Previous studies have mainly focused on bat mortality through collision by wind turbines, and very few studies have assessed the indirect impacts on bat activity and on foraging habitat availability. Also, there is a global lack of knowledge on the vulnerability of tropical bat fauna due to wind energy production, even though it is well known that windpower can affect bat communities and biodiversity hotspots are widespread in the tropics. We present one of the first studies to quantify the indirect impact of wind farms on insectivorous bats in tropical hotspots of biodiversity. Bat activity was compared between wind farm sites and control sites, via ultrasound recordings at stationary points. The activity of bent winged bats (Miniopterus sp) and wattled bats (Chalinolobus sp) were both significantly lower at wind turbine sites. The result of the study demonstrates a large effect on bat habitat use at wind turbines sites compared to control sites. Bat activity was 20 times higher at control sites compared to wind turbine sites, which suggests that habitat loss is an important impact to consider in wind farm planning We strongly recommend that the loss of the foraging habitat loss is considered in mitigation hierarchy (avoiding, reducing, offsetting) when compensating or negative impacts of wind farms.
Titre de l'article
Les éoliennes impactent l'activité des chauves-souris (Chiroptères), ce qui mène à des pertes dans l'utilisation d'habitats dans un point chaud de biodiversité.
Les éoliennes impactent l'activité des chauves-souris (Chiroptères), ce qui mène à des pertes dans l'utilisation d'habitats dans un point chaud de biodiversité.
Introduction à l'article
La capacité de l'énergie éolienne a augmenté de plus de 16% entre mi-2015 et mi-2016. Il est maintenant admis que cette industrie impacte la biodiversité, notamment au niveau des oiseaux et des chauves-souris. Ces impacts peuvent être directs comme par le biais d'un choc ou par barotrauma (changement brutal de pression atmosphérique dû au mouvement des pales des éoliennes qui provoquent des lésions internes mortelles) mais peuvent également être indirects. Les impacts indirects comme la réduction des habitats ou la baisse de l'activité sont moins connus, c'est pourquoi cette étude veut évaluer leur impact sur des îles de Nouvelle Calédonie (environnement tropical) où de grandes quantités d'installations éoliennes sont planifiées pour répondre à une forte demande en énergie à cet endroit isolé. Ces îles abritent 9 espèces de chauves souris dont 6 sont endémiques.
La capacité de l'énergie éolienne a augmenté de plus de 16% entre mi-2015 et mi-2016. Il est maintenant admis que cette industrie impacte la biodiversité, notamment au niveau des oiseaux et des chauves-souris. Ces impacts peuvent être directs comme par le biais d'un choc ou par barotrauma (changement brutal de pression atmosphérique dû au mouvement des pales des éoliennes qui provoquent des lésions internes mortelles) mais peuvent également être indirects. Les impacts indirects comme la réduction des habitats ou la baisse de l'activité sont moins connus, c'est pourquoi cette étude veut évaluer leur impact sur des îles de Nouvelle Calédonie (environnement tropical) où de grandes quantités d'installations éoliennes sont planifiées pour répondre à une forte demande en énergie à cet endroit isolé. Ces îles abritent 9 espèces de chauves souris dont 6 sont endémiques.
Expériences de l'article
Les auteurs de l'article ont comparé des sites dans un parc éolien avec des sites similaires en dehors. Ils ont estimé l'activité des chiroptères en enregistrant leurs cris au cours des mêmes nuits pendant les pics d'activité des chauves souris à 2 saisons différentes.
Les différents cris enregistrés sont assignés à des espèces en fonction de leur fréquence.
De cette manière il est impossible de connaître le nombre de chauves-souris de chaque espèce, ils ont donc compté le nombre de cris (contacts) sur un même intervalle de temps pour en avoir une approximation.
Les auteurs de l'article ont comparé des sites dans un parc éolien avec des sites similaires en dehors. Ils ont estimé l'activité des chiroptères en enregistrant leurs cris au cours des mêmes nuits pendant les pics d'activité des chauves souris à 2 saisons différentes.
Les différents cris enregistrés sont assignés à des espèces en fonction de leur fréquence.
De cette manière il est impossible de connaître le nombre de chauves-souris de chaque espèce, ils ont donc compté le nombre de cris (contacts) sur un même intervalle de temps pour en avoir une approximation.
Résultats de l'article
Au total plus de 3000 contacts ont été enregistrés. Le genre Chalinolobus _a été le plus enregistré, il représente près de 80% de cris. Les 2 genres détectés étaient présents pendant les 2 saisons avec plus de contacts enregistrés au cours de la saison sèche que la saison froide.
L'activité des chauves souris était significativement moins forte dans les zones proches des éoliennes L'activité de _Chalinolobus _ a été près de 10 fois moins forte et celle de _Miniopterus près de 20 fois réduite sur les sites éoliens. Ces observations ont été faites en lien avec le pourcentage d'ouverture de l'environnement (plus ou moins arboré) qui ne semblait pas changer le résultat.
Cet impact a également été constaté par une autre étude sur des populations en climat tempéré dans un environnement plus ouvert. Les impacts indirects comme la perte d'attractivité des sites éoliens pour les chiroptères sont donc un phénomène mondial.
Au total plus de 3000 contacts ont été enregistrés. Le genre Chalinolobus _a été le plus enregistré, il représente près de 80% de cris. Les 2 genres détectés étaient présents pendant les 2 saisons avec plus de contacts enregistrés au cours de la saison sèche que la saison froide.
L'activité des chauves souris était significativement moins forte dans les zones proches des éoliennes L'activité de _Chalinolobus _ a été près de 10 fois moins forte et celle de _Miniopterus près de 20 fois réduite sur les sites éoliens. Ces observations ont été faites en lien avec le pourcentage d'ouverture de l'environnement (plus ou moins arboré) qui ne semblait pas changer le résultat.
Cet impact a également été constaté par une autre étude sur des populations en climat tempéré dans un environnement plus ouvert. Les impacts indirects comme la perte d'attractivité des sites éoliens pour les chiroptères sont donc un phénomène mondial.
Rigueur de l'article
L'article ne déclare pas l'absence de conflit d'intérêt dans la version disponible.
L'article généralise le phénomène à l'échelle mondiale un peu facilement, cependant cela ne remet pas en question leurs résultats.
Cet article est de plus très récent et il est donc difficile d'avoir du recul sur ce qu'il propose.
L'article ne déclare pas l'absence de conflit d'intérêt dans la version disponible.
L'article généralise le phénomène à l'échelle mondiale un peu facilement, cependant cela ne remet pas en question leurs résultats.
Cet article est de plus très récent et il est donc difficile d'avoir du recul sur ce qu'il propose.
Ce que cet article apporte au débat
Les éoliennes ont un impact direct sur les populations de chiroptères par les chocs ou encore les barotrauma mais cette étude démontre qu'il y a également un impact indirect car les chiroptères évitent les sites éoliens, ce qui réduit leur habitat et cela s'ajoute à d'autres formes de perturbations anthropiques comme la chasse ou l'agriculture. Cela peut avoir un fort impact sur les populations notamment lorsqu'elles sont insulaires et endémiques comme ici.
Dans le contexte de développement durable dont fait partie l'énergie éolienne, il est donc nécessaire de prendre en compte ces impacts pour la conservation des chiroptères qui souvent sont insulaires (60 %) menacés ou encore endémiques car c'est une énergie amenée à s'étendre.
Les auteurs recommandent donc vivement de prendre en compte les impacts de l'implantation d'éoliennes sur l'environnement et notamment ses populations avant d'installer un parc éolien.
Les éoliennes ont un impact direct sur les populations de chiroptères par les chocs ou encore les barotrauma mais cette étude démontre qu'il y a également un impact indirect car les chiroptères évitent les sites éoliens, ce qui réduit leur habitat et cela s'ajoute à d'autres formes de perturbations anthropiques comme la chasse ou l'agriculture. Cela peut avoir un fort impact sur les populations notamment lorsqu'elles sont insulaires et endémiques comme ici.
Dans le contexte de développement durable dont fait partie l'énergie éolienne, il est donc nécessaire de prendre en compte ces impacts pour la conservation des chiroptères qui souvent sont insulaires (60 %) menacés ou encore endémiques car c'est une énergie amenée à s'étendre.
Les auteurs recommandent donc vivement de prendre en compte les impacts de l'implantation d'éoliennes sur l'environnement et notamment ses populations avant d'installer un parc éolien.
Remarques sur l'article
La mise en page de la version de l'article à laquelle j'ai eu accès n'était pas finalisée et il se peut que des modifications ont été faites depuis ce moment. C'est peut être pour ça que l'absence de conflits d'intérêt n'est pas déclarée dessus.
La mise en page de la version de l'article à laquelle j'ai eu accès n'était pas finalisée et il se peut que des modifications ont été faites depuis ce moment. C'est peut être pour ça que l'absence de conflits d'intérêt n'est pas déclarée dessus.
Dernière modification il y a plus de 5 ans.