The spread of invasive alien species (IAS) has become an increasingly important environmental, social and economic issue in almost all regions of the world. To have the capacity to effectively counter the effects of invasions, besides basic research on invasion processes and the ecological impacts of IAS, there is a need to get an information and better understanding of the effectiveness of biological control and its social acceptability. Conservation practitioners are a particular group of stakeholders as they act in the first line to undertake control actions again IAS spread. Yet, not many research was done to deliver quantitative, comprehensive information on practitioners’ knowledge and attitudes towards IAS. In this paper, we present a study from Poland—a country with relatively well preserved nature, yet currently facing the problem of biological invasions in the terrestrial and aquatic environments. We investigated nature conservation practitioners’ knowledge of biological invasions, their views on the principles and methods of IAS control, and their degree of acceptance of control methods. We conducted a survey among people professionally involved in nature conservation in Poland and collected 916 questionnaires (out of 3330 sent). Overall, we find that conservation practitioners in Poland accept the use of radical methods of control, yet they differ about the use of various types of control method, and about the various control methods application to various systematic groups. Also, the level of practitioners’ knowledge is rather limited—both in relation to correct identification of IAS, as well as to knowledge on legal regulations. We also highlight significant differences between decision-makers and professionals not perceiving themselves as decisive over IAS management. We show examples suggesting that nature conservation practitioners may not hold well-formed opinions on the principles and methods of dealing with alien species. This is surely an important deficit to overcome to enhance the effectiveness of IAS control.
Titre de l'article
Tuer ou ne pas tuer - Opinion des praticiens sur la gestion des espèces exotiques envahissantes comme un pas en avant vers le renforcement du contrôle des invasions.
Tuer ou ne pas tuer - Opinion des praticiens sur la gestion des espèces exotiques envahissantes comme un pas en avant vers le renforcement du contrôle des invasions.
Introduction à l'article
Scientifiques et gestionnaires de la nature s'accordent à dire que la prévention d'une nouvelle introduction d'espèce exotique envahissante reste le moyen le plus efficace pour réduire les invasions biologiques. Toutefois, cette prévention n'est pas systématiquement couronnée de succès et des mesures de contrôles des espèces envahissantes, souvent controversées, sont mis en oeuvre. Pour lutter efficacement contre les EEE, il est nécessaire de disposer d'une meilleure compréhension de l'efficacité de la lutte biologique et de son acceptabilité sociale. Bien que les praticiens de la conservation agissent en première ligne pour entreprendre les actions de contrôles, très peu d'études ont été menées pour obtenir des informations quantitatives et complètes concernant leurs connaissances et leurs attitudes à l'égard des EEE. Une étude a été menée en Pologne, un pays à la nature relativement bien préservée mais qui fait actuellement face à des invasions biologiques terrestres et aquatiques.
Scientifiques et gestionnaires de la nature s'accordent à dire que la prévention d'une nouvelle introduction d'espèce exotique envahissante reste le moyen le plus efficace pour réduire les invasions biologiques. Toutefois, cette prévention n'est pas systématiquement couronnée de succès et des mesures de contrôles des espèces envahissantes, souvent controversées, sont mis en oeuvre. Pour lutter efficacement contre les EEE, il est nécessaire de disposer d'une meilleure compréhension de l'efficacité de la lutte biologique et de son acceptabilité sociale. Bien que les praticiens de la conservation agissent en première ligne pour entreprendre les actions de contrôles, très peu d'études ont été menées pour obtenir des informations quantitatives et complètes concernant leurs connaissances et leurs attitudes à l'égard des EEE. Une étude a été menée en Pologne, un pays à la nature relativement bien préservée mais qui fait actuellement face à des invasions biologiques terrestres et aquatiques.
Expériences de l'article
Échantillonnage et collecte des données
Une enquête a été menée auprès de personnes impliquées professionnellement dans la conservation de la nature en Pologne. Sur 2569 personnes contactées, seules 916 ( 28,6%) ont répondu à l'enquête.
Conception du questionnaire
Les questions que les auteurs ont soumis à ces professionnels portent sur :
3 groupes :
Échantillonnage et collecte des données
Une enquête a été menée auprès de personnes impliquées professionnellement dans la conservation de la nature en Pologne. Sur 2569 personnes contactées, seules 916 ( 28,6%) ont répondu à l'enquête.
Conception du questionnaire
Les questions que les auteurs ont soumis à ces professionnels portent sur :
3 groupes :
Résultats de l'article
Les conservateurs de la nature sont familiers de la terminologie liée à la biologie de l'invasion mais sous-estiment fortement le nombre d'EEE présentes en Pologne. Les décisionnaires ont de meilleures connaissances sur les EEE que les autres groupes de personnes et supportent des méthodes plus radicales. Ces méthodes sont fortement soutenues et prises en charge pour les plantes, les invertébrés, les mollusques et les insectes mais le sont beaucoup moins pour les oiseaux et les mammifères. Une vaste majorité des personnes qui ont répondu à l'enquête déclare leur approbation de diverses méthodes mais un scepticisme plane concernant l’efficacité de l'utilisation d'herbicides, de poisons ou de pesticides. On a un support plus prononcé pour l’abattage, l'anesthésie létale et la stérilisation des adultes et la destruction des nids que pour le contrôle drastique des juvéniles. Cependant, ces professionnels n'ont pas d'opinions clairs sur les principes et les méthodes de contrôle des EEE.
Les conservateurs de la nature sont familiers de la terminologie liée à la biologie de l'invasion mais sous-estiment fortement le nombre d'EEE présentes en Pologne. Les décisionnaires ont de meilleures connaissances sur les EEE que les autres groupes de personnes et supportent des méthodes plus radicales. Ces méthodes sont fortement soutenues et prises en charge pour les plantes, les invertébrés, les mollusques et les insectes mais le sont beaucoup moins pour les oiseaux et les mammifères. Une vaste majorité des personnes qui ont répondu à l'enquête déclare leur approbation de diverses méthodes mais un scepticisme plane concernant l’efficacité de l'utilisation d'herbicides, de poisons ou de pesticides. On a un support plus prononcé pour l’abattage, l'anesthésie létale et la stérilisation des adultes et la destruction des nids que pour le contrôle drastique des juvéniles. Cependant, ces professionnels n'ont pas d'opinions clairs sur les principes et les méthodes de contrôle des EEE.
Ce que cet article apporte au débat
Le personnel traitant de la gestion des EEE sont guidés par leurs connaissances et leurs croyances personnelles, leurs émotions, les valeurs universelles et l'acceptation sociale plus que par les preuves scientifiques et académiques. Combler le fossé qui existe entre le savoir et la pratique dans les invasions biologiques est devenu un nouveau défi pour les scientifiques et les praticiens. D'après cette enquête, les praticiens n'ont pas d'opinions claires sur les principes et les méthodes employées dans la gestion des EEE et le défi actuel est de combler ce déficit pour améliorer l'efficacité du contrôle des EEE. Il y a donc un réel décalage entre la science et la pratique dans la gestion des invasions biologiques, un décalage qui semble être universel.
Le personnel traitant de la gestion des EEE sont guidés par leurs connaissances et leurs croyances personnelles, leurs émotions, les valeurs universelles et l'acceptation sociale plus que par les preuves scientifiques et académiques. Combler le fossé qui existe entre le savoir et la pratique dans les invasions biologiques est devenu un nouveau défi pour les scientifiques et les praticiens. D'après cette enquête, les praticiens n'ont pas d'opinions claires sur les principes et les méthodes employées dans la gestion des EEE et le défi actuel est de combler ce déficit pour améliorer l'efficacité du contrôle des EEE. Il y a donc un réel décalage entre la science et la pratique dans la gestion des invasions biologiques, un décalage qui semble être universel.
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