Potential for habitat restoration is increasingly used as an argument for reintroducing ecosystem engineers. Beaver have well known effects on hydromorphology through dam construction, but their scope to restore wetland biodiversity in areas degraded by agriculture is largely inferred. Our study presents the first formal monitoring of a planned beaver-assisted restoration, focussing on changes in vegetation over 12 years within an agriculturally-degraded fen following beaver release, based on repeated sampling of fixed plots. Effects are compared to ungrazed exclosures which allowed the wider influence of waterlogging to be separated from disturbance through tree felling and herbivory. After 12 years of beaver presence mean plant species richness had increased on average by 46% per plot, whilst the cumulative number of species recorded increased on average by 148%. Heterogeneity, measured by dissimilarity of plot composition, increased on average by 71%. Plants asso-
ciated with high moisture and light conditions increased significantly in coverage, whereas species indicative of high nitrogen decreased. Areas exposed to both grazing and waterlogging generally showed the most pronounced change in composition, with effects of grazing seemingly additive, but secondary, to those of waterlogging.
Our study illustrates that a well-known ecosystem engineer, the beaver, can with time transform agricultural land into a comparatively species-rich and heterogeneous wetland environment, thus meeting common restoration objectives. This offers a passive but innovative solution to the problems of wetland habitat loss that complements the value of beavers for water or sediment storage and flow attenuation. The role of larger herbivores has been significantly overlooked in our understanding of freshwater ecosystem function; the use of such species may yet emerge as the missing ingredient in
successful restoration.
Titre de l'article
Utiliser des ingénieurs des écosystèmes en tant qu'outils pour la restauration des habitats et le réensauvagement : castors et zones humides
Utiliser des ingénieurs des écosystèmes en tant qu'outils pour la restauration des habitats et le réensauvagement : castors et zones humides
Introduction à l'article
Réintroduire des espèces dites ingénieures, ici le castor, pourrait aider à restaurer certains écosystèmes comme les zones humides, notamment lorsque les plans de restauration déjà envisagés échouent. Le castor est connu pour avoir un impact important sur l'hydromorphologie et les zones humides par la construction de barrages, la chute d'arbres et leur capacité à brouter. Leur présence pourrait avoir un effet bénéfique sur les communautés vivant en eau douce. Cette étude s'intéresse à l'impact de la réintroduction du castor sur une zone dégradée par l'agriculture en étudiant les changements de la végétation sur 12 ans.
Réintroduire des espèces dites ingénieures, ici le castor, pourrait aider à restaurer certains écosystèmes comme les zones humides, notamment lorsque les plans de restauration déjà envisagés échouent. Le castor est connu pour avoir un impact important sur l'hydromorphologie et les zones humides par la construction de barrages, la chute d'arbres et leur capacité à brouter. Leur présence pourrait avoir un effet bénéfique sur les communautés vivant en eau douce. Cette étude s'intéresse à l'impact de la réintroduction du castor sur une zone dégradée par l'agriculture en étudiant les changements de la végétation sur 12 ans.
Expériences de l'article
Les auteurs ont étudié la richesse spécifique et la composition des communautés végétales dans la zone clôturée étudiée entre 2002, année de la réintroduction des castors et 2014. Ils ont fermé certaines parties de la zone pour contrôler l'effet de l'herbivorie par le castor. Les relevés suivants ont été effectués dans 192 parcelles : couverture végétale, humidité du sol, richesse spécifique et composition en espèces.
Les auteurs ont étudié la richesse spécifique et la composition des communautés végétales dans la zone clôturée étudiée entre 2002, année de la réintroduction des castors et 2014. Ils ont fermé certaines parties de la zone pour contrôler l'effet de l'herbivorie par le castor. Les relevés suivants ont été effectués dans 192 parcelles : couverture végétale, humidité du sol, richesse spécifique et composition en espèces.
Résultats de l'article
La présence du castor a élargi l'étendue d'eau et a entraîné une perte de la canopée à certains endroits. L'humidité du sol a augmenté. La richesse spécifique végétale a aussi augmenté, avec ou sans herbivorie montrant que celle ci n'a pas d'impact particulier sur le nombre d'espèces. La composition végétale a changé, elle est devenue similaire à la composition de zones humides fertiles et l'habitat est devenu plus hétérogène. Ces changements peuvent aussi entraîner une modification dans la richesse et la composition spécifique de la faune, notamment des invertébrés.
La présence du castor a élargi l'étendue d'eau et a entraîné une perte de la canopée à certains endroits. L'humidité du sol a augmenté. La richesse spécifique végétale a aussi augmenté, avec ou sans herbivorie montrant que celle ci n'a pas d'impact particulier sur le nombre d'espèces. La composition végétale a changé, elle est devenue similaire à la composition de zones humides fertiles et l'habitat est devenu plus hétérogène. Ces changements peuvent aussi entraîner une modification dans la richesse et la composition spécifique de la faune, notamment des invertébrés.
Ce que cet article apporte au débat
Réintroduire le castor en tant qu'espèce ingénieure d'un écosystème comme une zone humide dégradée par l'agriculture serait alors efficace pour le restaurer. Sa présence a de nombreux bienfaits sur la végétation ainsi que sur les communautés d'invertébrés. Cependant, cela s'inscrit dans un projet de réhabilitation d'un écosystème très dégradé voire qui a été complètement changé par l'Homme. Réintroduire le castor dans une zone humide déjà existante pourraient avoir des effets moindres et même différents. Le résultat dépend du contexte et des caractéristiques des milieux pré-existants.
Réintroduire le castor en tant qu'espèce ingénieure d'un écosystème comme une zone humide dégradée par l'agriculture serait alors efficace pour le restaurer. Sa présence a de nombreux bienfaits sur la végétation ainsi que sur les communautés d'invertébrés. Cependant, cela s'inscrit dans un projet de réhabilitation d'un écosystème très dégradé voire qui a été complètement changé par l'Homme. Réintroduire le castor dans une zone humide déjà existante pourraient avoir des effets moindres et même différents. Le résultat dépend du contexte et des caractéristiques des milieux pré-existants.
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