Dragonflies and damselflies (the Odonata) are among the most efficient flying insects. However, fragmentation of the landscape can increase distance between habitats and affect costs of dispersal, thus shaping phenotypic patterns of flight-related traits, such as wing shape, wing loading and wing size. Urban landscapes are highly fragmented, which limits dispersal among aquatic habitats. Hence, strong selective pressures can act upon urban populations in favour of individuals with increased flight performance or may lead to the reduction in dispersal traits. Here, we explore differentiation in morphological flight-related traits among urban, suburban, and rural populations of the damselfly Ischnura elegans, which is one of the most abundant species in both urban and rural ponds in Europe. We sampled 20 sites across Leeds and Bradford, UK, in an urban-to-rural gradient from June to August 2014 and 2015 (Nmales = 201, Nfemales = 119). We compared wing shape among different land use types using geometric morphometrics. Other wing properties analysed were wing aspect ratio, wing loading and wing centroid size. Unexpectedly, no significant effect of urban land use was found on wing shape. However, wing shape differed significantly between males and females. Additionally, females showed significantly larger wing centroid sizes (P < 0.001), increased wing loading (forewings: P = 0.007; hind wings: P = 0.002) and aspect ratio (P < 0.001) compared to males across all land use types. Possible mechanisms driving these results are further discussed.
Titre de l'article
Schéma de la forme des ailes dans les zones urbaines, suburbaines et rurales de populations d'Ischnura elegans (Odonata: Coenagrionidae)
Schéma de la forme des ailes dans les zones urbaines, suburbaines et rurales de populations d'Ischnura elegans (Odonata: Coenagrionidae)
Introduction à l'article
Avec l'augmentation de l'habitat urbain, de plus en plus d'espèces sauvages "s'installent en ville". Les ailes des Odonata (demoiselle ou libellule), sont adaptées pour voler efficacement, mais aussi pour se disperser, migrer, s'accoupler, défendre des territoires et fuir les prédateurs. De nombreux traits morphologiques influencent les performances de vol. Des études ont montré que la fragmentation de l'habitat et le type d'habitat affecter la forme des ailes des libellules (Taylor & Merriam 1995; Outomuro & al 2013). Cette étude cherche à voir s'il y a une différence morphologique de la forme des ailes chez des populations urbaines, suburbaines et rurales d'Ischnura elegans en fonction de l'habitat.
Avec l'augmentation de l'habitat urbain, de plus en plus d'espèces sauvages "s'installent en ville". Les ailes des Odonata (demoiselle ou libellule), sont adaptées pour voler efficacement, mais aussi pour se disperser, migrer, s'accoupler, défendre des territoires et fuir les prédateurs. De nombreux traits morphologiques influencent les performances de vol. Des études ont montré que la fragmentation de l'habitat et le type d'habitat affecter la forme des ailes des libellules (Taylor & Merriam 1995; Outomuro & al 2013). Cette étude cherche à voir s'il y a une différence morphologique de la forme des ailes chez des populations urbaines, suburbaines et rurales d'Ischnura elegans en fonction de l'habitat.
Expériences de l'article
320 spécimens (201 mâles et 119 femelles) ont été prélevés sur 20 étangs situés entre Leeds et Bradford (Angleterre) de juin à août 2014 et 2015, selon un gradient urbain-rural.
Les ailes ont été disséquées, numérisées et pesées. La forme des ailes a été analysée avec une approche multivariée, avec ceux-ci ont été estimés la taille, la surface et la longueur des ailes. La charge des ailes (poids qu'elles peuvent supporter) a été calculer avec masse corporelle/surface de l'aile. La masse totale du corps a été estimée après le retirage des ailes. Une ACP a été faite pour des analyses géomorphologiques.
Un modèle mixte linéaire a été utilisé par tester l'effet de l'habitat sur les traits liés au vol. Une MANOVA a été réalisé pour comparer les traits liés au vol entre les types d’ailes (ailes gauche et droite, ailes antérieure et postérieure). Les ailes antérieures et postérieures ont des caractéristiques différentes pour le vol , mais il n'y a aucune différence entre les ailes gauches et droites.
320 spécimens (201 mâles et 119 femelles) ont été prélevés sur 20 étangs situés entre Leeds et Bradford (Angleterre) de juin à août 2014 et 2015, selon un gradient urbain-rural.
Les ailes ont été disséquées, numérisées et pesées. La forme des ailes a été analysée avec une approche multivariée, avec ceux-ci ont été estimés la taille, la surface et la longueur des ailes. La charge des ailes (poids qu'elles peuvent supporter) a été calculer avec masse corporelle/surface de l'aile. La masse totale du corps a été estimée après le retirage des ailes. Une ACP a été faite pour des analyses géomorphologiques.
Un modèle mixte linéaire a été utilisé par tester l'effet de l'habitat sur les traits liés au vol. Une MANOVA a été réalisé pour comparer les traits liés au vol entre les types d’ailes (ailes gauche et droite, ailes antérieure et postérieure). Les ailes antérieures et postérieures ont des caractéristiques différentes pour le vol , mais il n'y a aucune différence entre les ailes gauches et droites.
Résultats de l'article
L'aspect des ailes est différent entre les mâles et les femelles, ainsi que la charge des ailes, mais les deux ne sont pas différents selon l’habitas.
Pas de différence des traits morphologiques liés au vol qui aurait pu être causée par l'urbanisation et aucune différence dans ces traits parmi les populations urbaines, suburbaines et rurales.
Pas de différence dans la forme des ailes entre les populations urbaines et rurales.
En résumé:
L'aspect des ailes est différent entre les mâles et les femelles, ainsi que la charge des ailes, mais les deux ne sont pas différents selon l’habitas.
Pas de différence des traits morphologiques liés au vol qui aurait pu être causée par l'urbanisation et aucune différence dans ces traits parmi les populations urbaines, suburbaines et rurales.
Pas de différence dans la forme des ailes entre les populations urbaines et rurales.
En résumé:
Ce que cet article apporte au débat
Cet article montre que les villes n'apportent pas forcément de diversité sur le plan morphologique (phénotypique) des espèces. Et que notre controverse "les villes sont elles un moteur de diversité pour les espèces sauvages?" s'applique aussi aux insectes (même s'il n'y a pas de différence morphologique ici, l'auteur mentionne des références ou il a été observé des différences morphologiques entre les libellules rurales et urbaines).
Cet article montre que les villes n'apportent pas forcément de diversité sur le plan morphologique (phénotypique) des espèces. Et que notre controverse "les villes sont elles un moteur de diversité pour les espèces sauvages?" s'applique aussi aux insectes (même s'il n'y a pas de différence morphologique ici, l'auteur mentionne des références ou il a été observé des différences morphologiques entre les libellules rurales et urbaines).
Remarques sur l'article
L'auteur mentionne que les zones urbaines peuvent être fortement fragmentées (Grimm et al., 2008) et que les habitats fragmentés peuvent affecter les traits morphologiques liés au vol chez les Odonata. Et donc que malgré les résultats de cette étude, il faudrait faire des études sur d'autres caractéristiques liées au vol, telles que l'endurance, les performances de vol, la teneur en graisse et le succès de dispersion afin de savoir qu'elles sont les effets dus à l'urbanisation au niveau de la population et de la communauté.
Il faudrait aussi étudier la génétique des populations urbaines et rurales de I. elegans pour savoir s'il y a des différences génétiques entre les populations urbaines et rurales, et comprendre les variations intraspécifiques et interspécifiques qui en résultent.
L'auteur mentionne que les zones urbaines peuvent être fortement fragmentées (Grimm et al., 2008) et que les habitats fragmentés peuvent affecter les traits morphologiques liés au vol chez les Odonata. Et donc que malgré les résultats de cette étude, il faudrait faire des études sur d'autres caractéristiques liées au vol, telles que l'endurance, les performances de vol, la teneur en graisse et le succès de dispersion afin de savoir qu'elles sont les effets dus à l'urbanisation au niveau de la population et de la communauté.
Il faudrait aussi étudier la génétique des populations urbaines et rurales de I. elegans pour savoir s'il y a des différences génétiques entre les populations urbaines et rurales, et comprendre les variations intraspécifiques et interspécifiques qui en résultent.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.