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Titre de l'article

La translocation comme outil de conservation: statut et stratégie.

Introduction à l'article

Chaque année, près de 700 translocations d’animaux sont effectuées en Amérique du Nord, Hawaii, en Australie ou encore en Nouvelle-Zélande. Dans 86% des cas, les populations translocalisées appartiennent à des espèces natives, c’est-à-dire déjà présente sur le site où les nouveaux organismes sont importés. Le but de la translocation est d’établir ou réétablire une population d’une espèce donnée, dans le but d’augmenter sa population. Un autre des objectifs de la translocation est l’enrichissement du patrimoine génétique, afin d’augmenter la variabilité intraspécifique. De plus en plus d’espèces sont concernées par ces projets de réimplantation. Ces projets demandent une grande quantité de ressources, humaines et financières. Malheureusement, il s’agit parfois d’une nécessité, face à la fragmentation toujours plus grandissante des habitats.

Expériences de l'article

Cet article fait la comparaison des résultats obtenus en pourcentage de succès des différentes tentatives de translocation d’oiseaux et de mammifères dans divers endroits du monde. Un modèle en a ensuite été tiré pour optimiser cet outil de conservation écologique.

Résultats de l'article

Une étude faite sur des translocations d’oiseaux a montré que contrairement aux idées reçues, la probabilité de succès n’était pas proportionnelle au nombre d’individus relâchés. En effet, bien que le pourcentage augmente drastiquement jusqu’à une trentaine d’individus, passant de 0 à 20 pourcents pour les environnements pauvres et de 30 à 50 pourcents pour les environnements riches, le pourcentage de succès augmente plus faiblement pour finir par stagner à 35 pourcents environs pour les environnements pauvres et 70 pourcents pour les environnements riches. Des résultats similaires ont été donnés en étudiant les translocations de mammifères.
Cette étude a pour intérêt majeur de montrer qu’il faut un nombre minimum d’individus pour obtenir une population stable, mais qu’au-delà d’un certain nombre, les chances de succès n’en seront pas plus accrues.

Rigueur de l'article

La rigueur n'est pas optimale car les chercheurs n'utilisent pas les mammifères comme données pour leur modèle.

Ce que cet article apporte au débat

L’article se conclue par une mise en garde en conseillant la translocation comme dernier recourt à la sauvegarde d’une espèce, en rappelant qu’en cas d’erreur, elle peut au final aggraver la situation déjà critique de nombreuses espèces. Il est aussi spécifier qu'il ne sert à rien de faire des réimplantations massives d'organismes, car le pourcentage n'est pas proportionnel au nombre d'individus.

Publiée il y a plus de 8 ans par C. Sevin.
Dernière modification il y a plus de 8 ans.
Article : Translocation as a Species Conservation Tool: Status and Strategy