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​​#Introduction
Depuis la révolution industrielle, l’expansion de l’homme a conduit à une profonde modification des paysages et des populations animales et végétales. Cette modification et l’exploitation de toutes les ressources disponibles ayant conduit a une grande disparition d’espèces, des moyens d’estimer la biodiversité sont désomais recherchés, afin de réaliser des objectifs bien précis :

  • estimer, au cours du temps et en tout lieu, la modification en espèces et leur variation
  • prendre des mesures contre l’extinction actuelle des espèces répertoriées comme fragiles
  • prévenir la disparition future en estimant les espèces prioritaires en conservation. Ces second et dernier points mènent donc à la question de la conservation de ces espèces en danger. On ne connaît pas tous les mécanismes de la biodiversité, ni comment un écosystème donné va employer les espèces dans son fonctionnement. Se pose donc la question suivante : comment doit-on travailler lors de la mise en place de plans de conservation ? Doit-on ne conserver que des espèces importantes au fonctionnement de l’écosystème, c’est à dire préserver la richesse fonctionnelle ? Ou l’intégralité des espèces d’un écosystème doit-il être conservé ?

Cœur de la synthèse

Dans le cadre de la mesure de richesse spécifique, plusieurs points ont été abordés par des auteurs, donnant des informations quant à la bonne utilisation de cette mesure. Par exemple, Fleishman, Noss et Noon donnent une appréciation de cette richesse, comme par le fait qu’elle ait été utile à la détermination de points chauds de conservation ou hotspots. Ainsi leur préservation serait utile, par leur grande richesse en espèces, mais pas si ce sont les seules zones utilisées. De plus il faut améliorer cette mesure en apportant d’autres aspects si l’on souhaite l’utiliser pour réaliser des plans de conservation, car sont souvent oubliés des points comme la migration, l'arrivée d'espèces invasives...
La même idée revient dans l’analyse de Jeremy Kerr, où il analyse la relation entre l’endémisme et la richesse spécifique. Cet article permet de conclure que l’endémisme est une mesure aussi importante que la richesse spécifique dans la création de zones de conservation, car les deux sont souvent intimement liés. Le principal souci est que l'utilisation d'un taxon de référence pour induire la conservation d'autres taxons ne suffit pas toujours, car il peut y avoir des pertes et des oublis de taxons minoritaires.
L’analyse de Gotelli et Colwell, elle, conclut sur des paramètres qui sont désormais mesurés, mais doivent être pris en compte dans l’analyse de la richesse spécifique : notamment l’accumulation ou la raréfaction, la densité, la comparaison grâce à un taxon de référence…
Ainsi, il apparaît que la mesure de la richesse spécifique demande la prise en compte de nombreux autres paramètres, ce qui est coûteux et difficile à mettre en place sur une seule étude, et sera très long à analyser par la suite.

Conclusion et ouverture

La richesse spécifique, si elle était toujours complétée d'autres informations, pourrait être un bon indicateur pour la prise de décision, mais elle est compliquée à mettre réellement en place sur le terrain, à mesurer sans biais. La mesure de la richesse fonctionnelle serait probablement moins coûteuse en temps et en moyens à réaliser et tout aussi efficace.

Publiée il y a plus de 8 ans par M. Bonneric et collaborateurs..
Dernière modification il y a plus de 6 ans.

Cette synthèse se base sur 3 références.