Aim: The aim was to evaluate the hypothesis that biotic interactions are more intense in the tropics using reef fishes (from both functional and taxonomic perspectives), the crucial consumers on most reefs.
**location: **Fifteen reef locations between 34°N and 27°S in the Western Atlantic.
Time period: 2011–2014.
Major taxa studied: Reef fishes.
Methods: We quantified fish feeding pressure on the benthos across 61° of latitude in the Western Atlantic via 1,038 10 min videos of 2 m2 reef areas, where every fish feeding on the benthos was identified, had its total length estimated, and the number of bites on the reef substratum was counted. Fish were assigned to functional groups based on diet and feeding modes. Benthic cover estimates were also obtained through visual assessments from the videos.
Results: We documented feeding rates that were 2‐ to 22‐fold higher in tropical versus extratropical locations. This pattern was driven mainly by an interaction between fish functional group and temperature, with herbivory dominating in tropical regions (c. 20‐
fold higher), shifting to omnivory in temperate regions of both Hemispheres. Feeding by invertivores was common across all latitudes. Consumer species composition differed between Northern and Southern Hemispheres, but functional groups were similar, and their feeding changed in a similar manner with temperature regardless of Hemisphere.
Main conclusions: Our results support the hypothesis that biotic interactions, especially plant–herbivore interactions, are more intense in the tropics. These findings help to explain the lower palatability of tropical versus extratropical seaweeds and suggest that herbivory is favoured in warm conditions but omnivory in colder waters. The functional approach indicated that factors associated with latitude or temperature have selected for similar feeding functions among the different species occupying these geographical regions. Understanding the shifting trophic interactions across latitudes might help to predict the impacts of global changes on ecosystem
function as tropical species move polewards and contact temperate systems.
Titre de l'article
Analyses des interactions trophiques sur 61 degrés de latitude dans l'Atlantique Ouest
Analyses des interactions trophiques sur 61 degrés de latitude dans l'Atlantique Ouest
Introduction à l'article
La controverse et les conclusions apparemment divergentes concernant les tendances latitudinales dans les interactions trophiques pourraient être liées aux difficultés de méthodologies. Il est en effet, difficile de mesurer de façon constante les pressions d'alimentation sur de grandes échelles spatiales.
L'évaluation de l'alimentation des poissons de récif permet d'éviter nombre de ces problèmes. Les poissons de récif utilisent également une grande variété de modes d'alimentation, de régimes alimentaires et de stratégies nutritionnelles.
Les poissons des différentes catégories trophiques peuvent exercer différentes pressions alimentaires sur le benthos. Ainsi, les poissons de récif sont un bon modèle pour étudier la variation à grande échelle des interactions trophiques.
Le but de cette étude fut d'étudier la notion de tendances latitudinales dans les interactions biotiques d'un point de vue fonctionnel et taxonomique, les principaux consommateurs sur la plupart des récifs.
La controverse et les conclusions apparemment divergentes concernant les tendances latitudinales dans les interactions trophiques pourraient être liées aux difficultés de méthodologies. Il est en effet, difficile de mesurer de façon constante les pressions d'alimentation sur de grandes échelles spatiales.
L'évaluation de l'alimentation des poissons de récif permet d'éviter nombre de ces problèmes. Les poissons de récif utilisent également une grande variété de modes d'alimentation, de régimes alimentaires et de stratégies nutritionnelles.
Les poissons des différentes catégories trophiques peuvent exercer différentes pressions alimentaires sur le benthos. Ainsi, les poissons de récif sont un bon modèle pour étudier la variation à grande échelle des interactions trophiques.
Le but de cette étude fut d'étudier la notion de tendances latitudinales dans les interactions biotiques d'un point de vue fonctionnel et taxonomique, les principaux consommateurs sur la plupart des récifs.
Expériences de l'article
Sur chacun des 15 sites répartis entre les latitudes 34°N et 27°S dans l'Atlantique Ouest: entre deux et six sites de substrats ont été échantillonnés et filmés. Un total de 1038 vidéos de 10 min ont été analysés.
Dans chaque vidéo, chaque poisson se nourrissant a été identifié et sa longueur totale a été estimée, et le nombre de morsures sur le substrat récifal a été compté. La pression d'alimentation a été estimée comme le produit du nombre de morsures et de la masse corporelle. Le substrat a été classifié et la couverture végétale estimée en classe de 5%.
Les poissons de récif ont été assignés à des groupes fonctionnels en fonction de leur régime alimentaire et de leur âge, mode d'alimentation.
Un modèle linéaire à effet mixte a été utilisé pour évaluer si la pression d'alimentation totale était symétrique entre les hémisphères. La pression d'alimentation a été modélisée en fonction de la latitude absolue et de l'hémisphère, en tenant compte des interactions.
Sur chacun des 15 sites répartis entre les latitudes 34°N et 27°S dans l'Atlantique Ouest: entre deux et six sites de substrats ont été échantillonnés et filmés. Un total de 1038 vidéos de 10 min ont été analysés.
Dans chaque vidéo, chaque poisson se nourrissant a été identifié et sa longueur totale a été estimée, et le nombre de morsures sur le substrat récifal a été compté. La pression d'alimentation a été estimée comme le produit du nombre de morsures et de la masse corporelle. Le substrat a été classifié et la couverture végétale estimée en classe de 5%.
Les poissons de récif ont été assignés à des groupes fonctionnels en fonction de leur régime alimentaire et de leur âge, mode d'alimentation.
Un modèle linéaire à effet mixte a été utilisé pour évaluer si la pression d'alimentation totale était symétrique entre les hémisphères. La pression d'alimentation a été modélisée en fonction de la latitude absolue et de l'hémisphère, en tenant compte des interactions.
Résultats de l'article
Ce que cet article apporte au débat
Ces résultats appuient l'hypothèse selon laquelle les interactions biotiques sont plus intenses sous les tropiques, en particulier les interactions plantes-herbivores.
Au niveau métabolique, il est nécessaire de compléter le régime alimentaire des algues avec des proportions plus élevées de matières non algales à des températures plus basses. Ceci pourrait entraîner une omnivorie plus élevée au niveau des latitudes plus élevées.
Par conséquent, les conditions associées aux latitudes semblent choisir des modes d'alimentation similaires dans des pools d'espèces différents.
Cela suggère que des facteurs associés à la latitude, comme la température, ont sélectionné des fonctions d'alimentation similaires chez les différentes espèces qui occupent ces régions géographiques.
Ces résultats appuient l'hypothèse selon laquelle les interactions biotiques sont plus intenses sous les tropiques, en particulier les interactions plantes-herbivores.
Au niveau métabolique, il est nécessaire de compléter le régime alimentaire des algues avec des proportions plus élevées de matières non algales à des températures plus basses. Ceci pourrait entraîner une omnivorie plus élevée au niveau des latitudes plus élevées.
Par conséquent, les conditions associées aux latitudes semblent choisir des modes d'alimentation similaires dans des pools d'espèces différents.
Cela suggère que des facteurs associés à la latitude, comme la température, ont sélectionné des fonctions d'alimentation similaires chez les différentes espèces qui occupent ces régions géographiques.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.