des articles les plus rigoureux est celui de Da Silva en 2018[12]. Il se penche sur le crâne des serpents et des lézards et en conclut que la transition - lézard vers serpent - a dû forcément se faire par un mode de vie fouisseur.

Comme vu précédemment, la plupart des caractères morphologiques des serpents actuels semblent fournir des informations ambiguës sur l’origine de l’ancêtre commun des serpents. Qu’en est-il cependant des caractères morphologiques des serpents fossiles ? Si ces espèces se branchent à la base du groupe Serpentes, alors leur morphologie pourrait nous renseigner sur l’état ancestral du taxon entier. Effectivement, si ces fossiles ne se trouvent pas au niveau basal du taxon, alors ils apportent moins d’information. C’est le cas de P. problematicus (Caldwell & Lee 1997[1]). Comme son nom l’indique c’est une espèce problématique. Ce serpent semble posséder des adaptations pour un mode de vie marin, cependant sa position par rapport aux autres serpents est difficile à élucider. Si sa position dans l’arbre phylogénétique se révèle être très basale, alors il est plus parcimonieux d’admettre un état ancestral aquatique que s’il est placé à la base des Alethinophidia. En effet, dans ce deuxième cas il faudrait admettre que la terrestrialité est apparue deux fois, une fois chez les Scolecophidia et une autre chez les Alethinophidia, au lieu d’une seule dans le premier cas.

Des espèces fossiles un peu moins problématiques ont été placées à la base de Serpentes, notamment N. rionegrina (Apesteguía & Zaher 2006[3]), ou encore, plus basaux, C. precedens (Longrich et al. 2012[4]) et T. amplectus (Martill et al 2015[5], Lee et al 2016[7]). N. rionegrina a été identifié sans problème en tant que serpent terrestre. C. precedens lui semble plutôt être fouisseur ou semi-fouisseur. Cependant, T. amplectus a initialement été décrit comme un serpent fouisseur par Martill et al., mais leur conclusion a été remise en question par Lee et al., qui ont relancé le débat. En effet, il semblerait que certains traits au niveau des membres seraient spécifiques des reptiles marins et que l’on ne pouvait pas exclure l’hypothèse d’un mode de vie aquatique par rapport à un mode de vie fouisseur.

On peut donc constater qu’à nouveau, le mode de vie de certains fossiles est débattu et il n’est pas simple de trancher entre ces deux hypothèses majeures, du moins d’un point de vue purement morphologique. Il semble avoir un penchant pour les hypothèses terrestres (surtout du point de vue du crâne) mais certains auteurs, les porte-voix de l’hypothèse aquatique, semblent avoir des arguments pour la plupart des hypothèses terrestres.

C - Le moléculaire

Afin de chercher à découvrir l'origine des serpents et le mode de vie de leur ancêtre commun, il est nécessaire de comprendre leur phylogénie et notamment leur lien de parenté avec les Lacertilia (lézards au sens large), les Amphisbaenia (amphisbènes), les Varanidae (varans) et les Mosasauridae. Plusieurs études sur l'ADN des squamates ont alors été entreprises pour analyser leurs relations. L'étude de Vidal & Hedges parue en 2004[13] met en évidence seulement une parenté lointaine entre varans+mosasaures actuels et serpents. Se basant sur les données morphologiques qui indiquent un lien direct entre varans et reptiles marins tels que les mosasaures, ils en réfutent donc les potentielles relations entre les serpents et les reptiles marins. Ainsi l'hypothèse aquatique est écartée et les auteurs attestent donc d'une origine terrestre. Cependant les différentes techniques utilisées en phylogénie (maximum de parcimonie, inférence bayésienne, maximum de vraisemblance) n'apportent pas toujours des résultats similaires et le nombre de spécimens ainsi que les gènes utilisés dans les études (deux pour Vidal & Hedges) ne sont pas toujours suffisants pour supporter strictement l'une des hypothèses. Les conclusions faîtes par les auteurs peuvent donc s'avérer biaisées. L'étude de Lee, seulement un an plus tard, en 2005[14], attestera que les données moléculaires de Vidal & Hedges seules réfutent en effet l’hypothèse de relations entre les serpents et les lézards marins, mais ce n'est pas le cas si les données morphologiques y sont ajoutées. Ceci montre la nécessité de combiner les données moléculaires aux données morphologiques en intégrant les fossiles connus, afin de déterminer une phylogénie correcte et robuste des serpents. L'hypothèse aquatique ne peut donc pas être exclue.

Un travail important de phylogénie basée sur les gènes nucléaires de reptiles squamates a été effectué en 2012 par Wiens et ses co-auteurs[15] mettant en évidence la position basale des Scolecophidia. Selon les auteurs, ce résultat valide alors l'hypothèse d'un mode de vie ancestral fouisseur des premiers serpents, partagé avec Scolecophidia. Cependant, encore une fois, les données sur lesquelles les auteurs se basent ne sont pas forcément solides, notamment lorsqu'un unique individu est utilisé pour représenter une famille toute entière. La diversité intra-spécifique n'est alors pas prise en compte. Les auteurs mettent également en évidence la paraphylie des Scolecophidia, qui a été de nouveau confirmée cette année, en 2018, par Miralles et ses co-auteurs[16]. En effet, une des cinq familles initialement placée dans l'infra-ordre des Scolecophidia, les Anomalepididae, se voit nettement détachée des autres et se place désormais parmi le second grand groupe de serpents, les Alethinophidia. Par ailleurs, Vidal & Hedges sont également mentionnées en tant que co-auteurs de cette étude, montrant que leur avis concernant une origine terrestre pour l'ancêtre commun des serpents est toujours au goût du jour.

Les données moléculaires recueillies ces dernières années et leurs analyses semblent donc être en faveur de l'hypothèse terrestre-fouisseuse des serpents. Il faut cependant noter qu'elles doivent continuer d'être combinées aux données morphologiques connues afin de pouvoir être validées complètement.

III - Conclusion et ouverture

Nous avons mis en évidence que de multiples facteurs rendent l’inférence de l’origine de l’ancêtre commun des serpents assez complexe. D’une part, les données morphologiques sont souvent ambiguës, et d’autre part, les données moléculaires s’opposent parfois aux données morphologiques. Ceci a pour conséquence de rendre très difficile l’élucidation de la phylogénie des serpents. En effet, beaucoup de phylogénies ont été proposées au cours du temps et celles-ci changent sans arrêt. Les données du registre fossile n’aident pas beaucoup à trancher cette controverse puisqu’elles sont elles aussi ambiguës, les spécimens sont peu nombreux et ne sont que des représentants d’une espèce, dont on ne connaît pas les autres individus.

Il semble de plus que le problème central dans le débat est la définition même du mode de vie de l’ancêtre commun des serpents : strictement terrestre ou strictement aquatique. Si cet ancêtre était en réalité une espèce qui vivait dans plusieurs environnements en fonction de ses activités ou de son âge/taille, alors l’inférence d’une écologie strictement terrestre ou aquatique est d’emblée erronée. Ainsi, si l’ancêtre commun de tous les serpents vivait dans différents milieux à la fois, et qu’il présentait des adaptations spécifiques à ces milieux, alors il sera impossible de trancher entre terrestre et aquatique.

Publiée il y a plus de 7 ans par N. Leurs et collaborateurs..
Dernière modification il y a plus de 6 ans.

Cette synthèse se base sur 16 références.

L'ancêtre commun des serpents : Une origine terrestre ou aquatique ?
Terrestre-fouisseur  ou  Aquatique ?



Les origines écologiques des serpents révélées par l'évolution du crâne

Article - 2018 - Nature Communications
The ecological origins of snakes as revealed by skull evolution
Filipe O. Da Silva, Anne-Claire Fabre, Yoland Savriama, Joni Ollonen, Kristin Mahlow, Anthony Herrel, Johannes Müller, Nicolas Di-Poï

Evidence moléculaire de la paraphylie de Scolecophidia et ses implications

Article - 2018 - Journal of Evolutionary Biology
Molecular evidence for the paraphyly of Scolecophidia and its evolutionary implications
Aurélien Miralles, Julie Marin, Damien Markus, Anthony Herrel, S. Blair Hedges, Nicolas Vidal

La morphologie de l'oreille interne des squamates et son incidence sur l'origine des serpents.

Article - 2017 - Royal Society Open Science
The morphology of the inner ear of squamate reptiles and its bearing on the origin of snakes
Alessandro Palci, Mark N. Hutchinson, Michael W. Caldwell, Michael S. Y. Lee

Adaptations aquatiques chez le "serpent à quatre pattes" Tetrapodophis, du Crétacé inférieur du Brésil

Article - 2016 - Cretaceous Research
Aquatic adaptations in the four limbs of the snake-like reptile Tetrapodophis from the Lower Cretaceous of Brazil
Michael S.Y. Lee, Alessandro Palci, Marc E.H. Jones, Michael W. Caldwell, James D. Holmes, Robert R. Reisz

Un serpent à quatre pattes du Gondwana au Crétacé inférieur

Article - 2015 - Science
A four-legged snake from the Early Cretaceous of Gondwana
David M. Martill, Helmut Tischlinger, Nicholas R. Longrich

L'origine des serpents : révéler l'écologie, le comportement et l'histoire évolutive des premiers serpents en utilisant la génomique, la phénomique et les archives fossiles

Article - 2015 - BMC Evolutionary Biology
The origin of snakes: revealing the ecology, behavior, and evolutionary history of early snakes using genomics, phenomics, and the fossil record
Allison Y Hsiang, Daniel J Field, Timothy H Webster, Adam DB Behlke, Matthew B Davis, Rachel A Racicot, Jacques A Gauthier

L'origine fouisseuse des serpents modernes

Article - 2015 - SciencesAdvances
The burrowing origin of modern snakes
Hongyu Yi & Mark A. Norell

Hétérochronie du squelette associée à des spécialisations anatomiques des serpents au sein des reptiles squamates.

Article - 2014 - Evolution
Skeletal heterochrony is associated with the anatomical specializations of snakes among squamate reptiles
Ingmar Werneburg, Marcelo R. Sánchez-Villagra

Un serpent de transition du Crétacé supérieur en Amérique du Nord

Article - 2012 - Nature
A transitional snake from the Late Cretaceous period of North America
Nicholas R. Longrich, Bhart-Anjan S. Bhullar & Jacques A. Gauthier

Résolution de la phylogénie des lézards et des serpents (Squamates) avec un large échantillonnage des gènes et d'espèces

Article - 2012 - Biology letters
Resolving the phylogeny of lizards and snakes (Squamata) with extensive sampling of genes and species
John J. Wiens, Carl R. Hutter, Daniel G. Mulcahy, Brice P. Noonan, Ted M. Townsend, Jack W. Sites, Jr, Tod W. Reeder

Un serpent terrestre du Crétacé avec des pattes arrières et un sacrum

Article - 2006 - Nature
A Cretaceous terrestrial snake with robust hindlimbs and a sacrum
Sebastián Apesteguía & Hussam Zaher

Évidence moléculaire et l'origine marine des serpents.

Article - 2005 - Biology Letters
Molecular evidence and marine snake origins
Michael S.Y. Lee

Évidence moléculaire de l'origine terrestre des serpents

Article - 2004 - Biology letters
Molecular evidence for a terrestrial origin of snakes
Nicolas Vidal & S. Blair Hedges

Les origines des serpents (Serpentes) au vue de l'anatomie de l'oeil

Article - 2004 - Biological Journal of the Linnean Society
The origin of snakes (Serpentes) as seen through eye anatomy
Christopher L. Caprette, Michael S. Y. Lee, Richard Shine, Allie Mokany et Jerry F. Downhower

Un serpent avec des membres du Crétacé marin venant du Moyen-Orient

Article - 1997 - Nature
A snake with legs from the marine Cretaceous of the Middle East
Michael W. Caldwell & Michael S. Y. Lee

L’œil des vertébrés et sa radiation adaptative.

Livre - 1942 - New York : Hafner Publishing Company
The vertebrate eye and its adaptive radiation.
Gordon L. Walls