The practices of wetland creation and restoration for mitigating wetland loss have been frequently carried out
throughout the world; however, many of these projects do not work well. In this paper, the authors analyze wetland
creation from the aspect of whole-ecosystem development, and explain the extreme difficulty of human design in
wetland creation by the theories of ecological succession. More space should be given to self-design than human
design in wetland creation, and the principles of ecological succession enable us to better use the great design ability
of nature in just the way we wish. A wetland creation project for rare waterfowl conservation in China Yancheng
Biosphere Reserve was chosen as a demonstration, designed totally according to the principles of ecological
succession and allowed to self-design free of interference from human activities. A 240 ha reed wetland was created
from the lalang grassland after 4 years of self-design. Success was proved by its plant composition and a good habitat
value for many more birds than in the same area 4 years before.
Titre de la review
Création d'une zone humide pour la conservation du gibier d'eau rare : un projet élaboré selon les principes des successions écologiques.
Création d'une zone humide pour la conservation du gibier d'eau rare : un projet élaboré selon les principes des successions écologiques.
Résumé de la review
Dans cet article, une analyse sur les créations de zones humides est réalisée sous l'angle du développement de l'ensemble de l'écosystème, expliquée par les théories des successions écologiques et d’auto-conception. Après avoir présenté le concept de successions écologiques et d’auto-conception, l’article s’arrête sur une étude de cas sur la création d’une zone humide en Chine.
L’objectif est de connaître les conditions environnementales et la structure des communautés afin d’initier un processus de successions écologiques pour obtenir un écosystème souhaité : c’est un processus de successions secondaires. Mais la structure communautaire totalement identique à l'original semble impossible à obtenir comme le montre Whittaker (1967). En effet, la structure de la communauté est un continuum d'espèces qui se chevauchent et répondent à des paramètres écologiques différents, de sorte que le système original ne peut être imité. Ainsi pour s’approcher au mieux du système souhaité, l’enjeu est de choisir un site viable, c’est-à-dire qui peut être transformé dans le système souhaité, initialement considéré à l’état de climax transitoire et où l’arrivée et l’installation de nouvelles espèces est possible. Ensuite, le principe est d’aménager ce site pour obtenir l’écosystème initial puis de laisser la nature faire.
Pour illustrer leur idée, ils ont choisi un site répondant à des facteurs écosystémiques particuliers. En effet, une prairie de 240 hectares a été encerclée et des digues ont été construites autour de la prairie. Le niveau d'eau moyen était d'environ 0,5 m et a été maintenu tout au long de l'année, où des poissons et des crevettes ont été placés. Une fois le projet débuté, aucune activité humaine n’y était autorisée. Après quatre ans d'auto-conception, la prairie s'est transformée en zone humide à roseaux avec une production primaire totale du système multiplié par 3,34 et un nombre d'individus d'oiseaux d'eau passé de 3459 à 97 747.
Dans cet article, une analyse sur les créations de zones humides est réalisée sous l'angle du développement de l'ensemble de l'écosystème, expliquée par les théories des successions écologiques et d’auto-conception. Après avoir présenté le concept de successions écologiques et d’auto-conception, l’article s’arrête sur une étude de cas sur la création d’une zone humide en Chine.
L’objectif est de connaître les conditions environnementales et la structure des communautés afin d’initier un processus de successions écologiques pour obtenir un écosystème souhaité : c’est un processus de successions secondaires. Mais la structure communautaire totalement identique à l'original semble impossible à obtenir comme le montre Whittaker (1967). En effet, la structure de la communauté est un continuum d'espèces qui se chevauchent et répondent à des paramètres écologiques différents, de sorte que le système original ne peut être imité. Ainsi pour s’approcher au mieux du système souhaité, l’enjeu est de choisir un site viable, c’est-à-dire qui peut être transformé dans le système souhaité, initialement considéré à l’état de climax transitoire et où l’arrivée et l’installation de nouvelles espèces est possible. Ensuite, le principe est d’aménager ce site pour obtenir l’écosystème initial puis de laisser la nature faire.
Pour illustrer leur idée, ils ont choisi un site répondant à des facteurs écosystémiques particuliers. En effet, une prairie de 240 hectares a été encerclée et des digues ont été construites autour de la prairie. Le niveau d'eau moyen était d'environ 0,5 m et a été maintenu tout au long de l'année, où des poissons et des crevettes ont été placés. Une fois le projet débuté, aucune activité humaine n’y était autorisée. Après quatre ans d'auto-conception, la prairie s'est transformée en zone humide à roseaux avec une production primaire totale du système multiplié par 3,34 et un nombre d'individus d'oiseaux d'eau passé de 3459 à 97 747.
Rigueur de la review
Les concepts sont exposés et bien définis avant de passer à l’étude de cas, qui montre concrètement ces phénomènes. Néanmoins, les résultats sur le nombre d’individus ne permettent pas d’inférer que ce phénomène a bien un impact positif sur la biodiversité car l’expérience n’est pas répétée sur d’autres sites. Il aurait été intéressant de voir dans d’autres contextes géographiques si le principe de successions secondaires peut être viable.
Les concepts sont exposés et bien définis avant de passer à l’étude de cas, qui montre concrètement ces phénomènes. Néanmoins, les résultats sur le nombre d’individus ne permettent pas d’inférer que ce phénomène a bien un impact positif sur la biodiversité car l’expérience n’est pas répétée sur d’autres sites. Il aurait été intéressant de voir dans d’autres contextes géographiques si le principe de successions secondaires peut être viable.
Ce que cette review apporte au débat
On est ici à mi-chemin entre de la gestion et de la non-intervention. En effet, ce projet de zone humide est initié par l’homme par la construction de digue sur des zones étudiées. Une fois réalisée, il n’y a plus aucune intervention humaine et ce sont les successions naturelles qui régissent la formation de cet écosystème. Ici, affirmer que ce soit de la gestion conservatoire ou de la non-intervention est subjectif. Il dépend d'où nous plaçons le curseur de la non-intervention et de ses exigences. Il est néanmoins remarquable que cette méthode permet d'accroître en quelques années la diversité d’un large panel d’espèces cibles (oiseaux d’eau dans ce cas).
On est ici à mi-chemin entre de la gestion et de la non-intervention. En effet, ce projet de zone humide est initié par l’homme par la construction de digue sur des zones étudiées. Une fois réalisée, il n’y a plus aucune intervention humaine et ce sont les successions naturelles qui régissent la formation de cet écosystème. Ici, affirmer que ce soit de la gestion conservatoire ou de la non-intervention est subjectif. Il dépend d'où nous plaçons le curseur de la non-intervention et de ses exigences. Il est néanmoins remarquable que cette méthode permet d'accroître en quelques années la diversité d’un large panel d’espèces cibles (oiseaux d’eau dans ce cas).
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