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Titre de la review

Les Virus en Biologie

Résumé de la review

Au cours de la première moitié du XXe siècle, de nombreux scientifiques ont considéré les virus comme les entités vivantes les plus petites et des formes de vie primitives situées quelque part entre le monde inerte et les cellules très évoluées. Le développement de la biologie moléculaire au cours de la seconde moitié du siècle a montré que les virus sont de véritables parasites moléculaires des cellules, mettant ainsi fin aux précédents débats virocentriques qui conféraient aux virus un rôle primordial dans l’origine de la vie. Les récents progrès de la génomique comparative et de la métagénomique ont mis au jour une vaste diversité virale et montré que les virus sont des régulateurs actifs des populations cellulaires et qu’ils peuvent influer sur l’évolution des cellules en jouant le rôle de vecteurs de transfert de gènes entre cellules. Ces idées sont hétérogènes et vont, des propositions qui considèrent les virus fonctionnellement comme des êtres vivants et / ou des descendants de lignées virales ayant précédé l’évolution des cellules à d’autres revendications qui considèrent les virus et / ou certaines familles de virus comme le quatrième domaine de la vie. Dans cet article, ces idées virocentriques sont réactualisées et analysées vis-à-vis de la place des virus dans la biologie à la lumière du débat dichotomique existant de longue date entre les vues des métabolistes et des généticiens, selon lequel l'auto-entretien (métabolisme) ou l'auto-réplication et caractéristiques primitives de la vie. La question de savoir si les virus sont vivants ou non est réactualisé au vue des connaissances de l'époque et si certains réplicateurs de type viral précèdent les premières cellules comme sujet de débat qui peut être compris dans le cadre métabolisme versus gènes; L'affirmation selon laquelle les virus constituent un quatrième domaine dans l'arbre de la vie peut être fermement réfutée par des analyses phylogénétiques moléculaires appropriées et doit être retirée de ce débat.

Réduites à l'essentiel, la plupart des définitions de la Vie peuvent être alignées sur deux conceptions opposées de l'origine de la vie : métaboliste (cytoplasmiste) et généticien (nucléocentrique).
D’un point de vue métaboliste pour lequel l’auto-entretien est la propriété primordiale de la vie, les virus ne sont pas vivants. Les affirmations selon lesquelles les virus sont en vie et antérieurs à l'évolution cellulaire ne peuvent être comprises que dans le cadre d'une conception strictement génétique de la vie, fondée exclusivement sur la propriété de l'évolution et utilisant la définition du terme «virus» comme une métaphore relâchée des entités qui se reproduisent elles-mêmes - ce que les virus, à proprement parler, ne réalisent pas. En revanche, les virus prétendent constituer un groupe d’organismes au même niveau que les cellules.

Rigueur de la review

Cette review donne un aperçu global et relativement bien illustré de toutes les connaissances concernant les virus. On retrouve les différents points de vue sur la question de la plupart des auteurs des articles de la controverse. De plus l'auteur essaie de clarifier les propos et de synthétiser la connaissance actuelle aux grandes questions très débattues à propos des virus.

Ce que cette review apporte au débat

On a les réponse tranchées à la question: les virus sont-ils vivant ? a travers deux visions de la vie. De plus chaque réponse négative à cette question a été adaptée au virus pour essayer de le considérer comme vivant et ce, malgré les différents débats que cela implique.

Publiée il y a plus de 7 ans par F. Gueret.
Dernière modification il y a plus de 7 ans.
Review : Viruses in Biology
  • 1 1
  • Auteurs
    Purificación López-García et David Moreira
  • Année de publication
    2012
  • Journal
    Evolution: Education and Outreach
  • Abstract (dans sa langue originale)

    During the first half of the twentieth century, many scientists considered viruses the smallest living entities and primitive life forms somehow placed between the inert world and highly evolved cells. The development of molecular biology in the second half of the century showed that viruses are strict molecular parasites of cells, putting an end to previous virocentric debates that gave viruses a primeval role in the origin of life. Recent advances in comparative genomics and metagenomics have uncovered a vast viral diversity and have shown that viruses are active regulators of cell populations and that they can influence cell evolution by acting as vectors for gene transfer among cells. They have also fostered a revival of old virocentric ideas. These ideas are heterogeneous, extending from proposals that consider viruses functionally as living beings and/or as descendants of viral lineages that preceded cell evolution to other claims that consider viruses and/or some viral families a fourth domain of life. In this article, we revisit these virocentric ideas and analyze the place of viruses in biology in light of the long-standing dichotomic debate between metabolist and geneticist views which hold, respectively, that self-maintenance (metabolism) or self-replication and evolution are the primeval features of life. We argue that whereas the epistemological discussion about whether viruses are alive or not and whether some virus-like replicators precede the first cells is a matter of debate that can be understood within the metabolism-versus-genes dialectic; the claim that viruses form a fourth domain in the tree of life can be solidly refuted by proper molecular phylogenetic analyses and needs to be removed from this debate.

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    Les virus peuvent-ils être considérés comme vivant ?
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