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Une vie merveilleuse : le schiste de Burgess et la nature de l'histoire
Une vie merveilleuse : le schiste de Burgess et la nature de l'histoire
Introduction au livre
Dans son livre « Wonderful life: the Burgess Shale and the nature of history », Gould énonce pour la première fois son expérience de pensée « replaying life’s tape” qui consiste à se demander quel serait le résultat si l'on rejouait l'histoire de la vie. Dans son ouvrage il défend la thèse de la contingence, et utilise les fossiles du schiste de Burgess pour la justifier. D’après lui, les organismes actuels sont issus d’une suite d’évènements fortuits. En effet, il estime que les espèces disparues au cambrien étaient aussi bien adapté à cette perturbation que ceux y ayant survécu, et qu’ainsi, si cet évènement était rejoué une composition différente d’organismes y survivrait et modifierait considérablement les résultats évolutifs suivants.
Dans son livre « Wonderful life: the Burgess Shale and the nature of history », Gould énonce pour la première fois son expérience de pensée « replaying life’s tape” qui consiste à se demander quel serait le résultat si l'on rejouait l'histoire de la vie. Dans son ouvrage il défend la thèse de la contingence, et utilise les fossiles du schiste de Burgess pour la justifier. D’après lui, les organismes actuels sont issus d’une suite d’évènements fortuits. En effet, il estime que les espèces disparues au cambrien étaient aussi bien adapté à cette perturbation que ceux y ayant survécu, et qu’ainsi, si cet évènement était rejoué une composition différente d’organismes y survivrait et modifierait considérablement les résultats évolutifs suivants.
Résumé et résultats du livre
Dès son premier chapitre « the iconography of an expectation” Gould propose que lors d’extinctions provoquées par des catastrophes environnementales non prévisibles, les espèces s’éteignent de façon indépendante de la sélection naturelle habituelle (par laquelle les espèces s’adaptent à leur environnement). Ainsi, dans ce type d’évènements, la survie de certaines espèces dépendrait davantage de la chance que de leur adaptations à leur environnement.
Pour tester son hypothèse il propose une expérience de pensée qui consiste à se demander quel serait le résultat si l'on remontait le temps et rejouait l'histoire de la vie. Dans le cas où certains taxons présentent des avantages pour résister à la perturbation, ils surviveraient à chaque fois. Dans le cas contraire, l’issue ne dépendrait que du hasard et donnerait des résultats différents à chaque fois que l’on rejouerait l’histoire. Gould ne nie pas que certaines espèces puissent présenter un avantage leur permettant de survivre à de telles extinctions de masse, mais il estime que la majorité des espèces du crétacé étaient adaptées de façon équivalente à cet évènement. Il estime ainsi que si l’on rejouait cet évènement des espèces différentes pourraient y survivre (par exemple Hallucigenia plutôt que de Pikaia de qui descendent tous les vertébrés).
Ainsi une infinité d’autres chemins évolutifs pourraient être emprunté au vu des nombreuses étapes intermédiaires dépendant du hasard. Si bien que le changement à l’une de ces étapes impacterait radicalement le résultat évolutif. C’est ce qu’il appelle la contingence. Il présente donc l’apparition de la vie humaine comme hautement improbable au vue de la contingence et utilise les fossiles du schiste de Burgess pour comprendre l’implication de la contingence dans l’évolution de la vie.
Ainsi, pour étayer cette thèse, Gould présente ces fossiles au cours des 3 chapitres suivant. Le chapitre 2 “ A background for the Burgess Shale” contextualise la découverte du schiste de Burgess, que ce soit d’un point de vue historique, scientifique (son importance en paléontologie mais également pour la théorie de l’évolution) ou technique ( la découverte, l’extraction et la préservation des fossiles).
Le chapitre 3 “Reconstruction of the burgess shale” est quant à lui dédié à la description morphologique et à la cladistique des fossiles du schiste. En effet, il expose dans cette partie comment Walcott, après avoir découvert les fossiles, a réalisé une classification erronée, et expose le travail de Whittington et ses collègues qui ont réalisé de rigoureuses monographies des organismes du schiste, sur les quelles Gould a pu s’appuyer.
Dans le chapitre suivant “Walcott’s vision and the nature of history” Gould tente d’expliquer les erreurs de classification commises par Walcott. Ce dernier est parvenu à rapporter près de 80 000 spécimens issus de Burgess, et a publié de nombreux articles préliminaires en 1911 et 1912 lui permettant de donner des nom taxonomiques aux organismes qu’il avait découvert. Toutefois, le manque de temps consacré à l’étude rigoureuse des fossiles ainsi que son biais d’interprétation (il était persuadé que les fossiles n’étaient que des versions primitives des taxons actuels et appartenaient donc aux classifications contemporaines) ont entrainé de nombreuses erreurs de classifications. Dans la seconde partie de ce chapitre Gould défend les sciences historiques, opposée aux sciences expérimentales, longtemps considérées comme manquant de rigueurs ou apportant des explications ad hoc. Il souligne particulièrement leur importance aborder la contingence.
Dans son dernier chapitre : “Possible world : the power of “just history”” Gould conclut que la prévalence de la contingence dans les sciences historiques les rends l’étude de leurs résultats imprévisibles. Ainsi d’après lui, si l’histoire de la vie était rejouée, certains évènements légèrement différents donneraient des résultats très éloignés de ce que l’on peut observer aujourd’hui.
Dès son premier chapitre « the iconography of an expectation” Gould propose que lors d’extinctions provoquées par des catastrophes environnementales non prévisibles, les espèces s’éteignent de façon indépendante de la sélection naturelle habituelle (par laquelle les espèces s’adaptent à leur environnement). Ainsi, dans ce type d’évènements, la survie de certaines espèces dépendrait davantage de la chance que de leur adaptations à leur environnement.
Pour tester son hypothèse il propose une expérience de pensée qui consiste à se demander quel serait le résultat si l'on remontait le temps et rejouait l'histoire de la vie. Dans le cas où certains taxons présentent des avantages pour résister à la perturbation, ils surviveraient à chaque fois. Dans le cas contraire, l’issue ne dépendrait que du hasard et donnerait des résultats différents à chaque fois que l’on rejouerait l’histoire. Gould ne nie pas que certaines espèces puissent présenter un avantage leur permettant de survivre à de telles extinctions de masse, mais il estime que la majorité des espèces du crétacé étaient adaptées de façon équivalente à cet évènement. Il estime ainsi que si l’on rejouait cet évènement des espèces différentes pourraient y survivre (par exemple Hallucigenia plutôt que de Pikaia de qui descendent tous les vertébrés).
Ainsi une infinité d’autres chemins évolutifs pourraient être emprunté au vu des nombreuses étapes intermédiaires dépendant du hasard. Si bien que le changement à l’une de ces étapes impacterait radicalement le résultat évolutif. C’est ce qu’il appelle la contingence. Il présente donc l’apparition de la vie humaine comme hautement improbable au vue de la contingence et utilise les fossiles du schiste de Burgess pour comprendre l’implication de la contingence dans l’évolution de la vie.
Ainsi, pour étayer cette thèse, Gould présente ces fossiles au cours des 3 chapitres suivant. Le chapitre 2 “ A background for the Burgess Shale” contextualise la découverte du schiste de Burgess, que ce soit d’un point de vue historique, scientifique (son importance en paléontologie mais également pour la théorie de l’évolution) ou technique ( la découverte, l’extraction et la préservation des fossiles).
Le chapitre 3 “Reconstruction of the burgess shale” est quant à lui dédié à la description morphologique et à la cladistique des fossiles du schiste. En effet, il expose dans cette partie comment Walcott, après avoir découvert les fossiles, a réalisé une classification erronée, et expose le travail de Whittington et ses collègues qui ont réalisé de rigoureuses monographies des organismes du schiste, sur les quelles Gould a pu s’appuyer.
Dans le chapitre suivant “Walcott’s vision and the nature of history” Gould tente d’expliquer les erreurs de classification commises par Walcott. Ce dernier est parvenu à rapporter près de 80 000 spécimens issus de Burgess, et a publié de nombreux articles préliminaires en 1911 et 1912 lui permettant de donner des nom taxonomiques aux organismes qu’il avait découvert. Toutefois, le manque de temps consacré à l’étude rigoureuse des fossiles ainsi que son biais d’interprétation (il était persuadé que les fossiles n’étaient que des versions primitives des taxons actuels et appartenaient donc aux classifications contemporaines) ont entrainé de nombreuses erreurs de classifications. Dans la seconde partie de ce chapitre Gould défend les sciences historiques, opposée aux sciences expérimentales, longtemps considérées comme manquant de rigueurs ou apportant des explications ad hoc. Il souligne particulièrement leur importance aborder la contingence.
Dans son dernier chapitre : “Possible world : the power of “just history”” Gould conclut que la prévalence de la contingence dans les sciences historiques les rends l’étude de leurs résultats imprévisibles. Ainsi d’après lui, si l’histoire de la vie était rejouée, certains évènements légèrement différents donneraient des résultats très éloignés de ce que l’on peut observer aujourd’hui.
Ce que ce livre apporte au débat
Gould est le premier évoquer l'expérience de pensé consistant à se demander quel serait le résultat si l'on rejouait l'histoire de la vie. Il estime que les résultats évolutifs sont issus de suite d'évènements fortuits (la contingence), et qu'il serait ainsi très improbable que les même résultats se produisent à nouveau. Avec Morris ( qui défend l'idée opposée) ils initient le débat sur l'issue du résultat évolutif si l'histoire de la vie était rejouée.
Gould est le premier évoquer l'expérience de pensé consistant à se demander quel serait le résultat si l'on rejouait l'histoire de la vie. Il estime que les résultats évolutifs sont issus de suite d'évènements fortuits (la contingence), et qu'il serait ainsi très improbable que les même résultats se produisent à nouveau. Avec Morris ( qui défend l'idée opposée) ils initient le débat sur l'issue du résultat évolutif si l'histoire de la vie était rejouée.
Remarques sur le livre
Bien que le livre présente la célèbre expérience de pensée "replaying life's tape", Gould étaye son positionnement au travers de nombreux exemples issus du registre fossile de Burgess. Ainsi une très grosse partie de l'ouvrage est dédiée à des descriptions paléontologiques et ne contribue pas directement au débat.
Bien que le livre présente la célèbre expérience de pensée "replaying life's tape", Gould étaye son positionnement au travers de nombreux exemples issus du registre fossile de Burgess. Ainsi une très grosse partie de l'ouvrage est dédiée à des descriptions paléontologiques et ne contribue pas directement au débat.
Publiée il y a plus de 6 ans
par
M. Barthe.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.
Livre : Wonderful life: the Burgess Shale and the nature of history
Titre du Livre
Une vie merveilleuse : le schiste de Burgess et la nature de l'histoire
Une vie merveilleuse : le schiste de Burgess et la nature de l'histoire
Introduction au livre
Dans son livre « Wonderful life: the Burgess Shale and the nature of history », Gould énonce pour la première fois son expérience de pensée « replaying life’s tape” qui consiste à se demander quel serait le résultat si l'on rejouait l'histoire de la vie. Dans son ouvrage il défend la thèse de la contingence, et utilise les fossiles du schiste de Burgess pour la justifier. D’après lui, les organismes actuels sont issus d’une suite d’évènements fortuits. En effet, il estime que les espèces disparues au cambrien étaient aussi bien adapté à cette perturbation que ceux y ayant survécu, et qu’ainsi, si cet évènement était rejoué une composition différente d’organismes y survivrait et modifierait considérablement les résultats évolutifs suivants.
Dans son livre « Wonderful life: the Burgess Shale and the nature of history », Gould énonce pour la première fois son expérience de pensée « replaying life’s tape” qui consiste à se demander quel serait le résultat si l'on rejouait l'histoire de la vie. Dans son ouvrage il défend la thèse de la contingence, et utilise les fossiles du schiste de Burgess pour la justifier. D’après lui, les organismes actuels sont issus d’une suite d’évènements fortuits. En effet, il estime que les espèces disparues au cambrien étaient aussi bien adapté à cette perturbation que ceux y ayant survécu, et qu’ainsi, si cet évènement était rejoué une composition différente d’organismes y survivrait et modifierait considérablement les résultats évolutifs suivants.
Résumé et résultats du livre
Dès son premier chapitre « the iconography of an expectation” Gould propose que lors d’extinctions provoquées par des catastrophes environnementales non prévisibles, les espèces s’éteignent de façon indépendante de la sélection naturelle habituelle (par laquelle les espèces s’adaptent à leur environnement). Ainsi, dans ce type d’évènements, la survie de certaines espèces dépendrait davantage de la chance que de leur adaptations à leur environnement.
Pour tester son hypothèse il propose une expérience de pensée qui consiste à se demander quel serait le résultat si l'on remontait le temps et rejouait l'histoire de la vie. Dans le cas où certains taxons présentent des avantages pour résister à la perturbation, ils surviveraient à chaque fois. Dans le cas contraire, l’issue ne dépendrait que du hasard et donnerait des résultats différents à chaque fois que l’on rejouerait l’histoire. Gould ne nie pas que certaines espèces puissent présenter un avantage leur permettant de survivre à de telles extinctions de masse, mais il estime que la majorité des espèces du crétacé étaient adaptées de façon équivalente à cet évènement. Il estime ainsi que si l’on rejouait cet évènement des espèces différentes pourraient y survivre (par exemple Hallucigenia plutôt que de Pikaia de qui descendent tous les vertébrés).
Ainsi une infinité d’autres chemins évolutifs pourraient être emprunté au vu des nombreuses étapes intermédiaires dépendant du hasard. Si bien que le changement à l’une de ces étapes impacterait radicalement le résultat évolutif. C’est ce qu’il appelle la contingence. Il présente donc l’apparition de la vie humaine comme hautement improbable au vue de la contingence et utilise les fossiles du schiste de Burgess pour comprendre l’implication de la contingence dans l’évolution de la vie.
Ainsi, pour étayer cette thèse, Gould présente ces fossiles au cours des 3 chapitres suivant. Le chapitre 2 “ A background for the Burgess Shale” contextualise la découverte du schiste de Burgess, que ce soit d’un point de vue historique, scientifique (son importance en paléontologie mais également pour la théorie de l’évolution) ou technique ( la découverte, l’extraction et la préservation des fossiles).
Le chapitre 3 “Reconstruction of the burgess shale” est quant à lui dédié à la description morphologique et à la cladistique des fossiles du schiste. En effet, il expose dans cette partie comment Walcott, après avoir découvert les fossiles, a réalisé une classification erronée, et expose le travail de Whittington et ses collègues qui ont réalisé de rigoureuses monographies des organismes du schiste, sur les quelles Gould a pu s’appuyer.
Dans le chapitre suivant “Walcott’s vision and the nature of history” Gould tente d’expliquer les erreurs de classification commises par Walcott. Ce dernier est parvenu à rapporter près de 80 000 spécimens issus de Burgess, et a publié de nombreux articles préliminaires en 1911 et 1912 lui permettant de donner des nom taxonomiques aux organismes qu’il avait découvert. Toutefois, le manque de temps consacré à l’étude rigoureuse des fossiles ainsi que son biais d’interprétation (il était persuadé que les fossiles n’étaient que des versions primitives des taxons actuels et appartenaient donc aux classifications contemporaines) ont entrainé de nombreuses erreurs de classifications. Dans la seconde partie de ce chapitre Gould défend les sciences historiques, opposée aux sciences expérimentales, longtemps considérées comme manquant de rigueurs ou apportant des explications ad hoc. Il souligne particulièrement leur importance aborder la contingence.
Dans son dernier chapitre : “Possible world : the power of “just history”” Gould conclut que la prévalence de la contingence dans les sciences historiques les rends l’étude de leurs résultats imprévisibles. Ainsi d’après lui, si l’histoire de la vie était rejouée, certains évènements légèrement différents donneraient des résultats très éloignés de ce que l’on peut observer aujourd’hui.
Dès son premier chapitre « the iconography of an expectation” Gould propose que lors d’extinctions provoquées par des catastrophes environnementales non prévisibles, les espèces s’éteignent de façon indépendante de la sélection naturelle habituelle (par laquelle les espèces s’adaptent à leur environnement). Ainsi, dans ce type d’évènements, la survie de certaines espèces dépendrait davantage de la chance que de leur adaptations à leur environnement.
Pour tester son hypothèse il propose une expérience de pensée qui consiste à se demander quel serait le résultat si l'on remontait le temps et rejouait l'histoire de la vie. Dans le cas où certains taxons présentent des avantages pour résister à la perturbation, ils surviveraient à chaque fois. Dans le cas contraire, l’issue ne dépendrait que du hasard et donnerait des résultats différents à chaque fois que l’on rejouerait l’histoire. Gould ne nie pas que certaines espèces puissent présenter un avantage leur permettant de survivre à de telles extinctions de masse, mais il estime que la majorité des espèces du crétacé étaient adaptées de façon équivalente à cet évènement. Il estime ainsi que si l’on rejouait cet évènement des espèces différentes pourraient y survivre (par exemple Hallucigenia plutôt que de Pikaia de qui descendent tous les vertébrés).
Ainsi une infinité d’autres chemins évolutifs pourraient être emprunté au vu des nombreuses étapes intermédiaires dépendant du hasard. Si bien que le changement à l’une de ces étapes impacterait radicalement le résultat évolutif. C’est ce qu’il appelle la contingence. Il présente donc l’apparition de la vie humaine comme hautement improbable au vue de la contingence et utilise les fossiles du schiste de Burgess pour comprendre l’implication de la contingence dans l’évolution de la vie.
Ainsi, pour étayer cette thèse, Gould présente ces fossiles au cours des 3 chapitres suivant. Le chapitre 2 “ A background for the Burgess Shale” contextualise la découverte du schiste de Burgess, que ce soit d’un point de vue historique, scientifique (son importance en paléontologie mais également pour la théorie de l’évolution) ou technique ( la découverte, l’extraction et la préservation des fossiles).
Le chapitre 3 “Reconstruction of the burgess shale” est quant à lui dédié à la description morphologique et à la cladistique des fossiles du schiste. En effet, il expose dans cette partie comment Walcott, après avoir découvert les fossiles, a réalisé une classification erronée, et expose le travail de Whittington et ses collègues qui ont réalisé de rigoureuses monographies des organismes du schiste, sur les quelles Gould a pu s’appuyer.
Dans le chapitre suivant “Walcott’s vision and the nature of history” Gould tente d’expliquer les erreurs de classification commises par Walcott. Ce dernier est parvenu à rapporter près de 80 000 spécimens issus de Burgess, et a publié de nombreux articles préliminaires en 1911 et 1912 lui permettant de donner des nom taxonomiques aux organismes qu’il avait découvert. Toutefois, le manque de temps consacré à l’étude rigoureuse des fossiles ainsi que son biais d’interprétation (il était persuadé que les fossiles n’étaient que des versions primitives des taxons actuels et appartenaient donc aux classifications contemporaines) ont entrainé de nombreuses erreurs de classifications. Dans la seconde partie de ce chapitre Gould défend les sciences historiques, opposée aux sciences expérimentales, longtemps considérées comme manquant de rigueurs ou apportant des explications ad hoc. Il souligne particulièrement leur importance aborder la contingence.
Dans son dernier chapitre : “Possible world : the power of “just history”” Gould conclut que la prévalence de la contingence dans les sciences historiques les rends l’étude de leurs résultats imprévisibles. Ainsi d’après lui, si l’histoire de la vie était rejouée, certains évènements légèrement différents donneraient des résultats très éloignés de ce que l’on peut observer aujourd’hui.
Ce que ce livre apporte au débat
Gould est le premier évoquer l'expérience de pensé consistant à se demander quel serait le résultat si l'on rejouait l'histoire de la vie. Il estime que les résultats évolutifs sont issus de suite d'évènements fortuits (la contingence), et qu'il serait ainsi très improbable que les même résultats se produisent à nouveau. Avec Morris ( qui défend l'idée opposée) ils initient le débat sur l'issue du résultat évolutif si l'histoire de la vie était rejouée.
Gould est le premier évoquer l'expérience de pensé consistant à se demander quel serait le résultat si l'on rejouait l'histoire de la vie. Il estime que les résultats évolutifs sont issus de suite d'évènements fortuits (la contingence), et qu'il serait ainsi très improbable que les même résultats se produisent à nouveau. Avec Morris ( qui défend l'idée opposée) ils initient le débat sur l'issue du résultat évolutif si l'histoire de la vie était rejouée.
Remarques sur le livre
Bien que le livre présente la célèbre expérience de pensée "replaying life's tape", Gould étaye son positionnement au travers de nombreux exemples issus du registre fossile de Burgess. Ainsi une très grosse partie de l'ouvrage est dédiée à des descriptions paléontologiques et ne contribue pas directement au débat.
Bien que le livre présente la célèbre expérience de pensée "replaying life's tape", Gould étaye son positionnement au travers de nombreux exemples issus du registre fossile de Burgess. Ainsi une très grosse partie de l'ouvrage est dédiée à des descriptions paléontologiques et ne contribue pas directement au débat.
Dernière modification il y a plus de 6 ans.